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galet Weed’Hom 2011 : « La prison est-elle la seule solution ? »

Les 26 et 27 mars 2011 à Lyon, les jeunes étaient attendus au Weed’Hom, week-end de sensibilisation aux Droits de l’Homme, proposé par l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) autour du thème de réflexion : « Sous les verrous, des hommes. La prison, dans quelles conditions ? »

WEEDHOM 2011 : week-end pour les droits de l’homme organisé par l’ACAT-France

L’édition 2011 du Weed’Hom, session pour les jeunes de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), a deux objectifs : découvrir la réalité de la détention et réfléchir au sens de la peine, pour proposer des réponses à la question : « La prison est-elle la seule solution ? »

Avec les membres de l’ACAT-France réunis en assemblée générale, ils ont participé à une célébration œcuménique en présence du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et du Comité des responsables des Églises de Lyon (CREL). D’autres temps étaient en communs, comme les témoignages du Père Vincent Féroldi, aumônier de prison, sur les conditions de détention et de Martine Lebrun, présidente de l’association nationale des juges d’application des peines, sur ce qui est possible en dehors de la prison. La conférence était d’ailleurs ouverte à tous.

Dans son intervention, le prêtre du diocèse de Lyon, aumônier de prison depuis 10 ans, souligne d’abord les bonnes nouvelles : les décrets concernant la nouvelle loi pénitentiaire de 2009 sont parus fin 2010. Il est désormais possible de téléphoner en détention et l’Etat va prendre en charge les « personnes sans ressources suffisantes », à la place des associations caritatives. Mais il n’élude pas les souffrances. Malgré plus d’hygiène et de confort, les nouvelles maisons d’arrêt accentuent le sentiment d’enfermement chez les détenus. Après la promiscuité, c’est la solitude. « On met trop facilement en prison » estime le P. Féroldi. Il pointe le manque de moyens, notamment de greffiers. « Un an pour recevoir le document écrit de son jugement ! » s’indigne -t-il.

Eglise du dehors, Eglise du dedans. La privation de liberté peut être l’occasion pour les détenus d’une relecture de vie et pour certains, d’un cheminement humain et spirituel. L’Eglise doit donc poursuivre son travail d’écoute et d’accompagnement. Entre la communauté chrétienne de Corbas et celle de la maison d’arrêt existe une communion spirituelle, assure le P. Féroldi : « Nous faisons Eglise ensemble ».

Les statistiques au 1er mars 2011

70 198 personnes sous écrou.
62 685 personnes en détention.
6 877 personnes équipées d’un bracelet électronique.
636 personnes en placement extérieur.

Source CEF





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Publié le : 19.03.2011 11:41 - Mis à jour le : 16.08.2011 11:52