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galet "Une femme nommée Marie" : Robert Hossein livre un message d’amour et d’espérance

Pour la fête de l’Assomption, de nombreux pèlerins ont convergé vers la cité mariale, où Robert Hossein a présenté samedi 13 août 2011 son spectacle consacré à Marie. Ce grand moment, retransmis sur France 3 en direct, était offert à 25 000 malades et pèlerins venus pour le Pèlerinage national du 15 août.

Habitué des fresques à grand spectacle, notamment sur Jésus, le metteur en scène Robert Hossein a choisi l’esplanade de Lourdes pour présenter (gratuitement) "Une femme nommée Marie", spectacle au cours duquel les pèlerins ont écouté la Vierge raconter la vie de Jésus à la petite Bernadette Soubirous.

A l’issue de la représentation, Claire, lourdement handicapée, a rassemblé ses forces pour exprimer d’un mot la manière dont elle a reçu le spectacle qui évoque, par la bouche de Marie, la vie du Christ : « Extraordinaire ! ». De son côté, Hervé, en fauteuil, le qualifiait de « fabuleux ».

Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France, a tenu quant à lui, à rencontrer Robert Hossein pour lui dire « merci d’avoir eu l’intuition très forte de donner le message de votre spectacle aux malades en premier, de leur avoir vraiment donné la première place ». Il conclut : « Je vous en remercie infiniment au nom de toute la Conférence des évêques ». Ces paroles ont profondément touché le metteur en scène. Les larmes aux yeux, il n’a pu que répondre qu’il était « très ému » et « merci ».

« Je suis inspiré par le regard de ceux qui souffrent et mon seul désir aujourd’hui est de contribuer à transmettre l’espérance, notamment aux plus jeunes », confiait Robert Hossein, qui a annoncé en août 2010 son projet. « Le miracle de Lourdes, c’est la rencontre entre les personnes, l’écoute, le respect ; c’est un appel à la fraternité et au partage », remarque le metteur en scène, convaincu que « ce message humaniste peut venir au secours de la planète ». « À 83 ans je n’ai pas d’ambition personnelle et, par ce projet, je réponds à un appel mystérieux, il s’agit de relayer l’extrême amour de Dieu dans un monde tenté de désespérer. Nous n’avons pas le pouvoir de guérir, mais nous avons celui d’aimer, d’aider et de partager.. avant qu’il ne soit trop tard. »

Sur la façade de la basilique Notre-Dame du Rosaire, les mosaïques réalisées en hommage au pape Jean-Paul II par le religieux jésuite Ivan Rupnik ont servi de décor naturel au spectacle. Elles représentent les principales scènes de la vie publique du Christ.

« Ce sont ces mosaïques qui ont bouleversé mon cœur l’an dernier, tandis que j’allais à la Grotte incognito avec mon épouse : à partir de ce moment-là, j’ai entendu comme une voix intérieure qui m’a invité à proposer ce spectacle, appel à mettre de toute urgence l’Évangile en pratique dans nos vies », souligne Robert Hossein, qui fut baptisé en même temps qu’un de ses enfants, à l’âge de 40 ans.

Filmé en trois dimensions, le spectacle ira ensuite dans le monde entier, spécialement dans les pays pauvres, et de l’eau de Lourdes sera distribuée aux spectateurs.

Vidéos

Résumé : "Une femme nommée Marie" de Robert Hossein, ambiance de la grande soirée du 13 août

Présentation du projet

La Vierge raconte à Bernadette la vie de Jésus, son baptême, le choix des Apôtres, la guérison des malades, les paraboles, la multiplication des pains, la trahison de Judas, la Cène, l’arrestation du Christ au Mont des Oliviers jusqu’à sa crucifixion et sa résurrection.

Le spectacle, le premier à avoir lieu sur le parvis de la Basilique Notre-Dame-du-Rosaire de Lourdes, a mobilisé une équipe de 200 personnes dont 80 comédiens, les voix de Robert Hossein, Brigitte Fossey et Jacques Frantz, des centaines de projecteurs, et quinze caméras haute définition, dans la lignée des grosses productions de Robert Hossein. La représentation, unique, est retransmise sur écran géant. Mise en scène de Robert Hossein. Réalisation de Dominique Thiel.


Touché par le public de Lourdes, un acteur de « Une femme nommée Marie » témoigne

Le jeune comédien Augustin Aubé, 31 ans, qui jouait l’apôtre André, non-croyant, reste impressionné par l’accueil du public.

Comment avez-vous vécu la représentation de « Une femme nommée Marie »  ?

Nous avons joué devant 25 000 personnes, dont des malades au premier rang. C’était très émouvant. Au cours du spectacle, nous devions distribuer du pain, puis de l’eau dans le public. Une femme âgée a fondu en larmes lorsque je lui en ai présenté. Le public était ému, et nous aussi, sur scène, avons beaucoup reçu des spectateurs. Je sentais, dans le regard des gens, que nous étions porteurs d’un message. Je me suis nourri de ces regards, de ceux des malades, pour jouer.

J’ai été envoyé sur le casting de ce spectacle par mon agent artistique. Travailler avec Robert Hossein m’attirait, parce qu’il est connu. Il annonce sur son affiche : « Croyant ou non-croyant, vous ne serez plus jamais les mêmes en sortant ».

Je suis pourtant allé avec réticence à Lourdes : je crois en l’amour universel, mais pas en Dieu. J’avais peur du côté « illuminé » des croyants.

À Lourdes, l’enthousiasme pour la Vierge et les apparitions m’a surpris, interrogé. Les rencontres que j’ai faites, les échanges humains, m’ont aidé à accepter qu’on puisse avoir une telle ferveur. Là, j’ai fait un pas. J’ai notamment parlé avec un jeune d’Anuncio. J’avais vu un reportage à la télévision qui m’avait laissé l’impression d’un mouvement sectaire. Maintenant j’arrive à concevoir qu’on croie au message de Jésus au point d’avoir envie de le propager. Peut-être que cela en aide d’autres.

Comment se sont déroulées les répétitions avec Robert Hossein ?

Nous avons répété pendant sept semaines, quatre heures par jour. Les quinze derniers jours, nous travaillions de minuit à 5 heures du matin, pour profiter du décor naturel de la basilique. C’était assez éprouvant, d’autant que, même s’il est guidé par la foi, à 83 ans, Robert Hossein est un vieil homme avec un cœur d’enfant, qui se met vite en colère. Il a souvent pleuré, car il était touché par les tableaux.

Et entre comédiens ?

Robert Hossein nous avait dit que la représentation serait forte en émotion. À la différence d’un rassemblement de gens ordinaires, à Lourdes, il y a une illumination par la foi qui donne une ouverture folle à l’autre. Cela se ressentait jusque dans la troupe, où il y avait une très bonne ambiance, et une grande gentillesse, comme si les comédiens se donnaient entre eux le meilleur d’eux-mêmes. Le sujet du spectacle y est pour beaucoup : le message que nous diffusions se vivait là, entre nous.

Claire Frangi (source Familles Chrétiennes)





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Publié le : 09.08.2011 15:36 - Mis à jour le : 30.09.2014 17:37