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Que fête-t-on à l’Ascension ?

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galet Solennité de l’Epiphanie , homélie de Mgr Dominique Lebrun

Solennité de l’Epiphanie – Cathédrale Saint-Charles – 2 janvier 2011

Is 60, 1-6 ; Ps 71
Ep 3, 2-3a.5-6 ; Mt 2, 1-12
Homélie

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Dans les prières de la fête de l’Epiphanie, l’Eglise identifie les mages aux « païens ». Les païens, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas des fils de la promesse, des fils d’Israël, du moins par le sang. Sans doute, est-ce la grande majorité d’entre nous. Aussi sont-ils pour nous comme des modèles.

Ce sont des modèles de foi. D’où vient leur foi ?

D’une étoile, serions-nous tentés de répondre. Certes, mais le texte ne dit pas que l’étoile leur a parlé ! En arrivant à Jérusalem, ils témoignent : « Où est le roi des juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui » (Mt 2, 2).

« Les mages ont vu son étoile ». La foi des mages commence au moment où les mages voient en une étoile son étoile. Comment cela est-il advenu ? Nous ne le savons guère mais nous pouvons affirmer qu’il y a trois éléments : Ils ont appris qu’un signe dans le ciel pouvait avoir une correspondance avec la terre ; un signe a réellement eu lieu ; leur intelligence et leur cœur leur ont fait discerner l’étoile qui est différente des autres, malgré les apparences.

Telle est la foi chrétienne. Elle s’apprend. Elle est adhésion à des événements réels, historiques. Elle est adhésion du cœur et de l’intelligence qui dépassent les apparences.

Vous avez reconnu en ces éléments l’éducation – elle s’apprend ; la catéchèse –elle est adhésion à des événements réels ; et l’acte personnel d’adhésion.

Tout cela est une grâce. Une grâce qui découle ou conduit au baptême qui scelle en nous l’appartenance à Jésus, le soleil nouveau.

L’étoile des mages disparaît provisoirement à Jérusalem ; elle disparaît définitivement lorsqu’ils virent l’enfant et sa mère. Telle est aussi notre foi qui peut bénéficier de signes lumineux qui s’éteignent au fur et à mesure que nous sommes unis totalement à Celui qui est lumière née de la lumière, comme les étoiles disparaissent lorsqu’il fait jour.

Les mages sont des modèles de foi, surtout en ce qu’ils sont en marche, en dialogue, en quête de la vérité toute entière, celle qui était déjà inscrite de manière encore illisible au fond de leur cœur.

Au seuil de cette année nouvelle, je formule deux vœux pour la mission :

  • Que chacun de nous considère que dans le cœur de tous les hommes –quelque soit sa confession religieuse ou sa profession de non foi- le Seigneur a imprimé sa marque d’amour qui demande à être révélée ; et que cette marque d’amour cherche une étoile qui lui corresponde pour se manifester.
  • Que chacun d’entre nous n’ait pas la prétention d’être arrivés ! Que chacun d’entre nous soit donc en recherche de catéchèse, d’éducation, de signes à discerner …

En ce sens, l’Eglise, notre mère dans la foi, nous invite à entendre au cours de cette fête de l’Epiphanie l’annonce du calendrier 2011 des fêtes chrétiennes. Ce calendrier balise l’autre chemin que nous avons à parcourir à la suite des mages. Amen.

DOMINIQUE LEBRUN
Evêque de SAINT-ETIENNE.





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Publié le : 02.01.2011 20:29 - Mis à jour le : 03.01.2011 20:29