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galet Soeur Agathe DEMBELE a prononcé ses vœux définitifs le 5 juillet 2015

Soeur Agathe DEMBELE, originaire du Burkina Faso a prononcé ses vœux définitifs dans la Congrégation des sœurs de Gethsémani le dimanche 5 juillet à 10 heures au cours de la célébration eucharistique présidée par Mgr DominiqueLEBRUN en l’église Saint Jean de Rive-de-Gier.

Homélie de Mgr Dominique Lebrun

Sœur Agathe, réside à "Ma Maison" à Rive-de-Gier depuis 2005, elle est originaire du Burkina-Faso.

Depuis toujours, Sœur Agathe a vu des religieuses venir dormir dans sa famille. Issue d’une famille chrétienne, ses parents étaient investis dans la préparation au mariage, elle a grandi, bercée par la prière quotidienne, des pèlerinages...
« C’est même les Sœurs, en voyant que je n’allais pas à l’école pour aider maman à s’occuper de mes frères et sœurs, qui ont convaincu mes parents ; j’ai été interne à 13 ans pour aller à l’école la plus proche. Une séparation un peu déchirante, mais j’étais surtout très heureuse de pouvoir apprendre à lire et à écrire.
En voyant les Sœurs de l’Annonciation de Bobo-Dioulasso, je me disais que je voulais être Sœur, pour rendre service à l’Église et devenir féconde à ma manière. J’ai terminé mes études dans l’économie familiale et rurale, et à 24 ans, j’ai demandé à mon père spirituel comment trouver une congrégation qui me conviendrait. Sur ses conseils, je suis allée passer un mois au Niger chez les Sœurs de Gethsémani. Après un discernement, c’est dans cet ordre religieux que j’ai souhaité être postulante, en 2004. La Sœur supérieure m’a demandé de partir vivre en France, et je suis arrivée à Rive-de-Gier en 2005.
Cela a été difficile au début à cause du climat, des différences de culture (les gens ne se disent pas bonjour dans la rue, les enfants sont rois).
Dans la communauté, je m’occupe d’enfants en difficultés familiales : Certains sont confiés par le juge, d’autres vivent ici et vont voir leurs parents. De jeunes parents, qui ont été élevés ici, vivent là : je les épaule avec ma communauté.
Pour mieux comprendre et approfondir mes connaissances sur la petite enfance, j’ai demandé à faire des études pendant un an que j’ai préparées et réussies.
Chaque année, j’accompagne des jeunes en difficulté à Lourdes, pour s’occuper des malades, pour que les jeunes sachent qu’ils peuvent aider, qu’ils sont capables, qu’on a tous besoin d’aide.
Je suis bien insérée dans la paroisse, je fais partie du groupe qui accompagne des adultes vers le baptême. Des jeunes de la maison ont fondé avec d’autres, un groupe de musique de louange chrétienne, aidés par la paroisse : BEATUS. Je joue du djembé. C’est une façon de les rassurer et ça fait partie de notre mission, ça me plait beaucoup.
Le 5 juillet, un de mes frères va venir d’Afrique, j’attends ce jour avec un peu de peur et beaucoup de joie. C’est grâce à l’amour du Seigneur et de mes parents que je suis là, j’essaie de partager cet amour avec mes Sœurs, et avec les enfants ».

* Sœurs du Christ à Gethsémani : elles sont environ 40 (4 à Saint Chamond, 7 à Rive-de-Gier, d’autres à Montpellier, et au Niger).

Chantal de Rosemont

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Publié le : 29.06.2015 08:41 - Mis à jour le : 06.07.2015 17:59