Accueil > Actualités > Toutes les actualités > Écologie > Dossier : Retour sur les Assises chrétiennes de l’écologie à Saint-Etienne 2015
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galet Revue de presse sur les Assises Chrétiennes de l’écologie

A Saint-Étienne, une rentrée enthousiaste pour les mouvements écologiques chrétiens

Deux mille personnes ont participé aux deuxièmes Assises chrétiennes de l’écologie, qui se sont achevées le 30 août 2015, à Saint-Étienne.

Elles se réjouissent de la « légitimation » de leurs actions de terrain par l’encyclique Laudato si’ du pape François.

« Hurluberlus », « Soixante-huitards »… Tous n’ont pas entendu ces petits noms peu amènes à leur égard. Mais, sourient-ils, être catho et écolo, c’était parfois trop.
Prononcer les mots “respect de la Création” lors des annonces à la messe était difficile pour un certain nombre de curés, dont le mien », sourit Laura Morosini, initiatrice de Chrétiens unis pour la Terre, mouvement créé au lendemain des premières Assises chrétiennes de l’écologie, en 2011.
Lors de la seconde édition de ces assises, qui se sont achevées le 30 août à Saint-Étienne, le discours était tout autre. C’est qu’entre-temps les chrétiens ont reçu l’encyclique Laudato si’, publiée le 18 juin dernier. Depuis – s’il est trop tôt pour quantifier le nombre de personnes qui les ont rejoints –, certains, comme Laura Morosini, ont le sentiment que « l’écho de nos propositions est plus favorable »…

Dans la société civile, d’abord  : les mouvements chrétiens prendront toute leur place au sein de la « grande marche mondiale » du 29 novembre, à la veille de l’ouverture de la Conférence de Paris sur le climat.
Au sein même de l’Église, ensuite  : « Nous préparons un long dossier sur le sujet dans la revue diocésaine, cela n’aurait pas pu se faire auparavant », confirme Arnaud du Crest, animateur du groupe nantais Paroles de chrétiens sur l’écologie.

« Les gens investis se sont sentis reconnus et encouragés par cette encyclique », résume le P. Jean-Luc Souveton, co-organisateur des Assises chrétiennes de l’écologie, qui ont réuni plus de deux mille personnes. Il leur reviendra en partie la responsabilité d’entretenir l’enthousiasme.


Après les Assises de l’écologie, tous debout pour la planète !

Retour sur les Assises Chrétiennes de l’Ecologie à Saint-Etienne

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Il y a eu un événement national à Saint-Étienne ce week-end – et l’ASSE n’avait rien à y voir. Il se tenait au parc des expositions, juste derrière le stade Geoffroy-Guichard où, dans le même temps, onze joueurs habillés de vert pédalaient dans la semoule face à neuf confrères en bleu. Loin de presque tous les projecteurs médiatiques non-confessionnels, deux mille chrétiens se sont retrouvés pour les deuxièmes « Assises chrétiennes de l’écologie et du climat ». Qu’en retenir à chaud ?

D’abord, que le ton a été incisif. L’air vivifiant de Laudato Si’ souffle en tempête. Finie, l’écologie gentillette où on sauve le monde rien qu’en méditant et mangeant bio. L’écologie ne se limite pas à l’individu, son rapport personnel à la Création et sa relation à Dieu. Elle engage l’humanité toute entière. La ligne est assumée par l’épiscopat et les organisateurs des Assises. Il faut dire qu’avec un duo Patrice de Plunkett - Dominique Lang en conférence d’ouverture, le ton était donné d’entrée. Les participants n’étaient pas dans le parc des expositions depuis deux heures que Dominique Lang s’attaquait à démolir la mystique du progrès. « Il nous faut remercier les générations précédentes pour leurs efforts de reconstruction du monde mais aussi oser leur dire qu’elles se sont trompées, qu’on est allé trop loin » a-t-il martelé. Le soir, le cardinal Barbarin a déploré l’atrophie de Vatican II sur l’écologie. Le primat des Gaules a profité de sa présence à Saint-Étienne pour redire que l’encyclique l’avait réconcilié avec la décroissance et redire, à la suite du pape François, que « moins pouvait être plus ». Dans une conférence-dialogue avec Valérie Masson-Delmotte, experte au GIEC, science et théologie ont, de manière croisée, exposé les dégâts irréversibles infligés à la nature par l’ère industrielle. Le samedi matin, c’est Dominique Bourg qui a débattu avec Geneviève Azam pour savoir s’il fallait suivre la croissance verte ou la décroissance. L’ancien promoteur du développement durable, converti à la décroissance, s’est lui aussi occupé d’attaquer en des lieux d’Église une autre idole moderne dont le culte nous mène droit dans le mur : la mystique de la croissance. Dans le même temps, une grande table ronde s’est penchée sur la perte de biodiversité devant une assistance nombreuse en pointant les effets de notre système économique sur les équilibres naturels. Cette deuxième édition des Assises est allée au cœur de la crise écologique.


Assises chrétiennes de l’écologie : « Si j’aime mon Dieu, j’aime ma planète »

Du 28 au 30 août 2015, les Assises chrétiennes de l’écologie ont rassemblé 2 000 personnes à Saint-Etienne autour des enjeux écologiques, climatiques et solidaires. Le « tout est lié » du Pape François fut largement souligné. Lien avec les questions de foi, de développement, de finance, de migrations. Conférences, tables-rondes, forums, spectacle, marche étaient au programme. Voici quelques idées phares pour une rentrée Laudato Si’ !

Les Assises ont donné la parole à des personnes engagées très variées. Avec une grande confiance, les organisateurs ont valorisé les compétences de chacun pour les partager au plus grand nombre. Sous forme de conférence plénière, de forum, d’atelier, les échanges ont eu lieu.

L’idée première à retenir de ces Rencontres est bel et bien que l’écologie à la lumière de la foi met l’humanité au centre de ses projets. Elle permet l’alliance entre soi et les autres, Dieu et les hommes, les hommes et leur environnement. Il n’y a pas de dissociation entre l’homme et la nature. L’écologie est au cœur de chacune de nos vies.

La deuxième certitude perçue à ces Assises est celle du Kairos. C’est le moment. C’est le bon moment pour agir. Il est temps : à mi-chemin entre la parution de l’encyclique et la tenue de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP21) et à un mois de la refonte des Objectifs du millénaire en Objectifs du développement durable à New York, fin septembre, en présence du Pape François. Chacun selon son charisme, sa sensibilité a partagé son expérience, sa façon propre de se saisir maintenant des enjeux de respect de la Création.

assises chrétiennes de l’écologie 2015 i Du 28 au 30 août 2015, les Ass

A quelques mois de la conférence internationale sur les changements climatiques (COP 21) qui se tiendra à Paris, le diocèse de Saint-Etienne et l’hebdomadaire "La Vie" (en lien avec le "Service National Famille et Société") organisaient pendant ces 3 jours, la 2e édition des Assises Chrétiennes de l’Ecologie, afin de sensibiliser les personnes, et les chrétiens en premier lieu, à la réalité et à l’ampleur de la crise écologique dans ses nombreuses composantes, et en particulier celle du réchauffement climatique.





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Publié le : 31.08.2015 23:54 - Mis à jour le : 01.09.2015 13:04