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galet Retour sur le pèlerinage pour les vocations à Ars

Que Dieu nous donne la joie d’avoir des prêtres

En famille, en paroisse, des chrétiens catholiques des diocèses de Belley-Ars, Viviers, Valence, Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, Chambéry et Annecy onr convergé vers le petit village d’Ars, pour demander des vocations de prêtres pour son Église, par l’intercession du Saint Curé d’Ars. Le diocèse de Saint-Étienne était représenté par une délégation de 500 personnes (dix cars). Retour en images.

Le matin, chaque diocèse organisait sa propre animation. Le service des vocations du diocèse de Saint-Étienne, a proposé aux stéphanois de se retrouver à Dardilly, lieu de naissance, d’enfance et de jeunesse de Jean-Marie Vianney, Deux témoignages, et une catéchèse de Mgr Dominique Lebrun, ont abordé le thème "Familles et vocations". Chaque intervention était entrecoupée d’un intermède en musique proposé par le groupe Mal’Ak.

Une animation spéciale, proposée par le Service d’Initiation Chrétienne, était préoposée aux enfants. Ils ont ainsi pu visiter la maison natale de Jean -Marie Vianney et découvrir sa vie à travers de petits jeux.

Après le pique-nique à Misérieux, dans le parc de Cibeins, c’est à pied que pèlerins ont rejoint le petit village de Ars. Après une courte visite du sanctuaire, la célébration eucharistique, présidée par le cardinal Barbarin, et concélébrée par les évêques de la Province, a terminé cette journée de prière pour les vocations.

TÉMOIGNAGES

Le premier témoignage était proposé par Philippe et Marie-Laure, parents de quatre enfants. A la question de la vocation particulière de l’un de leurs enfants, ils ont souligné dans leur intervention : "c’est dans la prière, le silence du recueillement et le discernement que Dieu, par Jésus, par Marie, ouvrira notre coeur et surtout celui de notre enfant, à un consentement libre, vrai et engagé. Combien de fois avons-nous croisé des visages de religieux et religieuses, de prêtres, de frères et soeurs en Jésus qui rayonnaient la paix, la joie, l’amour à donner à chacun d’entre nous. Cela ne laisse pas indifférent ! Sans aucun doute, Jésus fait partie de leur vie !

C’est dans la confiance, par notre sacrement du mariage, que nous avançons un peu plus chaque jour, dans les pas de Jésus et c’est avec cette même confiance que nous laissons agir, naître et grandir la Parole de Dieu en nos enfants.

Il nous semble important, en tant que parents, que nos enfants puissent connaître Jésus et s’imprégner de sa vie de diverses façons, dans différents contextes, et à tout âge. Comment ? Par l’éveil à la foi, la prière familiale, le service de la messe le temps qu’ils le désirent, l’animation de la messe par le chant, le caté, l’aumônerie, les sessions estivales familiales, le MEJ et les concerts s’y rattachant, la louange partagée à tous les âges...
Il s’agit pour nous de faire éclore ce que nous avons reçu pour que puisse germer chez nos enfants tous les projets de Dieu."

Jeune prêtre, le père Emmanuel Rochigneux a témoigné de sa vocation en partant de la question : Comment la dimension familiale compte et a compté pour moi ?. "Il y a bien sûr et tout d’abord la famille de sang, j’ai grandi dans une famille catholique. J’ai été baptisé tout petit et j’ai reçu une éducation chrétienne catholique que je n’avais pas choisie. Mes parents ont veillé à ce que l’on ait une pratique religieuse, avec mes sœurs. Dans cette pratique, je pense essentiellement à deux habitudes, deux rendez-vous : celle de la prière du soir et celle de la messe dominicale. La prière du soir consistait à réciter les prières les plus classiques. Ce temps pris le soir, dans la cuisine, avant d’aller se coucher a eu les effets bénéfiques suivants : le plus évident, c’est que nous avons pu apprendre les prières par cœur. Mais plus qu’un apprentissage de textes, c’était aussi apprendre à parler à Dieu, qu’on ne voit pas, et le faire ensemble. L’autre rendez-vous important, celui de la messe, je l’ai vécu avec la famille aussi. Nos parents nous imposait d’y aller mais je crois que je n’ai jamais vraiment boudé la messe, ou « rechigné ».
Il y a eu dans la famille, pour une grande part, un climat de paix, de service, d’obéissance, et l’exemple des parents de ne pas chercher son propre intérêt.
J’ai vécu la fraternité avec mes sœurs comme lieu d’intimité. Ma sœur la plus proche en âge est celle avec qui j’ai pu partager le plus de choses et notamment des discussions : notamment sur la foi, des questions philosophiques aussi, sur le sens de la vie même.

Il y a eu aussi des liens avec d’autres familles de Montbrison avec lesquelles nous nous retrouvions régulièrement avec les sœurs Augustines du Mont, qui m’ont aidé à mieux participer à la vie de l’Eglise, à entrer dans des projets, à sortir de mon cercle familial. Et aussi à discuter de notre foi. Je dois mentionner aussi le rôle d’un pèlerinage comme les JMJ. Cet investissement (merci à celles et ceux qui m’ont appelés au service) m’a fait connaître la famille diocésaine, ses acteurs, sa vie. Encore au-delà de la famille paroissiale, une famille ecclésiale avec une grande variété, une grande richesse, une solidarité entre les membres de cette famille".

"Merci aux parents qui ont lavé les pieds de leurs enfants", soulignait Mgr Dominique Lebrun pour introduire sa catéchèse sur le thème "Familles et vocations". "Vous avez été le visage du Christ et vous l’êtes encore. On a jamais fini d’être parents, d’être serviteurs. La famille est vraiment une école qui prépare à la vocation chrétienne, une école où l’on apprend que l’on est pas unique, où l’on apprend l’Autre, mais aussi le bien commun. La famille, c’est une école, école de la liberté, de la Vraie liberté, celle des choix (faire plaisir, être fidèle) ; c’est l’école des priorités ; c’est l’école de l’avenir. Que d’efforts dans une famille pour que l’enfant grandisse et qu’un jour il s’en aille. Tout cela n’a de sens, ou trouve son origine, que dans l’amour. La famille est l’école de l’amour qui prend la forme du don.

L’amour est un échange : aimé et être aimé. Nous avons commencé à être aimés avant d’aimer, car nous sommes des dons. Est-ce une vision de la famille idéalisée ? Je sais bien que la fidélité et l’harmonie dans un couple est un combat, qu’il y a des disputes entre frères et soeurs. C’est le lendemain du lavement des pieds que l’Amour de Dieu s’est révélé dans son intensité la plus forte. C’est dans nos moment de fragilité que l’Évangile prend sa forme définitive ; quand l’avenir s’appelle espérance. (...)

Nous avons été créés à l’image de Dieu. Jean-Marie Vianney, homme de la terre, était sensible à la Création de Dieu. Le prêtre (avec ses limites et ses faiblesses), incarne la rencontre entre le ciel et la terre et tous les saints : quand il sourit, quand il rencontre, quand il nous parle. Dans nos familles, il y a deux lieux majeurs, la table familiale et l’intimité de la tendresse. Le prêtre est est l’homme de la table familiale. Il est aussi l’homme de l’intimité dans le confessionnal, quand il dit "je te pardonne tes péchés". L’homme ne peut pas s’aimer s’il ne reçoit pas de l’amour. Le prêtre est le signe que nous recevons l’amour de Dieu.
Que Dieu nous donne la joie d’avoir des prêtres ! [1]

Frédérique Défrade


Homélie du Pélerinage du 8 mai Cardinal Barbarin


ALBUM PHOTOS

Lien de l’album photos

Photos : © F.Défrade

D’autres photos

photo © Y. Toiron - Sanctuaire d’Ars, tous droits réservés

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[1] Thème du rassemblement 2014 à Ars




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Publié le : 14.05.2014 12:05 - Mis à jour le : 19.05.2014 12:06