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galet Retour sur le Vendredi Saint - 18 avril 2014


Célébration de la Passion du Seigneur
Cathédrale Saint-Charles - Vendredi Saint 18 avril 2014

Is 52, 13 – 53, 12 ; Ps 30 He 4, 14-16 ; 5, 7-9 ; Jn 18, 1 – 19, 42

Homélie
« Voici l’homme » (Jn 19, 6), voici celui qui interroge, qui s’interroge, qui est interrogé.
Frères et sœurs, la passion de JESUS est jalonnée par de nombreuses questions.
Qui cherchez-vous ? (Jn 18, 4.7), demande JESUS aux gardes guidés par JUDAS. Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m’a donnée à boire ? (18, 11) dit JESUS à PIERRE. N’es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme-là ? (cf. 18, 17.25.26) dit une servante à PIERRE à plusieurs reprises.
Toute question est un appel à la liberté. Mais quelle est la liberté réelle de JUDAS, des gardes, des chefs des prêtres, des pharisiens ? Quelle est la liberté de PIERRE ? Quelle est notre liberté ? Méditons sur la liberté de JESUS. Celui qui est arrêté et condamné n’est-il pas celui qui est le plus libre ? Oui, parce qu’il est fidèle à l’amour de son Père, parce qu’il est fidèle à l’amour de ceux que le Père lui a confiés, parce que, sans péché, il supporte l’épreuve pour devenir la cause du salut éternel (cf. He 4, 15 ; 5, 9).
Demander la liberté, c’est demander la libération de nos entraves dues au péché. Accueillir la miséricorde de Dieu, c’est recevoir notre liberté. Au moment du procès, les interrogations s’intensifient. Pourquoi me questionnes-tu ? (18, 21) dit JESUS au grand prêtre. Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? (18, 29) demande PILATE en s’adressant aux juifs qui lui ont conduit JESUS. Es-tu le roi des juifs ? (18, 33) interroge-t-il au début d’un dialogue dramatique. Celui-ci s’achève sur deux questions à JESUS : Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et le pouvoir de te crucifier ? (19, 10) et à la foule : Vais-je crucifier votre roi ? (19, 15).
Au centre du procès une question exprime le trouble intérieur de PILATE mais aussi, peut-être, bien souvent le nôtre : Qu’est-ce que la vérité ? La réponse est sur la croix : Le livre de la vérité est définitivement ouvert : l’amour ne s’est pas dérobé, l’amour s’est tu mais l’amour a vaincu le péché : ayant aimé les siens qui était dans le monde, il les aima jusqu’au bout (13, 1). Tout est accompli (19, 30) En adorant la croix, demandons la grâce de fixer notre regard sur la vérité de l’amour, demandons la grâce de faire la vérité sur nos amours, si beaux mais si fragiles et si vite défigurés par notre péché : mensonge, égoïsme, orgueil, vanité, paresse. En communiant, demandons déjà la grâce de la résurrection, grâce de lumière et de miséricorde pour accomplir notre vocation à l’amour dans la vérité et la liberté, dans la joie de l’Evangile.

† DOMINIQUE LEBRUN

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Publié le : 19.04.2014 09:09 - Mis à jour le : 28.04.2014 14:43