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galet Retour sur l’assemblée plénière des évêques à Lourdes du 24 au 27 mars 2015

Conclusion de l’assemblée plénière des évêques de France du 24 au 27 mars à Lourdes.

Conclusion de l’assemblée plénière des évêques de France

vendredi 27 se sont achevés les travaux de l’Assemblée plénière de la Conférence des Evêques de France (CEF) réunie depuis le mardi 24 mars à Lourdes.

Cette Assemblée a été particulièrement marquée par l’acte de discernement évangélique sur le ministère épiscopal que les évêques ont vécu en début de semaine. Ce temps a été nourri d’enseignements proposés par le Père François-Xavier Dumortier, sj, Recteur de l’Université Pontificale Grégorienne.

Mercredi, les évêques ont travaillé sur la question de la pédophilie, reprenant ce dossier pour en mesurer les évolutions sur ses différents plans – juridique, législatif et sociétal – et rester en veille active sur le sujet. Ils poursuivront ces travaux lors de l’Assemblée plénière de novembre.

Jeudi, les évêques ont approfondi leur réflexion sur la famille. Ce temps de travail et d’échange s’inscrivait dans la perspective du synode d’octobre prochain à Rome. A l’issue d’un échange en forums, les évêques ont eu un débat en séance plénière. Ils ont ensuite écouté deux théologiens et un couple délégué à la pastorale de la famille livrer leurs réflexions sur les échanges entendus.

Les évêques ont abordé le sujet des prêtres venus d’ailleurs. Cette étape de travail identifiant les questions posées par la présence et le ministère de ces prêtres étrangers dans les diocèses français a notamment permis aux évêques de préciser leur rôle et de préparer l’approfondissement du sujet à l’Assemblée plénière de novembre.

Enfin, l’Assemblée générale de l’UADF (Union des Associations Diocésaines de France) – réunie à l’occasion de cette l’Assemblée plénière – a voté en faveur de la constitution d’une « branche professionnelle » spécifique au bénéfice des quelques 12 000 salariés des organismes d’Eglise comme notamment ceux des associations diocésaines et des paroisses.

http://www.eglise.catholique.fr/esp...

Discours d’ouverture de l’Assemblée plénière de printemps par Mgr Pontier

Extraits

Les événements de janvier

Il y a maintenant 2 mois et demi, notre pays a été rattrapé par des forces de mort, forces de l’ombre, qui sont venues frapper à Paris des journalistes, des juifs, des policiers. L’émotion et la stupeur nous ont désarçonnés. Le dimanche 11 janvier restera un jour référence de dignité et d’unité nationale, et plus encore. Bien des pays nous ont exprimé leur solidarité. La présence d’un grand nombre de leurs représentants, les plus illustres parfois, nous a honorés, réconfortés, encouragés.

Un tel événement nous engage aussi et nous met tous devant nos responsabilités. Quelle société voulons-nous vivre et construire ensemble ? Quelles ressources allons-nous déployer pour que la devise de notre République, Liberté, Egalité, Fraternité, inspire les choix de notre société ? Il ne suffit pas de la proclamer et de la re-proclamer. Il s’agit de la mettre en œuvre. Cela suppose l’engagement de chacun et de tous. Cela suppose le respect de l’expression légitime des diversités qui composent notre société. Depuis ces événements des durcissements sont apparus. On s’en est parfois pris aux symboles religieux ou à des lieux leur appartenant. Aucune n’y a échappé. Comment ne pas dire à nos concitoyens de confession juive combien leur présence de citoyens français nous est précieuse et chère ? Comment ne pas dire à nos concitoyens de confession musulmane qu’il nous faut continuer à apprendre à vivre ensemble dans une société française qui a montré dans son histoire sa capacité à accueillir des populations venant la rejoindre ? Comment ne pas dire à nos concitoyens chrétiens de se tenir éloignés de toute peur, de toute tentation de repli sur soi et de manifester, les premiers, des gestes de pardon et de réconciliation ? Comment ne pas dire à nos concitoyens qui ne se reconnaissent dans aucune religion que c’est ensemble que nous voulons bâtir l’avenir de notre pays ?

La laïcité de l’Etat est gardienne de la liberté de conscience, de la liberté religieuse, de la liberté de culte, comme de celle de ne pas en avoir. Elle veille à la paix civique tout en permettant le vivre ensemble de citoyens aux convictions diverses. On ne peut assurer cette paix en surveillant les uns, en leur demandant de renoncer à l’expression de leurs convictions religieuses tout en permettant à d’autres de les stigmatiser. L’Etat ne saurait passer sans risque de la garantie des libertés à leur surveillance soupçonneuse. De plus on ne peut bâtir un projet de société sans que le souci de l’égalité dans l’accès aux biens élémentaires que sont le logement, le travail, l’éducation et la santé ne soit assuré pour tous. On ne peut bâtir l’avenir de notre pays en se repliant sur nous-mêmes, en mettant en œuvre des politiques d’exclusion et de rejet.

L’Europe et notre pays

Les mois et les années qui viennent sont importants pour l’avenir de notre pays comme pour celui des pays européens. L’Europe vit une crise difficile et déstabilisante en Ukraine. Nous redisons la nécessité de rechercher des solutions à ce conflit meurtrier dans le dialogue et le respect du droit international.

Le Synode sur la famille

Au mois d’octobre prochain se tiendra à Rome le Synode ordinaire des évêques sur la vie et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain. Voici bientôt deux ans que notre Église s’est emparée de cette réflexion avec la participation des fidèles des diocèses du monde entier. Depuis lors beaucoup de groupes ont poursuivi leur réflexion à l’aide de la relatio synodi et du questionnaire qui l’accompagnait. Des théologiens ont été sollicités pour éclairer de leur compétence telle ou telle de ces questions. C’est le temps du mûrissement, de l’approfondissement, de la remise devant les appels du Christ dans l’Évangile. C’est le temps de l’écoute de l’expérience de tant et tant de couples chrétiens, les uns vivant heureusement dans la réponse à son appel, les autres rendant compte de leur désir de vivre une suite du Christ, dans les situations qui sont les leurs, marquées d’ombre et de lumière. Les joies sont grandes et les souffrances nombreuses ! Notre Église perçoit un appel à approfondir tout ce que la famille peut apporter à l’Église et au monde contemporain en s’appuyant sur l’Évangile et sa longue tradition. Elle souhaite le faire en se faisant proche de ceux et celles qui traversent des épreuves. Elle souhaite le faire comme une mère et une pédagogue qui sait accompagner chacun sur le chemin de sa vie pour relever ceux qui sont tombés ou qui souffrent, pour s’instruire de ce que l’Esprit dit de l’expérience de foi vécue par les baptisés, pour soutenir chacun dans le pas qu’il peut faire aujourd’hui dans l’écoute du Christ, sincère, libre, ouverte et responsable. Le Pape François dans l’Exhortation « La joie de l’Évangile » s’exprimait ainsi : « Par conséquent, sans diminuer la valeur de l’idéal évangélique, il faut accompagner avec miséricorde et patience les étapes possibles de croissance des personnes qui se construisent jour après jour » (n°44).

Mgr Pontier trace les priorités de l’Église dans une France tourmentée

Un article sur le site RADIO VATICAN

Les 7 points à retenir du discours de Mgr Pontier aux évêques de France

Un article sur le site de LA VIE





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Publié le : 30.03.2015 13:31 - Mis à jour le : 02.04.2015 09:59