Accueil > Actualités > Reportages et photos
Inscription Pélé du Puy 2017

Don en ligne

galet Retour en images et méditations sur le chemin de croix du vendredi 10 avril 2009

VENDREDI SAINT : CHEMIN DE CROIX

Le pèlerinage de la Grand’Eglise (place Boivin) à la chapelle Notre Dame du Bon Secours sur la colline des Pères a été jalonné des 14 stations associées à la Passion du Christ. Pour chacune, Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Etienne a proposé et partagé une méditation dont nous vous proposons des EXTRAITS.

Un clic droit sur la vignette pour télécharger l’image
CREDIT PHOTOS / PAUL FAURE.
Station 1 : Jésus est condamné à mort

Condamné à mort parce qu’il est le Fils de Dieu, le Messie. Dieu si proche des hommes alors, que, peut être, on le préférerait plus loin. Dieu fidèle à son amour. Quel contraste entre Dieu qui se fait proche et les hommes qui s’en éloignent ? Et nous ? Comment Jésus est-il présent dans ma vie... un peu, beaucoup... à la folie ?

2e station : Jésus est chargé sur la croix

Pourquoi prendre ce chemin de douleurs et de souffrance ? Par obéissance à la justice de Dieu. En prenant sur lui la croix, Jésus prend sur lui nos souffrances et notre péché pour les présenter à la miséricorde de Dieu. Il y a des souffrances incompressibles comme un tremblement de terre ; il y a celles dont l’homme est clairement responsable. Acceptons notre responsabilité, chacun à notre niveau.

Station 3 : Jésus tombe sous le poids de la croix

Qu’a-t-il donc fait de mal ? Dieu est innocent. Jésus est innocent. C’est insupportable. Beaucoup de personnes subissent des violences dues à la brutalité, aux guerres... et ont su rester debout. Leur cœur battait fort par sa soif d’amour pur, par sa recherche du pardon qui relève, par son expérience de la vie plus forte que la mort.

Station 4 : Jésus rencontre sa mère

L’amour était là... sorti du sein du Père et du oui de la Vierge Marie. Le oui de la Vierge Marie, y compris en face de la souffrance et de l’avenir sombre de son propre Fils, prend sa source dans la foi, l’espérance, la charité, à l’école de ce Fils qu’elle rencontre portant la croix, nos croix. Seigneur, ouvre le cœur de notre société au respect de la vie qui est un bout de ta Vie.

Station 5 : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

Depuis Simon de Cyrène, depuis les apôtres, depuis Saint Paul, les baptisés sont appelés à porter la croix, à porter la passion, à annoncer la résurrection. Soyons humblement fiers de cette confiance que Dieu met en ses enfants, ici dans la Loire et dans l’univers entier.

Station 6 : Véronique essuie le visage de Jésus

Une femme s’approche de Jésus ; elle essuie son visage et celui-ci demeure marqué sur le linge. La Sainte face de Jésus est l’expression de la transparence de l’amour. Malgré les défigurations du péché, le visage de l’amour se communique aux plus attentifs par les plus simples gestes. Cet amour naît dans la famille, premier berceau de l’amour pour un être humain. Que de défigurations pourtant : séparations physiques, abandon, éloignement, disputes.... Et pourtant, l’amour vrai, fidèle, fécond continu d’âtre désiré par tant de jeunes.... continue à marquer le projet de tant de familles... reflet de la famille divine et, en particulier, de l’amour de Notre Père.

Station 7 : Jésus tombe pour la deuxième fois

Comment regardons-nous le mystère de la souffrance ? Trop, c’est trop pour beaucoup de malades. Nous luttons contre la souffrance, mais tôt ou tard, elle vient, elle revient.... le Seigneur, lui, semble être allé à sa rencontre. De cette rencontre naît un chemin, celui de toujours voir le coeur de la personne, de le respecter dans son souffle de vie et d’amour, d’être toujours témoin de l’espérance.

Station 8 : Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

Jésus ne se replie pas, il est venu pour nous. Il vient à la rencontre de ceux qui voudront bien tourner leur visage et leurs larmes vers lui. Des gens désespèrent d’eux-mêmes ou de leur proche. Ils n’ont pas encore rencontré la lumière. Prépare nos coeurs Seigneur, à reconnaître ta lumière dans la nuit de Pâques. Qu’elle éclaire nos larmes et fassent de nous des convertis, témoins de la lumière pour nos proches.

Station 9 : Jésus tombe pour la troisième fois

Veux-tu être le disciple de Jésus ? C’est l’appel de Jésus qui s’est abaissé jusqu’en nos chutes. Quelle confiance ! Ai-je le désir de devenir disciple de Jésus ? Nous nous croyons parfois capable de porter nos croix seuls ! C’est alors que nous sommes au bord du gouffre, déjà à terre. Quelle joie de penser à ces catéchumènes qui osent un nouveau chemin dans leur vie. Puissions-nous faire de notre vie un chemin nouveau en déposant humblement sur les épaules de Jésus nos fardeaux.

Station 10 : Jésus est dépouillé de ses vêtements

L’ultime vêtement sera une tunique sans couture. Elle ne sera pas déchirée. Ce qui touche Jésus ne peut être atteint par le mal de la division. Et pourtant tu vois ton Église déchirée ; celles héritées de l’histoire mais aussi celles qui naissent dans nos paroisses, notre diocèse alors que nous avons tant besoin d’être aussi proche de l’amour unique et réconciliateur de Jésus.

Station 11 : Jésus est cloué sur une croix

Ce n’est pas le faux procès ou la condamnation injuste qui t’a conduit sur la croix. Non, c’est ton désir de faire mourir la mort, ton amour plus fort que nos péchés, ton cœur qui ouvre pour nous les grand bras de la miséricorde du Père. Fais-nous prendre conscience de nos laisser-aller (mensonge, médisance, petit vol, colère) ; aurions-nous voulu être de ceux qui enfoncent les clous ?

Station 12 : Jésus meurt sur la croix

Tout bascule. La croix n’est plus la malédiction qui s’ajoute à la malédiction. Elle devient passage vers la lumière, la joie, l’amour éternel... son passage mais aussi le nôtre. Pensons aujourd’hui à ceux qui vont vivre le grand basculement de la mort. Pensons à ceux qui meurent seuls ; qui meurent sans préparation, sans soins....

Station 13 : Jésus est descendu de la croix

Dans l’attention de Joseph d’Arimathie, il y a l’invitation à nos communautés d’entourer la présence de ton corps vivant de charité et d’affection. Pour lui, c’était un corps mort ; pour nous, l’Eucharistie est ta présence vivante et aimante ! Pouvons-nous ne pas habiter nos communautés de communion et de charité ?

Station 14 : Jésus est mis au tombeau

Après l’agitation de la crucifixion vient le silence du tombeau. Au bout du chemin, il n’y a plus de paroles, mais c’est aussi le début d’un chemin nouveau. Faire silence avec Jésus pour se laisser aimer, pour apprendre à aimer, pour aimer la vérité. Notre société et notre Église débordent d’explications et de prises de position face aux crises qui la secouent. Demandons à Dieu la grâce du vrai silence pour aller au bout du chemin, pour trouver au fond de notre coeur la source que Dieu veut réamorcer sans cesse : l’amour. N’ayons pas peur du silence.





Version imprimable de cet article Version imprimable


Publié le : 20.04.2009 21:30 - Mis à jour le : 14.03.2011 14:52