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galet Petites Soeurs des Pauvres : l’amour au coeur de leur vocation et de leur mission

La Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, fondée en 1839, par Jeanne Jugan, est au service des personnes âgées sur les cinq continents. Soeur Isabelle nous livre son témoignage de foi.

Témoignage de Soeur Isabelle

Soeur Isabelle Les premières Petites Soeurs des Pauvres sont arrivées à Saint-Etienne en 1856. Elles répondaient à l’appel du curé de la paroisse Saint Ennemond, dans le quartier Tardy. La Congrégation qui comptait déjà 28 maisons à travers la France, avait été fondée 17 ans auparavant en Bretagne.

En hiver 1839, en effet, Jeanne Jugan accueille chez elle une vieille femme aveugle et infirme de 90 ans, restée seule après l’hospitalisation de sa soeur. Le geste fondateur est posé. C’est le même geste que nous vivons aujourd’hui, dans les 208 maisons à travers le monde : accueillir les personnes âgées dans le besoin, aux revenus modestes ; permettre que la maison de retraite soit leur maison, qu’elles s’y sentent en paix, respectées, aimés et servis, quelque soit leur handicap ou les limites dues au grand âge.

C’est donc cet amour divin qui a poussé Jeanne Jugan à ce geste fondateur ; un amour qu’elle avait déjà pris comme chemin de vie, auquel elle avait déjà voué toute sa vie. C’est cet amour de Dieu qui anime la vie de la maison. Sainte Jeanne Jugan, - nous avons eu la joie de vivre sa canonisation il y a à peine deux ans - voulait voir régner dans la maison un vrai esprit de famille, où les relations d’entraide, de simplicité, d’amitié mutuelle aident à grandir ensemble. Ce qui nous rend heureux, ce sont les liens d’estime réciproque, d’amour et de considération. Cela nous fait grandir, simplement parce que nous sommes appelées à communier à la vie de Dieu qui est amour.

A « Ma Maison », c’est le nom que nous donnons à nos maisons de retraite en France, chacun soit se sentir chez lui. Selon les possibilités, les personnes âgées prennent part à la vie quotidienne de la maison.

En 1852, le romancier Charles Dickens, qui visitait la première maison de Paris notait : « L’esprit qui règne dans toute la maison est celui d’une très aimable famille » ; un journaliste passant à la maison de Tours notait quant à lui : « il n’y a pas de différence entre les soeurs et les vieillards, sinon qu’elles les servent et qu’ils sont servis ».

Aux trois voeux de chasteté, pauvreté et obéissance, qui marquent la vie religieuse, nous ajoutons un quatrième voeu : celui de l’hospitalité.

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Sainte Jeanne Jugan

« Nous nous efforçons de répondre aux besoins des personnes âgées,en progressant dans l’exercice de l’hospitalité, avec respect et attention envers chacune. Un regard de foi nous fait découvrir le Seigneur en elles et imprègne notre action de charité ingénieuse afin de les consoler et réjouir avec empressement, patience et douceur » (Règle de vie, art.96). Cet amour de Dieu, Jeanne le partage non seulement avec ses soeurs en communauté, avec les personnes âgées résidentes de la maison ; mais elle a aussi à coeur que d’autres puissent être associé à ce courant de charité. Dans la première maison à Saint Servan, par exemple un médecin bénévole offre ses services. Pour subvenir aux besoins de la maison, Jeanne a alors recours à la quête. La plupart des personnes accueillies étaient vouées la mendicité. Jeanne leur demande alors les adresses des familles chez qui elles s’adressaient et ira elle-même demander le pain. Ainsi un courant de solidarité, de bienfaisance se crée autour de la maison.

Enfin, Jeanne sait que la communion à la vie de Dieu est notre destinée, au terme de notre pèlerinage sur la terre, le Père, source de l’amour nous ouvrira sa demeure du ciel. Elle accompagne ainsi les personnes âgées en essayant qu’elles soient heureuses dans leurs derniers jours, prémices de ce bonheur éternelle que décrit Jésus dans les Béatitudes. « Nous sommes heureuses de partager entre nous la veille des vieillards mourants, afin de ne jamais les laisser seuls. Cette préparation de leur âme à l’éternelle rencontre est le sommet de notre action apostolique » (Règle de Vie, art. 101).

Soeur Isabelle pour le bulletin paroissial Marchons ensemble, paroisse Sainte Clotilde

Pour tout contact : Petites Soeurs des Pauvres - « Ma maison » 28, rue Denis Épitalon 42000 Saint-Étienne - Tél. : 04 77 32 20 40.

Les Petites Sœurs des Pauvres à Saint-Étienne

Elles s‘installent à Saint-Étienne en 1856, pour venir en aide aux personnes âgées issues de la Mine. Actuellement, elles sont 10 sœurs de 7 nationalités différentes. Elles accueillent 63 personnes âgées, d’une moyenne d’âge de 87 ans, la doyenne ayant 107 ans.
Elles vivent de la quête et des legs pour subvenir aux besoins des personnes accueillies, elles-même étant bénévoles. Parmi elles, il y a des infirmières formées aux soins palliatifs, une kinésithérapeute, des aides soignantes et des cuisinières.
Il y a également 36 membres du Personnel pour les aider à soigner et aimer les résidents, une cinquantaine de bénévoles et un médecin coordonnateur à l’écoute des résidents et de leurs familles.
Elles apportent également un grand soutien aux familles des personnes âgées, pour qu’elles puissent entourer leur proche jusqu’au bout.

D’une certaine façon, Jeanne Jugan a été précurseur des soins palliatifs, dans l’accompagnement des personnes en fin de vie, apportant une présence quotidienne, des soins médicaux, un soutien psychologique, et spirituel s’il est demandé.
Tout le monde est accueilli, sans distinction de religion.

Leur charisme :

  • L’hospitalité, l’accueil et l’écoute des personnes âgées les plus nécessiteux
  • Les soins palliatifs, accompagner la vie jusqu’au bout, et soutenir les familles.





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Publié le : 27.06.2011 15:29 - Mis à jour le : 27.06.2011 15:47