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galet Ordination diaconale de Philippe Néel

Philippe Néel a été ordonné diacre samedi 22 septembre à 16 h 30 à l’église de Saint-Héand, paroisse, Saint Jean-Louis du Levant.

Homélie de Mgr Bataille pour l’ordination diaconale de Philippe Néel

Interview de Philippe Néel

Philippe, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis marié à Rachel, nous avons six enfants de 21 à 8 ans Cébastien, Mathias, Tristan, Aristide, Eloïse et Salomé. Nous résidons à Grammond. Je suis professeur des écoles dans l’enseignement catholique. J’aurai 50 ans … quelques jours avant mon ordination.

Concernant votre appel ?

Paradoxalement, ce n’est pas en paroisse qu’on m’a appelé. De 1999 à 2003, mon épouse et moi-même avons eu en charge le service de la Coopération Missionnaire (aujourd’hui la Mission Universelle de l’Église), à la demande du Père Joatton. Plusieurs interpellations au diaconat m’ont été faites durant cette responsabilité. Je m’en suis ouvert à mon conseiller spirituel qui m’a répondu : “ Si on ne t’avait pas posé cette question, moi, je te te l’aurais posée !”. J’ai cheminé pendant deux ans. Une période de discernement nécessaire à l’issue de laquelle - après une retraite spirituelle - j’ai répondu que j’avais besoin de prendre le temps. Il s’est passé dix ans avant que je ne réponde “oui”.

Au départ, ces appels étaient des appels extérieurs. Progressivement, quelque chose s’est éveillé en moi. Durant l’année scolaire 2012-2013, ma femme, mes enfants et moi-même, sommes allés vivre au Cameroun. Rachel et moi avions déjà effectué un temps de volontariat en Église de deux ans, de suite après notre mariage, mais là, nous partions tous ensemble. Nous voulions que nos enfants découvrent une autre culture, une autre réalité, une autre Église... De retour en France, fin 2013, j’ai demandé à entrer en formation. Je me sentais prêt !

Depuis 2014, je suis avec joie le parcours de préparation au diaconat. Une formation à la fois humaine, spirituelle et théologique qui nous permet de mesurer la profondeur de l’appel. Dans ce parcours j’ai rejoint notamment Bernard Egaud (ordonné diacre samedi 14 octobre 2017) Un “oui” qui implique l’acception de la famille ? En effet ! Ce parcours de préparation est beau car il implique la famille. Il y a des temps de formation avec mon épouse, des étapes dans le cheminement, avec mes enfants. Mon épouse a accepté, tout en sachant que cela allait modifier notre vie de famille. Mes enfants m’ont dit : ‘nous sommes heureux pour toi si cela te rend heureux !”. Les premiers bénéficiaires du diaconat sont nos proches.

Et après l’ordination, quelle mission ?

Le diacre est d’abord envoyé en mission dans sa paroisse comme ministre pour les aspects liturgiques et sacramentels. Je deviendrai le second diacre de la paroisse, avec Robert Laval, ordonné en 2009. Concernant la mission diocésaine, c’est le choix de l’évêque en dialogue avec le responsable de la formation. L’équipe d’accompagnement qui a cheminé avec moi durant quatre ans a aussi un rôle de conseil. Elle est composée de personnes qui me connaissent bien, qui savent qu’elles sont les aspects du service de la charité qui me conviendraient le mieux : je suis attentif à l’Église universelle et je suis engagé dans le milieu sportif, une association de pèlerins, le domaine du handicap : en tant que professeur des écoles, je suis chargé des enfants en grande difficulté….Mais je dois aussi demeurer ouvert à l’inattendu d’une mission car le diacre ne la choisit pas !

Propos recueillis par Frédérique Défrade





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Publié le : 21.09.2018 12:15 - Mis à jour le : 23.10.2018 14:44