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galet Michel Pillant évoque sa nouvelle présidence et le rôle des Hospitaliers de Lourdes

Michel Pillant, nouveau président de l’Hospitalité de Saint-Étienne répond à nos questions dans une interview. Il évoque sa présidence et le rôle de ces femmes et hommes qui offrent bénévolement leurs bras, leur cœur et leur temps au service des personnes malades ou handicapées, sous le regard de Marie.

Michel Pillant a succédé à Bernard Margnat à la présidence de l’Hospitalité du diocèse de Saint-Etienne. Dans une interview, il évoque avec nous sa présidence et le rôle des Hospitaliers de Lourdes.

- Michel Pillant, depuis combien de temps êtes-vous Hospitalier ?

Depuis 2003, mais j’ai pris rapidement des fonctions de responsable de groupe, en 2006. En mars 2009, j’ai été élu membre du conseil. Lors de notre première réunion fin avril, j’ai été élu président succédant à Bernard Margnat qui a occupé cette fonction pendant neuf ans. Il reste lui-même membre du conseil en tant que vice-président.

- Comment un jour décide-t-on de devenir Hospitalier ?

C’était une volonté d’être utile, de servir ceux qui en avaient besoin. Lors d’un voyage touristique dans le sud de la France, en passant par Lourdes, j’ai souhaité devenir Hospitalier. Je me suis alors renseigné à l’évêché et j’ai pris contact avec l’Hospitalité de Saint-Etienne.

- Une révélation en somme ?

Oui ! J’ai eu cette impression d’avoir quelque chose à faire auprès des malades. A l’époque, j’ai entraîné mon épouse à suivre mon désir car je pensais qu’en couple, nous avions plus de poids ; solidaires, on peut mieux partager ce que l’on vit. C’était important pour moi. Maintenant, elle adhère à 100 % et nous apprécions de le vivre en couple. Depuis quatre ans, elle est responsable des nouveaux Hospitaliers qui viennent pour la première fois à Lourdes.

- Comment vit-on la première fois, cette expérience d’Hospitalier ?

La première fois, on est un peu désorienté ; on n’est pas habitué à être confronté aux malades car la plupart des Hospitaliers n’ont pas de connaissances médicales. Alors d’un coup, on est en contact avec les malades dans les chambres pour la toilette, au restaurant pour les aider si nécessaire, lors des déplacements en fauteuil ou voiturette, etc… C’est ce qu’on appelle « être au service ».

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Michel Pillant, président de l’Hospitalité

- Cet esprit de service est indispensable ?

C’est ce qu’on demande aux Hospitalières et Hospitaliers, à toutes personnes de bonne volonté : cet esprit de service, cette ouverture aux autres, ce respect de la dignité humaine. Bien entendu, nous demandons aux hospitaliers de la discrétion, de la disponibilité, de la délicatesse et beaucoup de tolérance. Ce n’est pas toujours facile, mais les malades nous rendent beaucoup plus que ce que l’on peut leur donner. Ils considèrent qu’il y a plus malheureux qu’eux. Très souvent, cela nous conduit à avoir encore plus un esprit d’humilité. On ne peut se sentir Hospitalier que si cela se fait de façon naturelle.

- Vous évoquiez la disponibilité….

Oui, cela demande une grande disponibilité. Personnellement j’ai commencé alors que j’exerçais encore une activité professionnelle mais je comprends que cela ne soit pas facile pour les jeunes - et que nous en manquions - c’est pour eux le début de la vie professionnelle et familiale… Nous avons cependant un groupe « jeunes » dont les membres sont répartis un peu partout en France du fait de leur activité étudiante ou professionnelle mais qui sont bien fidèles à notre hospitalité, j’en profite pour les en remercier. Ils se réunissent au moins une fois par an et organise une ou deux sorties avec de jeunes malades de leur âge.

- Comment s’organise l’Hospitalité au niveau diocésain ?

Douze membres forment le Conseil diocésain, ce dernier donne toutes les orientations et organise l’assemblée générale et les pèlerinages. Il y a environ 1500 Hospitalières et Hospitaliers sur le diocèse répartis sur trente groupes. La ville de Saint-Etienne est composée de deux groupes seulement.

- Et en paroisse .... ?

Chaque groupe est formé d’un bureau constitué d’un responsable, secrétaire, trésorier et quelques membres actifs. Il s’organise comme il l’entend tant au niveau des réunions que de l’animation pour les malades.

- Cependant la fonction d’Hospitalier ne se résume pas à Lourdes ?

En effet, tout au long de l’année, nous restons en contact avec les malades par des visites chez eux ou en établissement spécialisés ; par des sorties détentes et rencontres organisées soient entre Hospitaliers soit avec les personnes malades ou handicapées. Il est important cependant de dire que lorsque nous les emmenons à Lourdes, ce ne sont pas « nos » malades mais des pèlerins ; le terme « nos » est affectif mais pas restrictif.

Hospitaliers de Saint-Étienne
- Deux pèlerinages à Lourdes sont organisés par an par le service diocésain des pèlerinages ?

Oui, un en juin ou juillet et un en octobre. Le prochain aura lieu du 15 au 20 octobre 2009. Pour 2010 ils sont programmés du 5 au 10 juillet, et du 13 et 18 octobre. Les pèlerinages se font désormais en car, aménagés pour les malades, et de grand tourisme pour les pèlerins. Comme dans beaucoup de diocèse de France, nous étions confrontés à des problèmes avec le train (notamment au niveau des changements d’horaires ce qui étaient très ennuyeux) et l’an passé nous avons dû y renoncer. J’insiste cependant pour que l’on ne voyage que de jour afin que cela soit plus sécurisant. Il faut savoir que chaque Hospitalier finance lui-même son voyage et les frais de séjour. Au niveau des malades, nous considérons que le problème financier ne doit pas être un obstacle, c’est pourquoi nous organisons diverses manifestations (loto, collecte..) pour aider ceux qui en ont besoin. Pour chacun de nos pèlerinages, il y a des médecins, infirmières, aides-soignants et éventuellement un kinésithérapeute. Sans cet encadrement médical il n’y aurait pas de pèlerinage, ce suivi médical est obligatoire.

- Quelles sont les orientations diocésaines concernant l’Hospitalité dans l’avenir ?

Notre évêque Mgr Lebrun a souhaité que l’on fasse le point concernant la répartition des groupes en fonction des paroisses. Ensuite, nous souhaitons établir un lien plus marqué avec la pastorale de la santé (cela existe déjà sur certaines paroisses) et enfin faire davantage connaître l’Hospitalité auprès des jeunes. Ce dernier point est, pour moi, un élément qui me tient particulièrement à cœur. Toutes ces orientations constituent l’impulsion que je voudrais donner à ma présidence.

Propos recueillis par Frédérique Défrade

Pèlerinage à Lourdes

Les pèlerinages à Lourdes sont organisés par le service diocésain des pèlerinage. Les Hospitaliers interviennent uniquement dans le pèlerinage dans leur rôle de service auprès des personnes malades.

Quelques chiffres

- Nombre de pèlerins :

  • 1050 au total en octobre 2008 (150e anniversaire des apparitions de Lourdes)
  • 600 en juin 2009.
  • octobre 2009, à ce jour 202 malades inscrits, 360 Hospitalières et Hospitaliers et 250 pèlerins.

- Logement :

  • Les malades sont logés dans l’enceinte des sanctuaires, à l’accueil Notre-Dame dans des locaux adaptés.
  • Les Hospitaliers sont logés en hôtel ou dans des structures d’accueil qui leur sont réservées.
  • Les pèlerins valides sont logés en hôtel de bonne catégorie proches des sanctuaires





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Publié le : 01.12.2009 14:40 - Mis à jour le : 29.03.2011 15:26