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Fête de l’éveil à la foi

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galet Mgr Lebrun réaffirme les repères fondamentaux du mariage dans son homélie du 15 août

Dans son homélie du 15 août à Notre Dame de l’Hermitage de Noirétable, Mgr Dominique Lebrun a évoqué la crise économique et les choix sociaux portés sur le devant la scène, réaffirmant la position de l’Eglise sur la famille.

Solennité de l’Assomption
Sanctuaire ND de l’Hermitage à Noirétable – 15 août 2012

Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab ; Ps 44
1 Co 15, 20-27a ; Lc 1, 39-56.

Homélie

Ce jour, nous fêtons la montée au Ciel de la Vierge Marie, la maman de Jésus, la Maman du Sauveur du monde. La mort, comme souffrance, la mort comme douleur, la mort comme énigme pour chaque homme, lui est épargnée. C’est le signe du grand amour de Dieu pour notre humanité. Dieu ne veut pas et n’a jamais voulu la mort des hommes.

Grâce à ce signe, nous avons la certitude d’avoir au Ciel une Maman. Nous aimons lui confier nos joies et nos espérances, nos tristesses et nos angoisses (cf. GS 1), celles de nos corps et celles de nos âmes, celles de nos personnes, celles de nos familles, celles de notre monde.

Cette année, l’Eglise de France se met à genoux auprès de Notre-Dame en pensant à l’avenir de notre société. Le désarroi s’installe dans de nombreux foyers. Beaucoup d’hommes et de femmes travaillent ou cherchent à travailler pour gagner leur vie honnêtement. Mais de multiples facteurs semblent voler la possibilité même de vivre la base de chacune de nos vies : le travail. Citons la mondialisation et un système bancaire opaque ; derrière cela comment ne pas penser qu’il peut y avoir aussi de la cupidité et de l’égoïsme. Seigneur, sauve-nous !

En ce jour de l’Assomption, renouvelons notre espérance : le Fils de Dieu est venu en ce monde pour sauver tous les hommes à la suite de Marie, nouvelle Eve, pour les conduire en son Royaume de justice et d’amour. Avons-nous assez rendu grâce pour les bons aspects de la mondialisation et du système bancaire ? L’un et l’autre sont, en fait, une occasion de partager davantage sans oublier personne. Avons-nous suffisamment accueilli Celui qui est venu pour sauver et guérir, y compris de la cupidité et de l’égoïsme ? Dirigeons-nous nos vies en pensant suffisamment à la vie éternelle, au Royaume de Dieu qui n’est pas de ce monde ?

Le désarroi s’étend à un second aspect : la famille. Dans une course effrénée vers l’individualisme, des projets de loi voudraient supprimer les repères fondamentaux du mariage : un homme et une femme font une alliance définitive pour fonder une famille. Les enfants ne sont pas un droit mais une mission qui est confiée aux parents et à la société ; pour les croyants, une mission que Dieu leur confie, lui le Créateur de l’homme et de la femme. Quand Dieu envoie son Fils bien-aimé, il féconde le sein de la Vierge Marie et place l’enfant sous la protection de sa Maman et de celui qu’elle aime, Joseph ; quand Il veut montrer à la jeune fille de Nazareth le sens de son œuvre, il annonce la naissance d’un enfant dans le couple d’Elisabeth et de Zacharie qui se croyaient stériles. Quand Marie accueille sa mission, elle vient en aide à sa cousine enceinte.

Le Seigneur fait ainsi merveille. Saint est son nom ! (Cf Lc 1, 49).

Affirmer cela, rendre grâce, c’est pour nous chrétiens, accepter de nous interroger sur notre responsabilité. Comment avons-nous maintenu le lien intrinsèque entre la vie de couple et le don de la vie ? Comment avons-nous accueilli les enfants comme un don de Dieu ? Notre société ne s’est-elle pas accommodée de 200 000 avortements par an, qui sont autant de personnes humaines que l’on fait disparaître.

La communauté catholique est aujourd’hui appelée à porter la Bonne nouvelle d’une manière aussi décisive que dans les premiers temps. Cela demande du courage aux évêques mais aussi –et peut-être plus- à chaque famille. La Parole des évêques ne peut être entendue que si la communauté témoigne de fidélité, de paternité responsable, de l’accueil de tout enfant dès la conception.

Est-ce possible sans la grâce de Dieu ! Nous prierons tout à l’heure comme nous l’a demandé le Cardinal André Vingt-Trois, pour nos gouvernants, pour les familles et pour nous. Sachons porter cette prière en disant de tout notre cœur : Seigneur, sauve-nous !

Nous présentons nos prières par la Vierge Marie. La France a été placée sous la protection de Marie alors que son Roi était inquiet de ne pas avoir d’enfant. C’est le sens du vœu de Louis XIII. Il a été exaucé. Prions avec foi et avec joie et préparons l’avenir de nos enfants !

+ DOMINIQUE LEBRUN
Evêque de SAINT-ETIENNE.


Mgr Dominique Lebrun affirme ses convictions dans le quotidien le Progrès

Monseigneur Dominique Lebrun "Cette prière pour la France est une première depuis la Libération" a affirmé Mgr Dominique Lebrun dans les colonnes du Progrès mardi 14 août 2012. L’inquiétude liée à la crise économique, sociale et internationale, devant la gravité de choix sociétaux de portée considérable, nous incite à supplier le Seigneur et la Vierge Marie à genoux. Sur le plan économique, nous constatons de graves fractures et des replis sur soi-même. Ce n’est pas acceptable. Il faut qu’on se révolte contre le salaire du footballeur du PSG, Ibrahimovic. Un salaire net d’impôts. Il n’y a plus de prise en compte de l’impôt qui est un bien commun. C’est une idée que je récuse totalement et qui scandalise beaucoup de monde".

Mgr Dominique Lebrun évoque encore dans cet interview la famille, "le fait que de plus en plus de gens vivent seuls ou séparés et que beaucoup d’enfants ont deux domiciles". Il invite chacun à se poser la question : qu’est ce que je veux comme famille en France ? rappelant "qu’il est important que l’engagement des époux l’un envers l’autre et envers leurs enfants soit un signe de fidélité de l’amour".

Il a réaffirmé aussi ses convictions : "deux hommes qui partagent la même vie, on ne peut pas parler de mariage, sinon pourquoi ne pas accepter la polygamie. Le socle du mariage c’est un homme et une femme, la majorité des français ne souhaiterait pas être éduquée par deux papas".

Et face à la promesse de campagne de François Hollande," il faut se libérer de cette promesse pour se poser la question sans contrainte" conclue l’évêque. "On ne décide pas d’une chose aussi grave sur une promesse électorale qui a été faite sous l’impulsion de lobies. La position de l’Eglise est clair sur ce point, on ne mariera jamais deux hommes ou deux femmes. C’est contraire à la nature humaine".


Une prière commune à tous les chrétiens

A l’occasion des fêtes de l’Assomption, les chrétiens ont été invités à s’unir dans une prière commune.
Lire l’intégralité de cette prière universelle ICI


Polémique autour de la prière du 15 août

Dans un texte envoyé à tous les diocèses, André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, appelle à prier pour la famille et le couple homme-femme, en réaction au projet de loi sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et au débat sur l’homoparentalité. Retour sur la polémique suscitée par ce texte dans la Vie.
Un article de La Vie.com


Le porte-parole de la Conférence des évêques de France tente de calmer la polémique entourant la prière du 15 août.

La prière du 15 août est "d’abord consacrée aux victimes de la crise sociale", même si les questions de la famille et des choix de société qui y seront évoquées méritent un vrai débat, a déclaré mardi monseigneur Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France. "Ce n’est un scoop pour personne de dire que l’Église s’oppose au mariage homosexuel", a t-il déclaré sur sur France Inter. "Mais si ce n’est pas un scoop, il doit y avoir débat. Or, il n’y en a pas", a-t-il ajouté. Les catholiques sont appelés à dire le 15 août une prière pour la France, marquant la solidarité avec les personnes touchées par la crise, ainsi que l’attachement de l’Église à la famille, alors que le gouvernement veut accorder aux homosexuels le droit de se marier et d’adopter.

"Cette opposition au mariage homosexuel ne relève pas seulement de l’Église" pour laquelle la famille se fonde "dans cet amour complémentaire et durable de la femme et de l’homme : c’est une question au sens sociologique, anthropologique du terme".

"En ce qui concerne l’euthanasie, nous avons été parmi les pionniers en faveur des soins palliatifs, à défendre la Loi Leonetti. L’Église est contre l’acharnement thérapeutique, mais pour les soins palliatifs, qu’il faut développer.

Un article de Le Point.fr du 14 août 2012





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Publié le : 25.08.2012 11:45 - Mis à jour le : 27.08.2012 12:20