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galet Lyon inaugure un nouveau modèle de séminaire

Le nouveau séminaire a été inauguré le 18 septembre 2010 par les huit évêques de la province de Lyon, en présence du Nonce apostolique, Mgr Luigi Ventura. Huit autres diocèses sont associés au lieu de formation des prêtres.

A deux pas de la basilique de Fourvière à Lyon, le séminaire Saint-Irénée a fait sa rentrée sur la colline. Le 9 septembre 2010, le père Jean-Sébastien Tuloup, son supérieur depuis 2004, a accueilli 54 séminaristes et 7 prêtres formateurs. Âgés en moyenne de 25 ans, les séminaristes se formeront pendant six ans. Ils sont originaires de la province de Lyon (diocèses d’Annecy, Belley-Ars, Chambéry, Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, Valence et Viviers) mais aussi des huit autres diocèses associés au projet : Autun, Belfort-Montbéliard, Besançon, Clermont, Dijon, Le Puy, Moulins et Saint-Claude.

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Les huit évêques de la Province

Salles de cours, chapelle, bibliothèque (35.000 ouvrages) sont à découvrir le 18 septembre, à l’occasion de l’inauguration officielle. L’espace a été pensé pour préparer les jeunes à vivre en communauté. Dès la première année, ils habiteront en « fraternités », appartements de 5 à 6 personnes. Cette démarche rejoint une réflexion du pape Jean-Paul II sur le séminaire : « Il est essentiel que le séminaire soit considéré, non d’une manière extérieure et superficielle, c’est-à-dire comme un simple lieu d’habitation et d’étude, mais d’une façon intérieure et profonde, comme une communauté spécifiquement ecclésiale, une communauté qui revive l’expérience des Douze unis à Jésus » (Pastores dabo vobis 60).

La formation des prêtres, un enjeu pour l’avenir de l’Eglise

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Le séminaire fondé en 1659 porte le nom du deuxième évêque de Lyon et premier grand théologien de l’Église. Il aura déménagé plusieurs fois dans son histoire. Implanté jusqu’en 2008 à Sainte-Foy-lès-Lyon, une commune limitrophe de la ville, le séminaire Saint-Irénée a été vendu par le diocèse pour acheter et rénover complètement le bâtiment actuel.

L’opération a coûté 12,7 millions d’euros dont deux restent encore à financer. « Ce projet nécessite la mobilisation, notamment financière, de tous ceux qui considèrent que la formation des prêtres est indispensable à la vie et à l’avenir de l’Eglise » explique le diocèse qui fait appel à la générosité de tous.

(article de la Conférence des évêques de France)

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Vous pouvez actuellement soutenir la construction du nouveau séminaire provincial de Lyon - Saint-Irénée.

http://www.seminairesaintirenee.fr/


Lyon inaugure un nouveau modèle de séminaire

Le nouveau séminaire provincial de Lyon est situé légèrement en contrebas des parkings où se garent les cars emmenant chaque année deux millions de pèlerins sur la colline de Fourvière. Pourtant, pas un bruit ne filtre dans le Foyer Parchet, un ancien pensionnat de jeunes filles construit au XIXe siècle.

« Le silence, un vrai luxe », apprécie Luc, 20 ans, calé dans l’un des fauteuils club meublant le hall d’accueil, où défilent encore les ouvriers. « Les lieux sont à taille humaine, propices à ce que l’on attend de nous. Je trouve assez providentiel d’arriver dans une maison encore inachevée, qu’il va me falloir construire avec mes frères », estime ce jeune de première année.

Excepté la couleur « vert pomme » de sa chambre, Sébastien est également satisfait. Il ne regrette pas les interminables couloirs de l’ancien séminaire Saint-Irénée de Sainte-Foy-lès-Lyon, un peu à l’écart du centre-ville. La vente à un promoteur immobilier de l’immense bâtisse, peu adaptée à l’époque avec ses 300 chambres, a permis de réunir une partie des 12,7 millions d’euros nécessaires au nouveau projet auquel 16 diocèses sont associés [1] .

« Ne pas nous enfermer dans un petit cercle d’affinité »

« Nous vivons six années au séminaire, poursuit Sébastien. Autant s’y sentir bien. La maison est proportionnée à la taille de la communauté », forte de 54 séminaristes. Pour 57 chambres seulement. Mais les onze diacres qui, comme Sébastien, partagent leur temps entre leur paroisse et le séminaire pourraient trouver à se loger ailleurs si la chute des vocations devait être enrayée. Ils n’ont d’ailleurs pas été intégrés aux « fraternités » de cinq ou six étudiants qui structureront la vie de la maison, dont le conseil des pères, composé de sept prêtres, renouvellera la composition chaque année.

Dans les étages aux plafonds à la française, les chambres sont organisées autour d’un espace équipé d’une kitchenette, pour des petits déjeuners et un repas hebdomadaire pris en commun, afin de favoriser une vie autour de petites communautés.

Une heure par semaine, ces fraternités se retrouveront également pour un temps de partage à définir ensemble. « Cela créera une dynamique de vie et favorisera une émulation intellectuelle et spirituelle », espère Clément, en première année de second cycle, pour qui cette organisation « est prophétique dans un monde trop individualiste ». Et puis, souligne Luc, « cela nous empêchera de nous cacher, ou de nous enfermer dans un petit cercle d’affinité ».

La communauté n’évoluera pas en vase clos

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La chapelle du nouveau séminaire Saint-Irénée de Lyon /©Photo Thierry CHASSEPOUX-CIRIC

Le supérieur du séminaire ne dit pas autre chose. « La vie ensemble nous oblige à être en vérité, avec nous-mêmes comme avec les autres, estime le P. Sébastien Tuloup. Les fraternités sont un appel à la responsabilité et à la liberté, elles permettront une maturation des séminaristes. » Au-delà, la formule prépare les futurs pasteurs à la vie communautaire, dans des appartements partagés par plusieurs prêtres, telle qu’elle s’esquisse dans certains diocèses.

Mais les petits groupes ne vivront pas coupés du reste de la communauté. D’ailleurs, les portes des couloirs séparant les fraternités ont déjà été grandes ouvertes.

Tout comme la communauté n’évoluera pas en vase clos. La bibliothèque aux 35 000 ouvrages ou le bel auditorium, aménagés dans une extension construite pour relier les deux ailes du bâtiment, seront accessibles aux prêtres et aux laïcs du diocèse. « La formation des prêtres concerne toute l’Église, je souhaite ouvrir au maximum le séminaire sur l’extérieur », insiste le P. Tuloup.

Encourager « l’autoformation »

Côté formation, également quelques nouveautés. Au-delà de la troisième année, les séminaristes ne recevront plus l’ensemble de leurs cours à l’Université catholique de Lyon, située à un quart d’heure à pied, au profit, pour partie, de cours fondamentaux prodigués au séminaire.

Il s’agit, selon les responsables du séminaire, de sortir d’une approche généraliste, pour aborder certains sujets d’étude dans la perspective du ministère de prêtre.

L’encadrement souhaite également encourager « l’autoformation ». « Nous voulons que la formation soit unifiée, résume le P. Tuloup. Et cela ne peut se faire que si les séminaristes se prennent en main. »

Bénévent TOSSERI, à Lyon

(1) Aux huit diocèses de la province de Lyon se sont associés huit autres diocèses (Autun, Belfort-Montbéliard, Besançon, Clermont, Dijon, Le Puy, Moulins, Saint-Claude).

Source : http://www.la-croix.com/Lyon-inaugure-un-nouveau-modele-de-seminaire/article/2439261/4078

Six années de formation au séminaire

La formation à la prêtrise dure au minimum six ans. En France, cet apprentissage, dispensé dans 23 séminaires et centres de formation, est régi depuis 1997 par des orientations votées par les évêques (Ratio institutionis sacerdotalis et Ratio studiorum), qui fixent les grandes étapes de la formation des prêtres diocésains.

Après une année de propédeutique souvent nommée « année de fondation spirituelle », le séminariste amorce un premier cycle de deux ans, temps de discernement et de réflexion philosophique, qui peut se conclure par un cycle d’études profanes ou par une expérience associative ou professionnelle.

Il aborde ensuite un cycle de quatre ans, plus directement centré sur l’acquisition des compétences. Cette période est marquée par la réception des ministères institués (lectorat et acolytat), puis l’ordination diaconale, généralement proposée au terme de la cinquième année.

Isabelle de GAULMYN

Source : http://www.la-croix.com/Six-annees-de-formation-au-seminaire/article/2439278/55352

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Communauté du séminaire


[1] (Aux huit diocèses de la province de Lyon se sont associés huit autres diocèses (Autun, Belfort-Montbéliard, Besançon, Clermont, Dijon, Le Puy, Moulins, Saint-Claude).




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Publié le : 20.09.2010 08:15 - Mis à jour le : 04.02.2013 15:33