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Les diocèses dessinent les paroisses de demain

d’après un article de La croix

Les débats de l’Assemblée plénière d’automne des évêques de France qui ont lieu du 3 au 8 novembre 2009 à Lourdes, porteront notamment sur l’avenir des communautés chrétiennes.

"Un casse-tête" comme l’appelle Mgr Dominique Lebrun dans un article paru sur le site La croix intitulé "Les diocèses dessinent la paroisse de demain, "l’immense majorité des diocèses de France s’y trouve confronté". De « réaménagements » en « redéploiements », de « restructurations » en « regroupements », aucun n’a pu échapper à la réflexion sur la nouvelle organisation des communautés. Une réalité encore plus cruciale en milieu rural qu’en ville. Comment parvenir à maintenir la présence de l’Église dans un contexte de diminution drastique du nombre de prêtres et de difficulté à renouveler les équipes de laïcs ?

Mgr Lebrun, qui sera justement l’un des quatre évêques à présenter une contribution sur ce sujet lors de l’Assemblée plénière de Lourdes, pose clairement le problème : « Dans mon diocèse, je cherche à développer deux axes privilégiés complémentaires : initiation chrétienne et dialogue avec la société. Vue sous cet angle, la question du nombre de prêtres et de paroisses n’est plus du tout la même. Le but n’est pas de remplir à tout prix nos équipes, mais que les communautés soient des communautés chrétiennes qui disent aux hommes que Dieu les aime et les sauve. »

Dans ce contexte, Mgr Lebrun s’interroge sur la pérennité du modèle traditionnel : « Dix ans après l’instauration des nouvelles paroisses dans notre diocèse, il me semble que les esprits restent encore très attachés au schéma classique. Or, je me demande si l’idée de paroisse est encore viable. Actuellement, nous évoluons plutôt dans un territoire de mission que dans une paroisse au sens traditionnel. »

(...)

Laisser plus de temps aux prêtres pour le spirituel

Au fond, note l’évêque de Saint-Étienne, « l’enjeu n’est pas de savoir qui pourra assurer tel ou tel service, mais de repartir des communautés existantes qui, ensemble, essayent de lire et de vivre l’Évangile. Pour les soutenir, il faudrait constituer des équipes itinérantes, qui viendraient périodiquement dans les villages pour proposer une écoute, un enseignement, ou mener des actions de porte-à-porte, selon les besoins. »

En charge de la paroisse Saint-Vincent-en-Lignon (Loire), qui regroupe 23 clochers pour 14 000 habitants, le P. Philippe Brunel vient d’expérimenter une nouvelle facette de sa mission. Récemment, à l’occasion de la crise laitière, il s’est mobilisé pour organiser une rencontre avec de jeunes agriculteurs et des partenaires syndicaux. « Je n’aurais jamais pu prendre le temps de le faire sans la nouvelle organisation des paroisses, mise en place il y a dix ans. Or, cela fait partie de la mission de l’Église que de contribuer à l’harmonie sociale, de permettre que les gens se comprennent. Je redécouvre une grande disponibilité pour redevenir missionnaire. »

Pour Mgr Santier, c’est bien « un nouveau visage de l’Église qui se dessine, où toute l’animation pastorale ne repose pas sur les épaules des prêtres ». L’évêque de Créteil conclut : « Appeler de nouveaux acteurs, mettre en œuvre une plus grande complémentarité des ministères, cela laisse plus de temps aux prêtres pour exercer la part spirituelle de leur ministère. »

Bruno BOUVET, François-Xavier MAIGRE (à Saint-Étienne) et Martine de SAUTO
Source : La Croix >> Lire la suite de l’article





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Publié le : 16.11.2009 10:00 - Mis à jour le : 09.12.2009 14:50