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galet Le sénat refuse de légaliser l’euthanasie

Le sénat a finalement refusé de légaliser l’euthanasie. Les débats au sein du Sénat comme en dehors de la haute assemblée ont été très intéressants notamment en raison de l’importance que certains accordent à l’action des opposants et parmi eux aux catholiques, en particulier sur internet.

Après un débat intense sur cette proposition de loi initiée par Jean-Pierre Godefroy, Alain Fouché et Guy Fischer qui voulaient instaurer "une assistance médicalisée pour mourir", le Sénat s’est prononcé dans la nuit du 25 janvier 2011, par 172 voix contre 143, contre la légalisation de l’euthanasie.

La vidéo du débat sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xgre54_en-seance-assistance-medicalisee-pour-mourir_news

Pourquoi une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie ?

La commission des Affaires Sociales du Sénat avait adopté mardi18 janvier 2011 une proposition de loi qui devait être débattue le 25 janvier 2011 pour légaliser l’euthanasie.

Ce n’est pas la première fois que ce débat a lieu, or la discussion qui se profilait le 25 janvier au Sénat était nédite.

En effet, en 2005 suite à une large enquête de plusieurs mois la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie dite loi Leonetti, était votée à l’unanimité (chose assez rare).

La loi Leonetti, recherche un équilibre entre les droits du malade et la responsabilité du médecin. Elle rappelle l’interdiction de l’obstination déraisonnable. Elle confirme, l’importance à accorder aux soins palliatifs [1] Les soins palliatifs et l’accompagnement sont interdisciplinaires. Ils s’adressent au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, à domicile ou en institution. La formation et le soutien des soignants et des bénévoles font partie de cette démarche.

dans les différents services susceptibles d’accueillir et d’accompagner des personnes en fin de vie. Or cette loi est peu connue, et de fait mal appliquée.

Qui n’a pas été concerné par la fin de la vie d’un proche, atteint d’une maladie incurable, d’un handicap lourd, d’un vieillard dément ? Faut-il, pour autant, légiférer sur des cas singuliers et valider ainsi une éthique situationniste faisant fi aux principes universels qui sont les garants du respect dû à toute personne ?

Donner la mort à quelqu’un est-il un acte d’accompagnement ?

Instrumentaliser le corps médical et lui faire porter une telle décision va à l’encontre de soigner.

Supprimer un mal en supprimant le malade n’a jamais été un acte de soin.

D’après une récente enquête, les Français, pourtant mal informés, sont plus nombreux qu’on ne le croit à le pressentir. Quant à nos sénateurs, ils ne peuvent décemment pas l’occulter.

Le pôle santé du diocèse de Saint-Etienne.

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Lettre Président SFAP

http://www.plusdignelavie.com/manif...

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[1] Les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. L’objectif des soins palliatifs est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle.




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Publié le : 24.01.2011 14:42 - Mis à jour le : 30.09.2014 19:59