Accueil > Actualités > Toutes les actualités > Dossier : 50ème anniversaire du Concile Vatican II à Lourdes
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galet « Le Concile a voulu instaurer un dialogue vrai et ouvert »

« Qu’est-ce qui a pris au Concile de s’intéresser à l’Homme ? »
Etait-ce dans la mode du temps ? Etait-ce plus facile de parler de l’homme que de parler de Dieu ? Pourquoi l’homme tient-il une place si importante aux yeux de Dieu ? La quête d’une parole ajustée sur l’Homme n’est pas close à la conclusion du Concile. Pour continuer à avancer, Il faut « écouter » et « connaître » : Ecouter la tradition, écouter la parole de Dieu, dans une liturgie rénovée. Connaître les espoirs. Le Concile croit que l’Espoir des hommes est ensemencé par l’Esprit. Cet Esprit de Dieu que les Pères de l’Eglise disent être à l’œuvre dans le monde pour un nouvel âge de l’Homme. Un Homme en quête de Dieu, en attente de la Liberté.

Croyants et incroyants affirment que tout sur la terre doit être ordonné à l’Homme. Avec des différences selon qu’il s’agit de la Science, de l’Ecologie, ou des philosophies orientales. Mais la condition humaine de l’Homme n’est pas réductible à sa position dans le cosmos ni à sa place dans l’évolution. L’Homme est un point infinitésimal dans l’univers qui l’entoure, mais c’est ce petit point qui déchiffre le cosmos ! L’Homme n’est pas réductible à sa description naturelle. Il a reçu le don d’amour et la vocation à aimer et à se donner. Jean-Paul II l’a redit : « l’Homme n’est pas qu’une réalité fonctionnelle ». Il n’a pas été créé « solitaire » mais « solidaire » ! « Homme et Femme il les créa ».
Homme de foi et Homme de Dieu dans un monde « laïque », il nous faut écouter le Christ, verbe incarné, célébré dans les sacrements, et présent dans l’Homme.

Les libertés humaines cherchent leur accomplissement avec ou sans Dieu. L’humanité prend conscience de sa fragilité dans l’univers. L’énigme des espaces infinis (« Univers » ou « Multivers ») rendent absurde la condition humaine. Notre condition ressemble à celle d’Abraham parcourant des espaces désertiques pour aller vers la terre promise. Il suit cette voix familière qui lui parle au cœur. Le sens de chaque vie humaine ne se révèlera qu’à la résurrection bienheureuse.

Le Concile à travers ses débats sur l’Homme, sur la foi et la science, sur les relations Etat et Eglise, sur la foi chrétienne et les religions du monde a voulu instaurer un dialogue vrai et ouvert. Un dialogue qui n’abolit pas les contradictions modernes car l’Evangile demeure un signe de contradiction. 50 ans après le Concile nous découvrons plus d’aspects positifs que ce que l’on croyait en 1968 ! Ce fut une bonne semence, même si elle pousse lentement. Elle croît !

Propos recueillis par Jean Muller lors de l’intervention du cardinal André Vingt-Trois sur le thème « L’Homme est la route de l’Eglise ».





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Publié le : 29.03.2012 14:28