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galet Le 15 août 2009 fêté avec ferveur sur notre diocèse

Samedi 15 août 2009, de très nombreux fidèles se sont rendus en pèlerinage sur les lieux mariaux de notre diocèse : Notre dame de l’Hermitage, Notre Dame de Cotatay ou Notre-Dame du Genêt d’Or à Valfleury où Mgr Dominique Lebrun présidait la messe solennelle.

Valfleury : plus de 4000 personnes

- A lire : homélie de Mgr Dominique Lebrun, 15 août 2009 à Valfleury

Photo Le Progrès Affluence record au sanctuaire de Valfleury pour ce 15 août avec près de 4000 fidèles. L’évêque du diocèse, Mgr Dominique Lebrun, a célébré la messe solennelle de la fête de l’Assomption en plein air devant 600 à 700 personnes réunies dans le pré des Pères. Autour de lui, deux chevaliers de Malte et sept prêtres dont cinq jeunes Lazaristes. Toute la journée, les pèlerins, pour la plupart originaires de la Loire et du Rhône, ont afflué dans l’église, pour prier et déposer leurs intentions de prière, brûler des cierges et rencontrer les prêtres.

L’histoire légendaire de Notre Dame du Genêt d’Or : « Un jour aux environs de Noël, vers l’an 800, un berger de la Goutelle conduisant son troupeau avait vu avec étonnement, à la source même de la Dureyze, un genêt tout en fleurs ; il en avait doucement écarté les branches, et, ô merveille, il y avait, au milieu, une statue de la Sainte Vierge assise sur un trône et tenant son petit enfant sur les genoux. Chacun voulut voir là, un prodige. On en informe le curé voisin, messire Rimaud (…) ; celui-ci, tout heureux, fit transporter la statue miraculeuse dans son église, à Saint-Christo. Les gens du pays arrivèrent en foule pour la vénérer, et à la nuit les portes de l’église furent soigneusement fermées. Grand émoi le lendemain ! La statue n’était plus là, et les portes étaient restées fermées ! On la retrouva avec admiration là où le berger de la Goutelle l’avait découverte la veille, et on comprit qu’elle voulait être honorée en ce lieu.
On lui éleva vite une chapelle, à l’endroit qu’elle avait choisi ; trop vite même, car cette chapelle s’écroula bientôt, un jour de Noël, après la sortie des Vêpres, sans faire aucune victime. » (Cf. récit fait par le Chanoine Berjat, Notre Dame de Valfleury, Lyon, 1931). Source : site du sanctuaire de Valfleury
Outre le très ancien pèlerinage du 15 août, tout au long de l’année un bon nombre de pèlerins viennent se recueillir au sanctuaire de Notre Dame de Valfleury.

Prier pour la paix à Cotatay

Trois cents personnes ont célébré la fête de l’Immaculée Conception à la petite grotte de Cotatay sur la commune du Chambon Feugerolles. Après le chapelet entrecoupé de lectures de l’Evangile, une messe en hommage à la Vierge Marie a été célébrée par le Père Yves Pelen, curé de la paroisse Sainte Marie en Ondaine. La célébration s’est terminée par un lâcher de deux pigeons blancs ressemblants à des colombes, symboles de paix.

La petite histoire de Cotatay débute dans la chapelle de la Sauvanière durant l’été 1873 quand le Révérent Père Jullien qui célèbre la messe dit avoir entendu un appel lui commandant d’élever un lieu semblable à celui de la grotte de Massabielle à Lourdes afin d’y honorer la Vierge « au milieu des ouvriers ». Mr Antoine Denis, honoré depuis, semble-t-il, par une dédicace dans la chapelle, offrit une parcelle de terre en bordure de chemin et l’excavation naturelle qui s’y trouvait fut aménagée. Un premier autel de bois y fut placé, remplacé plus tard par celui de Lourdes qui fut incendié en 1981. Une grille provenant du tombeau de Saint-Régis à la Louvesc protégeait l’entrée de la grotte. Seule sa partie basse s’y trouve encore.
La grotte fut inaugurée le 26 avril 1874 par Mgr Jamot, évêque de Sarepta et vicaire apostolique du Canada (de passage à Lyon). 2500 personnes (ou plus de 5000 selon un rapport de police) assistèrent à la bénédiction et à la pose de la statue de l’Immaculée Conception. Depuis, une autre statue représentant Bernadette Soubirous agenouillée a été ajoutée. La grotte, profanée en 1901 et endommagée à plusieurs reprises par des inondations, reste aujourd’hui un lieu de pèlerinage ou de visite très fréquenté, comme en témoignent les nombreux cierges qui y brûlent et les messages à la Vierge glissés dans les interstices du rocher.

1600 pèlerins à Notre Dame de l’Hermitage

Photo Frédéric Chaland Dans ce lieu du Haut Forez, à proximité de Noirétable, la fête de l’Assomption a été célébrée dès le vendredi soir par une procession mariale jusqu’à la chapelle et la source durant laquelle les fidèles entonnèrent chants à la Vierge Marie et "Je vous salue Marie". Une procession à travers bois renouvelée le lendemain après la messe présidée par Mgr Michel Mouisse, évêque de Périgueux qui a réuni près de 800 pèlerins. Notre Dame de l’Hermitage sera de nouveau en effervescence le 8 septembre pour la fête de la Nativité.

Selon la tradition, c’est à cet endroit précis qu’est apparue la Sainte-Vierge à un mystérieux « grand pécheur ». Selon l’histoire la plus répandue, il s’agirait d’un des massacreurs de la famille d’un seigneur d’Urfé. En effet au château des Cornes d’Urfé, les domestiques passèrent au fil du couteau toute la famille, à l’exception d’un bambin auquel, toujours d’après la tradition, les assassins donnèrent le choix entre une pomme et une piécette. Le choix du fruit lui laissa la vie sauve. Un des meurtriers, fuyant la justice, trouva refuge dans les bois noirs où la Bonne Mère lui apparut et lui demanda, pour le salut de son âme, de faire pénitence. Il devint le premier ermite de ces lieux. La première église (construite non loin de la source et de sa chapelle) fut desservie par les Bénédictins de Noirétable dépendant de Cluny. Le monastère à l’emplacement actuel fut achevé en 1669 au prix d’efforts considérables.
La statue de Notre-dame-de-l’Hermitage (une œuvre de la fin du XIIe siècle) perdue à l’époque de la Révolution a été retrouvée en juin 1969 au hameau de Grandris (Saint-Didier) ; transférée à la Diana en novembre 1978, elle fut restaurée par Louis Bernard en 1979 et rendue à l’Hermitage le 2 septembre 1979

Photo Frédéric Chaland

Photo Frédéric Chaland

Photo Frédéric Chaland

Que fête-t-on le 15 août, jour de l’assomption ?

Un dossier proposé par le diocèse d’Arras





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Publié le : 17.08.2009 12:15 - Mis à jour le : 07.06.2010 15:09