Accueil > Actualités > Toutes les actualités
Chaîne d’Adoration eucharistique continue pour le diocèse

Don en ligne

Rejoindre le Monastère Invisible

galet Laurent Grzybowski : chanteur chrétien engagé

Une guitare, une voix et un coeur, Laurent GRZYBOWSKI l’empêcheur de chanter en rond sillonne depuis vingt ans les routes de France et d’Europe pour chanter la paix et la fraternité

Persuadé qu’une chanson peut changer le monde, Laurent Grzybowski sillonne depuis vingt ans les routes de France et d’Europe pour chanter la paix et la fraternité : 40 000 km par an, soit le tour de la terre chaque année ! Marié, père de quatre enfants, cet auteur-compositeur interprète ses propres chansons en concert et anime de grands rassemblements : Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), Frat des lycéens, rencontres d’aumônerie ou de scoutisme, Pèlerinage national à Lourdes… Il participe également à de nombreuses manifestations artistiques.

Né en 1961, à Paris, issu d’une famille catholique de cinq enfants, Laurent a découvert l’amour du chant dès son plus jeune âge. A 6 ans, il intègre un célèbre choeur liturgique, fondé par le père Joseph Gelineau à l’église Saint-Ignace : la chorale Mini-Hosanna. Il en deviendra l’un des solistes attitrés. Dans le même temps, il connaît la joie de chanter les psaumes, comme servant d’autel, au cours de la messe dominicale dans la paroisse où il a été baptisé, à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou.

Après quinze années de pratique vocale et instrumentale (guitare et percussions), il se lance dans l’animation liturgique et décide de consacrer une large partie de son temps à l’écriture et à la composition musicale. Formé à la pastorale liturgique et sacramentelle par les jésuites Martial Rahialavy et Didier Rimaud, et par l’organiste Jacques Berthier, il devient l’élève de Jo Akepsimas (pour la musique) et de Gaëtan de Courrèges (pour le chant). Devenu membre de l’équipe nationale du Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ), il enregistre ses premières chansons en 1986, et commence ses tournées en 1988. Depuis, de nombreux mouvements et diocèses ont choisi de faire appel à ses talents de chanteur et d’animateur.

Aujourd’hui, son répertoire est double : religieux et profane. Il est, à cet égard, l’un des rares artistes a se situer au carrefour de la liturgie et de la chanson chrétienne, aussi à l’aise sur une scène qu’au service de la messe. Soucieux d’améliorer la qualité des célébrations chrétiennes, cet amoureux des belles liturgies consacre une large partie de son temps à former des jeunes et des moins jeunes à l’art de célébrer. Fort de son expérience et de ses connaissances liturgiques et sacramentelles, Laurent joue également un rôle de conseil, auprès des communautés et des paroisses qui le lui demandent, pour mettre en ?uvre des célébrations qui soient à la fois festives, profondes et conviviales. Auteur-compositeur, il est considéré comme l’un des principaux noms de la liturgie actuelle et a déjà créé une centaine de chants pour les rassemblements. Parmi les plus connus : « Dieu est une fête », « Tu fais de nous un peuple de témoins », « Prenons le large », « Marie, témoin d’une espérance », « Porte ouverte à qui viendra », « Mille raisons d’espérer »... Plus qu’un simple exercice esthétique, le fait de chanter ensemble représente, pour lui, une véritable expérience spirituelle. « Chanter, ce n’est pas prier deux fois, mais trente-six fois ! », a-t-il coutume d’avancer.

Dans le registre de la variété, ses chansons s’inspirent de ses voyages et de ses rencontres tout autour de la planète. Car ce chanteur est également journaliste : loin de se contenter de décrire le monde, il voudrait contribuer à le transformer. « Comme les médias, la musique est un formidable moyen de communication », dit-il. « C’est un langage universel qui permet de franchir les frontières. A l’heure où certains ne parlent que de murs et de barbelés, je voudrais, dans mon métier de journaliste comme dans mon activité de chanteur, ouvrir des voies et bâtir des ponts ». Le dialogue des cultures et des religions plus fort que le choc des civilisations... Nourris de l’actualité, ses textes sont un appel à vivre ensemble, dans le respect des différences. Très marqué par le reportage qu’il a effectué au Rwanda, pendant le génocide de 1994, où il a côtoyé la haine et la misère humaine, ce journaliste-chanteur vient de publier son huitième album, au titre évocateur : « Mille raisons d’espérer ». Mais pas question pour cet homme, qui déborde d’énergie et d’enthousiasme, de tomber dans l’angélisme ou la naïveté. « Mon travail d’information m’oblige à voir la réalité en face. Pourtant, comme chrétien, j’ai envie de regarder « au-delà » et de faire mienne cette parole de Gandhi : Un arbre qui s’abat fait beaucoup de bruit, toute une forêt qui germe, on ne l’entend pas. »

JPEG - 55.9 ko
Laurent Grzybowski

Même s’il attache beaucoup d’importance au « plaisir de la rencontre » et au fait de chanter ensemble, gratuitement, « comme on partage un bon repas », ce quadragénaire ne peut dissocier cette activité de son désir de transformer le monde. Plus qu’une passion, la chanson est pour lui un moyen de résistance, un engagement « politique », au sens le plus large du terme. En 1996, lors d’un voyage pour la paix en Israël et en Palestine, l’arabe Yasser Arafat et le juif Shimon Pérès ont entonné avec lui le même refrain : Salam ! Shalom ! Son engagement, lié à son métier de journaliste, l’a aussi conduit dans des lieux hautement symboliques, souvent inattendus. De l’université arabe de Bethléem à la basilique Saint-Pierre de Rome ; de la cathédrale Notre-Dame d’Alger à l’église des Invalides à Paris ; des rues de Wroclaw en Pologne, en pleine guerre froide, aux rives du Gange à Bénarès, en Inde ; des bidonvilles de Sao Paulo à la cathédrale de Douala, au Cameroun ; de la chapelle du camp d’Auschwitz à la basilique Saint-François à Assise, Laurent Grzybowski n’a jamais renoncé à chanter sa foi en l’homme et en Dieu. Militant du dialogue interreligieux, il est sans doute l’un des rares à avoir été invité à interpréter ses propres chansons dans des mosquées ou dans des synagogues. Reçu en visite privée au Vatican, avec l’équipe nationale du MEJ, il a même contribué à faire chanter Jean-Paul II.

Proche des jeunes, dont il connaît bien les rêves, les blessures et les espoirs, Laurent est un de ces témoins qui ne cherche pas à « convertir » ceux et celles qu’il rencontre, mais à « éveiller » quelque chose en eux. Et ça marche ! Alors qu’il a déjà donné plus de 800 concerts, en vingt ans, et vendu près de 70 000 albums, son calendrier est toujours plein un an à l’avance. Pas de quoi lui prendre la tête : cet empêcheur de chanter en rond cherche toujours à garder un langage simple et des moyens adaptés pour répondre aux appels qu’il reçoit. Même si vous n’arrivez pas à prononcer son nom (dites Jibofski !), vous aurez envie de reprendre avec lui ses chansons, qui ont le don de réveiller, en chacun, des énergies insoupçonnées. « Des milliards de chemins », « Des signes de fraternité », « Ouvrez tous ces verrous fermés », « Vivre debout ! » font partie de ses nombreux tubes. Une guitare qu’il aime faire vibrer, une voix chaude et sincère, une personnalité directe et rayonnante, Laurent finit toujours par allumer le feu. Qui l’écoute ne peut que se laisser ravir. « Ravir » veut-il aussi signifier « voler » ? Ne craignez rien ! Avec lui, un seul danger : que chacun se voit voler d’un peu de son indifférence.





Version imprimable de cet article Version imprimable


Publié le : 02.03.2011 20:59 - Mis à jour le : 30.09.2014 17:41