Accueil > Actualités > Toutes les actualités
Rejoindre le Monastère Invisible

Don en ligne

galet La révision des lois de bioéthique prévue en 2018 doit être l’occasion d’un vaste débat

Fin juin 2017, le conseil national d’éthique a rendu un avis favorable à l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.

COMMUNIQUÉ DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE

FACE AUX INQUIÉTUDES : UN DIALOGUE NÉCÉSSAIRE  : AVIS DU CCNE SUR LA PMA, LA GPA, LA CONSERVATION D’OVOCYTES

La Conférence des évêques de France (CEF) a pris connaissance de l’avis rendu le 27 juin 2017 par le CCNE (voir encadré plus bas). L’absence même de consensus au sein du CCNE montre qu’un large dialogue est encore nécessaire avant toute mesure législative. En lisant ce texte la CEF s’interroge sur différents points, et notamment :
- l’organisation d’une filiation sans père,
- l’instrumentalisation de l’enfant pour soulager une souffrance,
- la non prise en compte du bien de l’enfant,
- la reconnaissance d’un droit à l’enfant,
- le rôle de la médecine qui en viendrait à répondre à toute demande sociétale,
- les « conditions d’accès et de faisabilité » de la PMA ainsi élargie.

La Conférence des évêques de France prend acte de la position du CCNE contre la GPA et la conservation des ovocytes mais, avec d’autres, s’inquiète de ce que l’ouverture de la PMA, pour des raisons autres que pathologiques, conduise un jour à considérer comme éthique le fait que deux hommes aient accès à la procréation au nom de l’égalité entre les hommes et les femmes.

La révision des lois de bioéthique prévue en 2018 doit être l’occasion d’un vaste débat pour parvenir à un consensus sur la société que nous voulons. Les catholiques sont prêts à y prendre toute leur part.

http://www.eglise.catholique.fr/esp...

L’assistance médicale à la procréation (AMP) recouvre un ensemble de techniques, conçues par le corps médical, puis organisées par le législateur, pour répondre à des infertilités qui révèlent des dysfonctionnements de l’organisme. Les demandes sociétales[1]d’accès à l’AMP reposent sur la possibilité d’utilisation de ces techniques à d’autres fins que celle du traitement de l’infertilité liée à une pathologie. On assiste, en effet, à une augmentation des demandes de recours à l’AMP qui ne s’exprimaient pas jusqu’alors, ou très marginalement, portées à la fois par les évolutions de la société, de la loi française et des lois de certains pays étrangers, et celles de la technique.

C’est dans ce contexte que le CCNE a souhaité mener à nouveau une réflexion sur les demandes sociétales d’AMP dans leur ensemble. La réflexion éthique porte sur trois de ces demandes : (1) l’autoconservation ovocytaire chez les femmes jeunes ; (2) les demandes de recours à l’AMP par des couples de femmes et des femmes à titre individuel ; (3) les demandes de gestation pour autrui, de la part de couples hétérosexuels, mais aussi de couples d’hommes et d’hommes seuls.

Le CCNE a développé une méthode d’analyse de ces différentes demandes de recours à l’AMP, dans l’intention de proposer des repères et des critères généraux pour éclairer la réflexion éthique. Il s’agit, d’une part, d’éléments techniques et biologiques, d’autre part, de changements dans l’organisation des relations humaines qui s’inscrivent dans le processus. Cette méthode - exposée dans ce chapitre, appliquée ensuite pour chaque cas et chaque technique - permet d’identifier et d’expliciter les principaux questionnements à la source des points de vue sur les nouvelles demandes d’accès aux techniques en matière de procréation.

[1]Une indication sociétale concerne une demande qui s’affranchit des indications spécifiques autorisées par la loi, c’est-à-dire des infertilités d’origine pathologique.

http://www.ccne-ethique.fr/fr/publi...





Version imprimable de cet article Version imprimable


Publié le : 17.07.2017 09:29 - Mis à jour le : 17.07.2017 09:43