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galet LE CONCILE VATICAN II A 50 ANS !

LE CONCILE VATICAN II A 50 ANS !

Parler d’un concile en quelques lignes est une gageure quand on sait que de nombreux livres ont été écrits à son propos. Peu importe, entrons dans le vif du sujet.

Le 25 janvier 1959 en l’église Saint-Paul-hors-lesmurs, les mitres des cardinaux et évêques présente, soudain, se mirent à trembler, et dans les cervelles épiscopales une tempête se leva : le Pape Jean 23 venait à la stupeur générale, d’annoncer la tenue d’un concile qu’il veut oecuménique (ouvert à tous) et pastoral (il n’y aura ni condamnations, ni définitions de dogmes à la différence des conciles précédente).

N’oublions pas qu’en arrivant au Vatican Jean 23, nouveau pape, s’empresse d’ ouvrir les fenêtres de son bureau en disant, paraît-il : " Et maintenant un peu d’air frais !"c’est que l’Eglise vit de mauvais jours elle est malade d’inertie on peut dire que la barque reste au port alors que Jésus a dit : " Passons sur l’autre rive et ils gagnèrent le large..." Luc 8/22)

Les débuts du concile furent douloureux, en effet tout avait été préparé par les prélats de la curie il ne restait plus qu’à signer et communiquer, sans même discuter mais il y eut la réaction vive de quelques évêques dont le cardinal Liénard et le cardinal Suénens, ainsi que deux autres. Bien vite une opposition se constitua demandant que les évêques euxmêmes se concertent pour établir le programme.

Tout ne fut pas simple : une autre opposition se constitua qui freina les débats sur un certain nombre de pointe : le pape alors pariera de prophètes de malheur. Comme toujours et partout, on ne veut surtout pas bouger. C’est comme si on disait : "J’ai la voiture de mon grand-père elle date de 1914 mais elle marche toujours alors pourquoi changer ? Chez nous à la maison nous nous éclairons au pétrole et à la bougie et ça va très bien, alors pourquoi changer ?"

Bref, malgré cette opposition, qui perdure, le concile a poursuivi son travail de rénovation, ouvrant des perspectives nouvelles : grande place accordée au laïcat, restauration du diaconat, ouverture et dialogue avec et les autres religions, réformes indispensables de la liturgie et surtout abandon du latin devenu langue morte et l’adoption des langues diverses. C’est là le résultat le plus visible du concile Vatican II.

Il y eut bien d’autres choses plus importantes mais moins spectaculaires : apprendre à connaître le terrain pour que le message évangélique puisse porter du fruit, apprendre aussi à ruminer la Parole de Dieu, à lui donner toute son importance, invitation faite à des observateurs (protestante, orthodoxes) invitation élargie à des laïques, et même à des femmes ! Ouverture et dialogue avec les autres religions, respect à leur égard.Le monde entier était à l’écoute !

Et maintenant 50 ans après où en sommes-nous ? L’Eglise comme Jésus au désert, connaît toujours les tentations : la peur, le repli sur soi.

La société évolue très très vite, il y a du bon grain et de l’ivraïe ! Face à cela, célébrer le concile, c’est un appel non pas à faire un joyeux anniversaire qui n’engage à rien, mais c’est un appel à poursuivre la Mission pour laquelle nous avons été choisis est envoyés... Tous !

Un appel à vivre une double fidélité : fidélité au monde des hommes, fidélité à Dieu. " que votre oui soit oui ! Que votre non soit non !" (Mt 5/37)

Aujourd’hui des voix s’élèvent pour proclamer un souhait :" vite un autre concile !". Le cardinal Martini qui vient de décéder a déclaré  :" l’Eglise a 200 ans de retard !". Le concile nous aura appris qu’il nous faut toujours s’ouvrir au monde tel qu’il est fait non pas le juger mais apprendre à le connaître et à l’aimer comme Dieu l’aime.

L’Eglise fera-t-elle, comme le jeune homme riche qui ayant peur de perdre ses privilèges s’en alla tout triste retournant à son inertie, ou fera-t-elle comme Jonas qui refusa d’aller affronter Ninive et y proclamer la Parole de dieu.

Ou bien l’Eglise reprendra-t-elle les paroles de Pierre : "Seigneur à qui irions-nous ? Tu possèdes les paroles de la vie éternelle." ou encore : "Sur ta Parole je jetterai les filets." (Luc 5/5) Et si l’Eglise - NOUS - prenait exemple sur Marie dont la vie s’appuie sur 3 verbes :

  • Fiat = Oui,
  • Stabat = debout au pied de la croix
  • Magnificat = Magnifique est le Seigneur.

Seul, pour Marie, demeure le dernier verbe !

Attention, attention : nos paroisses sont comme l’Eglise, malades d’inertie !

Prendre quelques doses du Concile serait une excellente thérapie !

"Mais, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ?" (Luc : 18/8)

La réponse nous appartient.

Paul Rambaud Fait le 8 Septembre 2012 en la fête de la Nativité de Marie.

Au Fil des Relais N°62 - paroisse Sainte Marie-Madeleine en Gier





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Publié le : 11.02.2013 13:49