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galet L’Eglise a pour mission de fortifier l’homme intérieur

Dans notre société, la santé et la guérison sont des questions prégnantes. Les dépenses de la santé explosent, de plus en plus de personnes prennent des antidépresseurs. On sent un mal-être. Beaucoup de gens s’adressent aux médecins et aux psychothérapeutes. Mais parmi eux se mêlent des propositions qui mettent en cause la liberté des personnes. Derrière, il y a une emprise. Certains stages de guérison coûtent très chers. C’est une manière aussi de faire du commerce.

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Notre volonté, en tant que Pastorale des Nouvelles Croyances et des Dérives Sectaires, c’est d’opérer un discernement. Qu’y-a-t-il derrière cette quête de la guérison à tout prix ? Au cours d’une rencontre nationale, un médecin a essayé de répondre, puis un psychanalyste, une magistrate qui nous a mis en garde sur la liberté du sujet. On nous a fait comprendre que la personne malade, soit psychiquement soit physiquement, a tendance à s’isoler et que si ces groupes ont du succès, c’est qu’ils savent les rassembler. Ils savent répondre à leur attente. C’est donc un appel à remettre la question de la guérison au cœur de l’Eglise. Elle fait partie intégrante de la mission de l’Eglise. D’où la réflexion du frère Patrick Pretot, o.s.b., liturgiste, et de l’exégète Jean-François Baudoz, sur la question de la guérison dans le Nouveau Testament et la fugure du Christ.

La mission de l’Eglise est de faire en sorte que ces personnes soient davantage reliées à la communauté chrétienne, qu’on retisse des liens avec eux et qu’ils aient toute leur place au sein de nos communautés. L’Eglise a pour mission de fortifier l’homme intérieur. Un malade a beaucoup plus de chances de s’en sortir s’il a des motivations intérieures. On nous a dit d’ailleurs qu’un grand facteur de guérison est que le malade se prenne en charge lui-même. Pour fortifier l’homme intérieur, l’Eglise propose les sacrements, la Parole de Dieu, des retraites et des récollections. Tout ce qui se fait aujourd’hui pour fortifier la vie spirituelle me semble très important pour rejoindre cette attente de nos contemporains. Derrière la recherche de guérison, c’est un refus, un déni de la souffrance. La souffrance fait partie de l’expérience humaine. Et plus que la quête de guérison, peut-être l’homme cherche-t-il finalement le salut. Et c’est sans doute la piste que nous avons à approfondir en Eglise. On ne propose pas simplement la guérison, c’est le Christ qui vient à la rencontre de l’homme pour le sauver.

Que faire concrètement ?

C’est une question qui concerne toute l’Eglise. Cette question doit être davantage prise en charge de manière transversale entre les différents services. J’ai invité les services à travailler en partenariat. C’est dans l’esprit de la réforme de la Conférence des Evêques de France : que les différentes instances travaillent ensemble !

Mgr Michel Santier (évêque de Créteil et Président du Conseil pour les Relations interreligieuses et les Nouveaux Courants religieux.





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Publié le : 16.08.2011 11:17