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galet Journées Inter-Églises à Cellieu : un temps de dialogue avec les missionnaires

Dans le cadre de la journée Inter-Églises, comme chaque année, l’équipe de la Coopération Missionnaire organise une rencontre pour tous les acteurs de la mission universelle qui oeuvrent dans notre diocèse ou à l’étranger. La rencontre a eu lieu dimanche 26 juin 2011à Cellieu.

Après la célébration eucharistique durant laquelle furent célébrés les 40 ans d’ordination du père Georges Paquet, l’après-midi s’est poursuivie par une table ronde avec des missionnaires en congé ou venus d’autres pays. Ils ont échangé autour de la notion de "famille". [1]

Autour de la table

Trois religieuses de la Sainte Enfance engagées en Afrique.

  • Sœur Marie-Pierre BONNARD originaire de Fontanès, en mission depuis 5 ans en Guinée Conakry ? Elle est enseignante (Bible et morale) au séminaire pour l’année propédeutique. Leur communauté assure aussi de l’animation rurale et scolaire des enfants qui, soit n’ont pas été scolarisés, soit n’ont pas appris à lire dans les écoles publiques car le niveau est très très bas.
  • Sœur Malou DERORY originaire de Saint-Just-en-Bas, en mission au Burkina Faso, à Banfora. Elle s’occupe de l’accompagnement des veuves et assure une présence en quartier populaire. Sa communauté forme aussi les jeunes professes.
  • Sœur Marie-Jo FAYOLLE, originaire de Saint-Romain-en-Jarez, en mission à Ouagadougou au Burkina Faso elle s’occupe des novices.

Trois prêtres étaient également invités à cette table ronde, ainsi qu’un religieux.

Gustave Mombo, prêtre Fidéi Donum en France

  • Père Gérard CHABANON (père Blanc) originaire du Puy en Velay a été en mission en Tanzanie pendant 20 ans. Il va partir en Ouganda en septembre prochain pour un ministère essentiellement de rencontre au milieu d’un peuple semi-nomade, non chrétien.
  • Père Georges PAQUET originaire de Cellieu, ancien missionnaire en Tanzanie en milieu rural ; il vit maintenant à Paris où il s’occupe de l’accueil des Migrants et des personnes en difficulté au sein du Secours Catholique.
  • Père Gustave MOMBO, prêtre Fidei Donum de République Démocratique du Congo . Il est arrivé en France en 2007 à Lille puis à Saint-Chamond en 2008 afin de poursuivre des études pour le développement local à l’Université Catholique de Lyon.
  • Frère Gabriel MURATET (communauté des pères Blancs), ancien missionnaire au Burundi.

Savoir ce que « famille » veut dire dans d’autres culture : témoignages

Au Burkina, beaucoup de filles de 14 ans sont déjà mamans… La notion de famille en Afrique, ce ne sont pas seulement les parents et les enfants, mais plus largement, les frères, les sœurs et toutes les personnes de la même lignée. En Guinée, les gens demandent même l’autorisation aux religieuses de donner leur prénom à un enfant à sa naissance, ce qui a pour conséquence l’entrée dans la famille de la religieuse qui aura, de ce fait, une responsabilité particulière auprès de cet enfant.

En RD Congo, le père Gustave distingue deux niveaux : l’appartenance tribale et l’appartenance du clan. L’enfant n’est pas seulement celui de son père et de sa mère biologiques, il est aussi l’enfant des oncles et tantes qui se sentent une responsabilité envers lui (par exemple l’envoyer à l’école ou lui payer des études si les parents n’ont pas les moyens).

Les missionnaires présents nous ont aussi fait remarquer qu’il y a actuellement dans les pays où ils sont, une perte du sens de la solidarité, surtout dans les villes, mais aussi dans certains villages où parfois des personnes âgées sont seules et un peu abandonnées parce que les membres de leurs familles sont occupés à d’autres tâches quotidiennes lourdes. La montée de la paupérisation est aussi une cause de l’éclatement des familles (poids de la dot pour les jeunes couples).

L’Eglise à le souci de la famille ; le concile pour l’Afrique l’a rappelé.

Dans certains pays, les futurs prêtres « passent » dans plusieurs paroisses en stage et les paroissiens sont invités à faire un « rapport ». Lors d’une ordination sacerdotale, ce sont les parents qui présentent leur fils à l’évêque ; idem pour les religieuses.

En Guinée, des sessions « Cana » sont proposées à des couples pour former à l’éducation des enfants et à la vie à deux. Des sessions « Jéricho » forment quant à elles des jeunes à la vie chrétienne. Au Burkina, beaucoup de filles de 14 ans sont déjà mamans… En France, il y a beaucoup à faire pour l’éducation à la sexualité, à l’amour et à la fidélité. Les filles sont mères moins tôt parce qu’il y a souvent avortement.

En Afrique, l’église est présente à la famille à travers les communautés chrétiennes de base (CCB) où des chrétiens se réunissent et où l’on aborde les problèmes (travail, éducation, religion, deuil, etc…)

Gustave souligne l’importance de l’écoute en Afrique  : savoir écouter l’autre avec un à priori favorable lorsqu’il vient exposer son problème ; prendre le temps et laisser faire le temps dans les relations humaines.

Geneviève Boeuf, responsable du service de la Mission Universelle de l’Eglise (Coopération Missionnaire )

 Journée Inter-Eglises en lien avec le thème de la semaine Missionnaire mondiale 2011 : l'Océanie.

photos /©G. Boeuf


[1] Questions de la table ronde : 1. "Savoir ce que « famille » veut dire dans d’autres cultures" 2. "Nous demander ce que vivent et transmettent les familles ?" 3. Réfléchir : quels liens entre « église » et « famille » ?




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Publié le : 30.06.2011 14:32 - Mis à jour le : 31.05.2012 15:52