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galet Il se prépare au séminaire...

Arnaud, séminariste en formation, en stage sur la paroisse Saint Paul en Forez Donzy parle de son cheminement jusqu’au séminaire.

Interview proposée sur le bulletin ENSEMBLE, paroisse Saint Paul en Forez Donzy, Feurs.

Arnaud, pouvez-vous nous parler de votre enfance et de votre jeunesse, dans quel climat avez-vous grandi ?

« J’ai grandi à Saint-Chamond entouré de mes parents et de mon frère. Ma mère nous a transmis sa foi et nous a mis au catéchisme dès notre plus jeune âge.
A quatorze ans, en priant seul dans ma chambre, j’ai découvert la proximité d’un Dieu qui m’aime, une personne à qui on peut s’adresser. Et j’ai aussi commencé à me poser la question de la vocation, notamment à travers un pèlerinage à Assise, avec l’aumônerie du collège, en voyant des hommes donner toute leur vie à Dieu.
Après le lycée, je suis rentré en faculté de droit. La question de la vocation était toujours plus ou moins présente mais je l’évacuais autant que je le pouvais.
J’ai terminé mes études et j’ai été embauché dans un office notarial. J’ai alors pu apprendre un métier et découvrir la réalité du monde professionnel.
A cette époque, l’épisode du jeune homme riche (Mt 19,16-22) revenait souvent dans mon cœur. Je m’attristais de voir ce jeune homme refuser la proposition de Jésus et pourtant cela ne me plaisait pas du tout que Dieu puisse m’appeler à tout laisser pour le suivre.

Quel a été l’élément déclencheur de votre vocation ?

En 2011, une rencontre avec les frères maristes m’a aidé à avancer. Un frère rwandais m’a accompagné quelques temps, puis j’ai demandé à aller un peu plus loin et les frères ont accepté que je passe un temps plus long au sein de la communauté pour découvrir la vie religieuse mariste. J’ai alors pris un temps de disponibilité avec mon travail.
A la fin, une retraite selon les exercices spirituels de Saint Ignace m’a permis de comprendre qu’il était bon que je vende mon appartement et laisse mon travail. Tout s’est fait très vite. Mais je me sentais tiraillé intérieurement quant à poursuivre la formation avec les frères maristes et j’ai décidé d’y renoncer. Mais l’attitude des frères à mon égard m’a permis de comprendre une chose fondamentale : Dieu nous conduit en respectant toujours notre liberté. Mon père spirituel m’a alors conseillé d’aller rendre visite à un de ses amis, prêtre à Pontoise, qui vivait avec d’autres prêtres.
J’y suis resté quelques semaines et cela a eu un effet déterminant : je les voyais servir le Christ et l’Église en étant prêtres, au service des hommes et des femmes, et cela les rendait profondément heureux.
Et après un séjour en Inde de trois mois dans un orphelinat, je suis entré en propédeutique, année de fondation spirituelle et de discernement, à Paray-le-Monial. Cette année a été très riche et à l’issue j’ai compris que le Christ m’appelait à rentrer au séminaire. Je suis actuellement en deuxième année de formation pour le diocèse de Saint-Étienne.

La présence de l’appel a toujours été présente dans votre parcours, quel est le message que vous aimeriez transmettre ?

Je me suis rendu compte que j’avais pu développer au long des années l’image d’un Dieu tyrannique et que cela était à l’origine de nombreuses peurs quant à la vocation. Je découvre depuis à quel point Dieu est venu pour nous guérir et nous montrer tout son amour, et qu’il veut notre bonheur.
Si j’ai un conseil à donner aux jeunes qui liront ce message : faites un petit pas pour connaitre votre vocation : si Dieu vous appelle à devenir prêtre, ou religieux-religieuse, ou au mariage.
Comme diraient St Jean-Paul II et Benoit XVI : « N’ayez pas peur ! Dieu n’enlève rien, il donne tout ! »
Arnaud





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Publié le : 09.05.2017 09:19