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galet Homélie du 1er janvier 2014 de Mgr Dominique Lebrun

En la Solennité de Sainte Marie, mère de Dieu.

Homélie

Solennité de Sainte Marie, mère de Dieu 1er janvier 2014 – Cathédrale Saint-Charles

Nb 6, 22-27 ; Ps 66
Ga 4, 4-7 ; Lc 2, 16-21

Frères et sœurs, huit jours après Noël, nous voici en compagnie de MARIE, de JOSEPH et des bergers. Les bergers repartirent ; ils sont fidèles à ce qui leur a été annoncé : ils racontent et ils louent Dieu. JOSEPH ne dit mot, du moins rien ne nous est rapporté.

Et MARIE ? Elle retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur (Lc 2, 19). C’est une première leçon pour nous : nous croyons en JESUS, nous croyons que le Fils de Dieu a pris chair en notre humanité. Nous avons sans doute installé une crèche chez nous ; nous avons échangé des cadeaux. Nous avons peut-être regardé quelques spectacles pleins de lumière à la télévision ou ailleurs … nous avons passé de bons moments - je vous le souhaite - en famille.

Quel temps avons-nous consacré à méditer sur cet événement qui est l’événement de l’histoire, l’avènement de notre salut ? Heureusement, me direz-vous, il y a quelques monastères ou personnes consacrées spécialisées dans la méditation … certaines sont présentes dans notre assemblée ; d’autres ont mis à profit ces jours pour faire une retraite. Remercions-les mais sans rester extérieur à ce mouvement d’accueil de la Bonne nouvelle à l’intérieur de nous même. Je ne crois pas que MARIE ait fait une retraite dans les jours qui ont suivi la naissance de Jésus ! Il s’agit de vivre comme elle les événements de l’intérieur. MARIE de Nazareth est devenue MARIE, Mère de Dieu. Elle a donné naissance au Fils de Dieu ; Le Fils est venu jusqu’à nous pour que toute l’humanité devienne, en son Fils, les enfants du Père. Le cœur de la Vierge MARIE s’élargit. Saint PAUL le dit aux Galates : Dieu a envoyé son Fils ; il est né d’une femme, il a été sujet de la loi de MOÏSE pour racheter ceux qui étaient sujets de la Loi et faire de nous des fils (4, 4-5).

Telle est l’origine de la fraternité entre les hommes sur laquelle le Pape FRANÇOIS a voulu méditer en ce 1er janvier dans son message pour la journée mondiale de la Paix.

« Celui qui accepte la vie du Christ - nous en sommes - et vit en lui, reconnaît Dieu comme Père et se donne totalement à lui, en l’aimant au-dessus de toute chose » (n. 3), dit le Pape. Et il poursuit : « L’homme réconcilié voit en Dieu le Père de tous et, par conséquent, il est incité à vivre une fraternité ouverte à tous ».

Aimons-nous le Père par-dessus tout ? Demandons à MARIE de méditer sur l’amour du Père pour nous et sur notre réponse d’amour. Que nos « notre Père » ne soit pas une prière parmi d’autres. Que nos journées soient des preuves d’amour filial. La preuve que vous êtes des fils, dit PAUL, c’est l’Esprit de son Fils, envoyé de Dieu, qui est dans vos cœurs et il crie vers le Père en l’appelant « Abba » (Ga 4, 6).

Nous avons faim de fraternité, fondement de la paix. Le Pape FRANÇOIS affirme : « La racine de la fraternité est contenue dans la paternité de Dieu. Il ne s’agit pas d’une paternité générique, indistincte et inefficace historiquement, mais bien de l’amour personnel, précis et extraordinairement concret de Dieu pour chaque homme (cf. Mt 6, 25-30) » (n. 3).

En ce premier jour de l’année, par l’intercession de la Vierge MARIE, mère de Dieu, confions notre monde en souffrance à la paternité de Dieu. Et demandons la grâce d’en percevoir les enjeux pour la vie sociale, politique et économique comme le développe le Pape FRANÇOIS dans la seconde partie de son message. En cette année électorale, en particulier européenne, je vous invite à lire cette partie du message.

Il conclut ainsi : « La fraternité a besoin d’être découverte, aimée, expérimentée, annoncée et témoignée. Mais c’est seulement l’amour donné par Dieu qui nous permet d’accueillir et de vivre pleinement la fraternité » (n. 10). Et il ajoute à l’adresse des chrétiens : « cette Bonne nouvelle réclame de chacun un pas de plus, un exercice persistant d’empathie, d’écoute de la souffrance et de l’espérance de l’autre, y compris de celui qui est plus loin de moi, en s’engageant sur le chemin exigeant de l’amour qui sait se donner et se dépenser gratuitement pour le bien de tout frère et de toute sœur » (Id.).

+ DOMINIQUE LEBRUN





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Publié le : 13.01.2014 10:35