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Que fête-t-on à l’Ascension ?

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galet Homélie de Mgr Dominique Lebrun, 1er dimanche de l’Avent 2011

Homélie de Mgr Dominique Lebrun, 1er dimanche de l’Avent 2011

Premier dimanche de l’Avent (B)
Cathédrale Saint-Charles – le 27 novembre 2011

Is 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7
Ps 79 ; 1 Co 1, 3-9 ; Mc 13, 33-37

Homélie

En ce premier dimanche de l’avent, il est bon de se faire secouer par le Seigneur ! Faites attention, dit Jésus en substance, ne soyez pas endormis au moment décisif, celui de ma venue. Veillez !

Il est clair que cet impératif répété –veillez !- ne signifie pas seulement « ne pas dormir ». L’homme qui est parti en voyage attend autre chose : Il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail et recommandé au portier de veiller (13, 34). Reprenons ces trois éléments.

Il a donné tout pouvoir à ses serviteurs. En venant sur terre –nous nous préparons à fêter cela à Noël- Dieu abandonne son pouvoir entre les mains des hommes ; Dieu vient redonner aux hommes sa confiance de toujours. Mais donner tout pouvoir n’est pas changer la nature profonde des hommes. Il vient lui-même réapprendre aux hommes à être serviteurs. Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir, disait Jésus (cf Mc 10, 45). Voilà notre pouvoir ! Servir !

Les évêques de France ont souhaité, pendant deux ans, mettre à l’honneur notre vocation chrétienne de serviteur. Pendant ces deux années qui commencent aujourd’hui, vous entendrez parler de Diaconia, mot grec pour dire service. En sous-titre à cette démarche, les évêques ont ajouté : Servir la fraternité. Nous approfondirons.

Il a fixé à chacun son travail. Hier encore, des jeunes se préparant à la confirmation me demandaient si mon travail d’évêque était difficile ? J’hésite toujours à leur répondre. Ai-je un travail ? Est-ce difficile ? Je suis tenté de répondre non. Aujourd’hui, le Seigneur me dit à nouveau, vous dit qu’il y a pour chacun un véritable travail à condition de se souvenir du travail de Jésus lui-même, du travail de l’Esprit Saint, du travail de son Père : mon Père est toujours à l’œuvre, disait Jésus (cf. Jn 5, 17). Un travail qui n’est pas de l’ordre du gagner plus, un travail qui est de l’ordre de la transformation.

Comment, chacun, travaille-t-il à sa propre transformation, à la transformation de sa famille, de la communauté, de sa vie professionnelle, de la société ? Il faut pour cela prendre le temps d’y réfléchir, de se former, de faire un plan que nous appelons aussi résolutions. Au seuil de l’année liturgique, prenez cette semaine du temps pour accueillir personnellement la parole de Jésus : Il a fixé à chacun son travail.

Il a recommandé au portier de veiller. Tiens, y aurait-il quelqu’un parmi nous qui aurait ce poste particulier de portier ? Jésus a fait allusion à la porte du Royaume des cieux. Il y a bien une porte et une seule, et cette porte c’est Jésus. Le portier veille sur la porte. Nous avons à veiller sur le nom de Jésus. Il est bafoué par des non-croyants ou des mécréants, parfois sous prétexte d’œuvre artistique. Mais il est si souvent « tu » par nous-mêmes !

Jésus termine son exhortation en précisant : ce que je vous dis là, je le dis à tous : veillez  ! (13, 37). Or, veiller est la charge donnée au portier. Nous sommes donc tous des portiers de la porte qui est Jésus. J’ai envie de vous demander dès maintenant de ne plus parler de « Noël » ! Vas-tu fêter Noël ? Que feras-tu le jour de Noël ? Iras-tu à la messe de Noël ? Non, redisons la vérité de Noël : vas-tu fêter la naissance de Jésus ? Que feras-tu le jour de la naissance de Jésus ? Iras-tu à la messe pour la naissance de Jésus ? C’est autre chose, qui nous engage, qui engage dans la vérité.

Frères et sœurs, la venue de Jésus nous est promise : Veillez donc car vous ne savez pas quand le maître de maison viendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin (13, 35). Si le chant du coq est l’heure de la trahison, le matin est celle de la résurrection.

Prions le Seigneur avec beaucoup d’humilité pour que chaque trahison possible de notre Père nous ramène à la joie du pardon reçu. Prions le Seigneur pour vivre dans une grande confiance notre travail de serviteurs, tout près de la porte, tout près de Jésus.

+ DOMINIQUE LEBRUN
Evêque de SAINT-ETIENNE.





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Publié le : 27.11.2011 14:46 - Mis à jour le : 28.11.2011 13:36