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galet "Histoire de Judas" : le film au Méliès de Saint-Etienne

Tout le mois d’avril, projection du film "Histoire de Judas" au cinéma Le Méliès place Jean-Jaurès à Saint-Etienne. _ Ce film de Rabah Ameur-Zaimèche, a obtenu le prix du Jury œcuménique à Berlin et il est soutenu par La Croix.

Le réalisateur déclare : " Depuis mon enfance, Jésus a été pour moi un personnage important, qui m’a aidé à comprendre qui j’étais, qui je voulais être et Judas a une dimension tragique inouïe".

Tourné dans les paysages magnifiques du Sud-algérien, inspiré par les tableaux du Caravage et de Rembrandt, le film propose une vision personnelle, poétique et émouvante de l’histoire de Judas, l’intendant fidèle qui se défie de la parole figée qui peut devenir un instrument de domination et de soumission.

Ayant visionné ce film en projection de presse, nous sommes heureux de vous offrir la possiblilité de le voir et d’en discuter. Il sera ensuite visible pendant le mois d’avril au Méliès à Saint-Etienne.

Rabah Ameur-Zaimèche

Cinéaste atypique évoluant loin de tout cénacle, autodidacte ayant créé sa propre société de production à la fin des années 1990, Rabah Ameur-Zaïmeche s’est fait connaître des cinéphiles avec des films sobres et exigeants, qui ont très souvent trouvé leur place dans les grands festivals.

Subjectivité du regard

Avec ce nouveau long-métrage, le réalisateur et producteur, né en Algérie mais ayant grandi en France, se saisit avec audace de l’histoire du Judas, disciple de Jésus dont il refuse de faire « le traître ». Prenant de grandes libertés avec le récit biblique, assumant de dévier du mythe par la fiction, Rabah Ameur-Zaïmeche signe un film libre et dépouillé, qu’il faut évidemment recevoir dans toute sa subjectivité.

Un « acte poétique »

Cette vision décalée, à coup sûr, suscitera curiosité et débat. Répondant aux questions du public, à l’issue de la projection berlinoise, lundi 9 février, Rabah Ameur-Zaïmeche résumait par deux mots ce désir de film : justice et enfance. Justice parce qu’« on tue des Juifs depuis des milliers d’années au motif qu’ils sont responsables du crime de Jésus », confiait-il à la salle, estimant plus qu’urgent d’en finir avec cette vision.

Enfance parce qu’à cet âge « j’admirais le personnage de Jésus sans comprendre pourquoi il avait besoin d’un traître pour accomplir sa mission ». Ayant conservé la force de cette question-là, le réalisateur dit avoir voulu poser un « acte poétique plus que politique » : « il s’agit de rester aux aguets et de se méfier de toute « parole d’Évangile » qui prétend être vérité, afin de préserver le rêve qui est en nous. »

ARNAUD SCHWARTZ (Article publié dans La Croix du 11 février 2015





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Publié le : 17.04.2015 08:20 - Mis à jour le : 20.04.2015 08:47