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galet Histoire : 60 ans de fidélité ! L’ACO fidèle à l’intuition fondatrice….

1950-2010, soixante années d’histoire de l’Action Catholique Ouvrière (A.C.O.) ! Ces années de vie apostolique en Eglise s’enracinent dans la vie humaine d’hommes et de femmes du Milieu Ouvrier, du Monde Populaire, qui sur cette même période ont vu tant de bouleversements, de changements, pour eux, comme dans le Monde et dans l’Eglise….

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Equipes (archives)

L’intuition fondatrice de l’ACO. a traversé les années et donne aujourd’hui encore du souffle à ses membres. Les cellules ecclésiales de bases : équipes de Révision de vie, et son organisation diocésaine permet à ses membres de vivre leur foi de chrétien dans l’unité de leur être, par la présence à leurs frères, l’engagement comme citoyens dans les organisations de la société civile et dans le témoignage individuel et communautaire du message d’amour, de justice et de fraternité que porte l’évangile du Christ.

L’ACO est issus du fruit du travail des anciens jocistes désirant poursuivre le chemin d’éducation humaine et chrétienne, conduisant à des actions transformatrices dans la Classe Ouvrière. [1] Cela n’est pas sans lien avec la Doctrine Sociale de l’Eglise. Les réflexions conduites par des laïcs chrétiens et des prêtres en différent coins de France, se concrétisent au cours d’une journée d’études à Paris le 5 mars 1950. Le texte de constitution de l’ACO promulgué, par l’assemblée des Cardinaux et Archevêques de France, date du 14-15-16 mars 1950. Le concile Vatican II et la confiance renouvelée de l’épiscopat, malgré des turbulences, contribuent à cette présence vitale de l’Eglise dans la Classe Ouvrière.

Dès sa fondation, l’ACO enracine ses convictions dans le fait que la vie humaine est le lieu où Dieu se révèle. Les Écritures en témoignent, par son Incarnation Jésus-Christ rejoint tous les Hommes, il va jusqu’au bout de cet amour, dans le mystère de la Mort et la Résurrection ; alors par Lui toute vie prend une valeur, même celle qui est différente et la plus blessée. Ce chemin en monde ouvrier se vit, au fils des années, dans la vie ordinaire et dans la fierté d’appartenir à ce milieu, de contribuer à son Histoire avec d’autres qui ne sont pas croyants. Les membres de l’ACO sont animés par l’amour pour leur milieu, d’attention, d’écoute de la vie des hommes et des femmes du milieu ouvrier : sur les quartiers, dans les usines et lieux de travail, dans leur famille, ils tentent de créer une vraie fraternité et l’engagement collectif (syndical, familial, éducatif ou politique) sera une priorité pour répondre aux besoins vitaux, ainsi qu’à ceux de justice et de paix ici et dans le monde. C’est sur ce chemin de vie, qu’il est fait par chacun l’expérience d’être aimé de Dieu ; et retrouvant la dignité, grandissant en responsabilité, la vie en mouvement propose de reconnaitre que toute vie compte pour Dieu et que là se joue la participation à l’achèvement de sa Création. Le 30 septembre 1950, le compte rendu du comité diocésain mentionne : « ….Nous devons croire que Dieu est en travail constant dans le monde… Une promotion ouvrière sans Dieu c’est l’échec, elle manque au Christ et l’Eglise est mutilée s’il lui manque la classe ouvrière. … »

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Rencontre Nationale 1968

Au cours de ces soixante années, la conduite du mouvement traversera de multiples et différents débats d’orientation : Tenir à la fidélité au Christ et à l’Eglise et à la fidélité au monde ouvrier et à ses organisations est un défi qui sera sans cesse relevé. Bien évidemment comme dans tout groupe constitué, les ajustements et évolutions, induiront des erreurs, des oppositions, des affrontements, des débats idéologiques, des souffrances, des ruptures, des abandons… Cependant les laïcs responsables et leurs aumôniers trouveront avec leur mouvement les compromis nécessaires pour répondre aux questions du moment présent tout en restant fidèle aux intuitions fondatrices.

2011 : La crise financière et la situation économique et industrielle affectent notre pays et bien d’autres…Une réalité sans précédent bouleversent de nombreux repères. Le mouvement social de cet automne a révélé l’ampleur des incertitudes grandissantes, là, les membres de l’ACO étaient présents au côté de personnes non pressentit… De nouvelles manières d’agir surgissent timidement face aux évolutions du rapport au travail, à la famille… Les différences sociales demeurent, elles sont même grandissantes, et multi culturelles, créant la peur de régression possible… Aujourd’hui comme hier des hommes, des femmes, des jeunes et des enfants participent avec confiance à l’achèvement de la Création, toujours en devenir…

Pour le faire vivre l’ACO s’appuie sur ces quatre piliers :

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Terra Marie-Jo ©Défrade

¦ 1/ Faire révision de vie régulièrement en équipe, avec des récits de vie et des témoignages de vie sociale et professionnelle qui sont bien différents. Cette écoute de la vie, mise en confrontation avec l’évangile, permet de repartir autrement. Il se vit là un signe de l’unité du corps du Christ.

¦ 2/ Vivre un engagement, contribue à la transformation des obstacles et/ou injustices pour l’Homme. La traversée des souffrances, unis à celles du Christ deviennent chemins de libération.

¦ 3/ Se nourrir dans la vie sacramentelle, la prière personnelle et à plusieurs, la lecture de la Parole de Dieu, pour être des témoins et inviter à en faire l’expérience.

¦ 4/ Oser inviter ses relations, à des initiatives de partage collectif vécues dans un dialogue en réciprocité. Chacun exprime l’Espérance qui l’anime. Ainsi est rendu possible la mission d’Apôtre du Christ dans la vie ordinaire.

C’est pourquoi en 2011 l’ACO affirme encore : « Résiste, Espère, Ensemble choisissons la VIE ». Marie Jo Terra
Pour la revue diocésaine Eglise de Saint-Etienne n°522


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[1] La Jeunesse Ouvrière Chrétienne est née en 1927 en France, sous l’impulsion du Père Georges Guérin dans le sillage du Père Joseph Cadjin en Belgique.