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galet François Reynard : nouveau vicaire général du diocèse de Saint-Etienne

Depuis le 1er septembre, il a pris ses nouvelles fonctions de Vicaire général du diocèse de Saint-Etienne. Ordonné en 1975, il a vécu comme jeune prêtre les bouleversements de la société et de l’Église : portrait du Père François Reynard, un homme discret et passionné de l’annonce de l’Évangile.

L’intégralité de ce portrait signé Jean-Claude Duverger est à lire sur la revue diocésaine Église de St Etienne de septembre 2010.

Devenir prêtre : d’abord une évidence, ensuite un pari !

Stéphanois, élevé dans une famille chrétienne, déjà tout enfant, François s’imagine prêtre, à l’image des prêtres qu’il côtoie sur la paroisse de son quartier ! Ecole cléricale, petit séminaire à Montbrison, début des études de philo au séminaire premier cycle, à Lyon, à l’époque séminaire St Joseph, la route est toute tracée…Mais François est né en 1948, il a tout juste 20 ans lors des « évènements » de mai 68 (…), les remises en cause sont brutales (…) François laisse de côté ses projets de séminaire et s’interroge sur son avenir.

Membre de l’aumônerie étudiante à Saint-Etienne, un week-end va profondément le marquer et le remettre en route. A la question bien à la mode en ces années-là, proposée à tous les participants : « Est-ce que vous pourriez imaginer une Eglise sans prêtres ? », il est touché par les réponses de ses copains étudiants. « Non, disent-ils, bien sûr ; le prêtre est vital pour célébrer, annoncer l’Evangile, fédérer les communautés, être le signe de Jésus Christ ; on ne s’y désigne pas, on y est appelé. L’Eglise ne peut pas se passer de prêtres… Paradoxalement, ce sont ses copains qui lui font se reposer la question : « Moi, j’y pense depuis si longtemps, pourquoi pas moi ? ». C’est le choix d’avancer, le redémarrage de la formation qui le conduira à se proposer à l’appel de l’Eglise. Il est ordonné en 1975, dans le contexte de cette crise profonde qui marque la société, et l’Eglise, mais avec la sérénité d’un choix vraiment muri.

Des missions au cœur des changements dans l’Eglise et la société

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François Reynard - photo/©Defrade

Pendant près de 15 ans, François va s’investir dans la pastorale des jeunes, à Firminy tout d’abord, puis en ayant la responsabilité de cette mission au niveau du diocèse. (…) avec une volonté permanente : ne pas simplement proposer aux jeunes des engagements sociaux ou des groupes de paroles, mais bien faire des diverses aumôneries des lieux où la Foi sera explicitement au centre du projet : groupes bible, lieux de prières, temps de retraites ou pèlerinages, préparation des sacrements. (…)

Au terme de ce mandat, une période de ressourcement biblique s’ouvre pour François à Jérusalem ; mais la première guerre du Golfe va l’amener à rentrer en France au bout de 6 mois (…). Ensuite, pendant 9 ans, il va se voir confier l’accompagnement des futurs prêtres de notre diocèse : » une expérience marquante », souligne-t-il ! Avec eux, c’est un compagnonnage fort : « Si je leur ai apporté tout ce que j’ai pu, ils m’ont aussi beaucoup marqué ». (…)

Au service de l’espace rural, un autre visage de l’Eglise

En 1996, au terme d’une longue démarche diocésaine, sont créées les 29 paroisses nouvelles et François se porte volontaire pour aller dans le rural (...) : « Cela m’intéressait de voir comment les communautés chrétiennes de nos campagnes, confrontées depuis longtemps au manque de prêtres, s’étaient organisées pour continuer à vivre et à proposer l’Evangile aux jeunes générations, et j’avais envie de prendre comme prêtre, avec d’autres, ma place dans cette évolution. ». Il est donc nommé curé de la paroisse Saint Marcellin en Pilat qui regroupe les huit communes du canton de Saint-Genest-Malifaux. (…)

En 2006, c’est le départ pour la nouvelle paroisse de Sainte-Marie entre Rhône et Pilat : le canton de Pélussin est intégré au diocèse de Saint-Etienne à la suite de la dissolution de la zone inter-diocésaine de Vienne. Là encore, les chrétiens savent dépasser l’amertume née de la disparition de cette structure et s’engagent résolument vers l’avenir. (…)

Un nouvel appel, une nouvelle manière de servir

C’est à la suite du départ du Père Thierry Magnin pour l’institut catholique de Toulouse que le Père Dominique Lebrun appelle François à la charge de vicaire général, pour qu’il devienne ainsi son collaborateur le plus proche (...).

Jean-Claude Duverger





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Publié le : 31.08.2010 14:56 - Mis à jour le : 06.09.2010 14:43