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galet Face à la crise, s’informer, se former et inventer l’avenir

Autour de l’analyste Pierre Héritier et de syndicalistes, l’Action Catholique Ouvrière et la Jeunesse Ouvrière Chrétienne ont proposé une rencontre-débat pour mieux comprendre la crise que connait notre monde.

Autour de l’analyste Pierre Héritier et de syndicalistes, l’Action Catholique Ouvrière (ACO) et la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) proposaient vendredi 6 février 2009 une rencontre-débat pour mieux comprendre la crise que connait notre monde. Convaincus que les Chrétiens ne doivent pas assister en spectateurs à « la fin d’un monde » dont parlent les commentateurs, les militants du diocèse ont réussi leur pari d’une soirée conviviale, formatrice et porteuse d’actions à venir.

Pourquoi cette crise dont les racines sont aux Etats Unis : « A qui la faute ? Au paiement des intermédiaires financiers à la commission, aux défaillances des autorités politiques et au manque de régulation du marché ? ».

Pierre Héritier a travaillé dans le secteur bancaire, a été syndicaliste et est le fondateur du laboratoire social d’action, d’innovation, de réflexion et d’échanges (LASAIRE). Il a développé en plusieurs temps son analyse pour souligner la gravité de cette crise qui sera d’autant plus dure que les ménages seront économiquement faibles. (…). La crise de 1929 s’est finie en 1945, après une guerre, et grâce à la volonté politique de dirigeants tel Roosevelt. Il faut que nos dirigeants européens aient conjointement cette même volonté d’agir. Il leur faut développer une autre politique fiscale, donner les moyens aux salariés d’être entendus et associés concrètement au débat. Il faut également rehausser les revenus salariaux et diminuer la part de l’économie financière, sans cela les inégalités criantes demeureront !

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Les intervenants : Pierre Héritier fondateur de LASAIRE, Jean-Pierre Laurençon CFDT et Pascale Darnet CGT

Pascale Darnet pour la CGT et Jean-Pierre Laurençon pour la CFDT ont brossé le tableau ligérien de la crise. Ce sont surtout des entreprises de sous-traitance qui sont implantées dans notre département, et non des « donneuses d’ordre ». Ainsi le premier effet de la crise a été le départ de tous les précaires et intérimaires (dernier trimestre 2008). Tous les secteurs souffrent sauf l’alimentation pour animaux ! La Loire n’a pas encore connu de plans de licenciements directement liés à la crise, ce ne sont encore que des décisions déjà annoncées. Mais toutes les autres solutions sont soldées : RTT, chômage partiel... Au sein de la cellule économique à la Préfecture chaque acteur témoigne de ses inquiétudes : patronat, salariés, cadres, décideurs politiques... Les syndicalistes ont précisé le sens de leur action : permettre à chacun de travailler localement, former les salariés pour qu’ils préparent leur avenir de travailleur, supprimer les heures sup défiscalisées, augmenter le salaire des 4 millions de salariés pauvres, revenir sur la loi du bouclier fiscal, baisser la TVA, relancer l’économie avec le volet du développement durable.

La réflexion de la soirée n’est pas finie, elle ouvre au contraire sur des rencontres à inventer et des pratiques à renouveler, car un questionnement demeure. Il a été précisé par quelques participants : « Quelle société voulons-nous ? Nous faisons le choix de croire qu’un autre monde est possible, que des chemins de solidarité existent pour combattre les inégalités, en ce 6 février 2009, avec l’ACO nous voulons être des utopistes !

D’après Vincent ROYON





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Publié le : 12.02.2009 17:33 - Mis à jour le : 15.09.2011 11:12