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galet Enseignement catholique : une stabilisation des effectifs pour la rentrée 2009

La direction de l’enseignement catholique (DEC) dresse un bilan plutôt positif pour cette rentrée avec une stabilisation des effectifs pour les collèges et lycées, avec cependant un petit fléchissement pour les établissements de la ville de Saint-Étienne.

Crédit Photos : Frédérique Défrade
Légende : François-Xavier Clément (directeur diocésain), Nicole Goffoz (adjointe pour le second degré), Marie-Thérèse Chanut (adjointe pour le premier degré), Jean-Pierre Le Meur (adjoint pour le premier degré), Sandrine Pawelack (assistante direction), Jean-Jacques Champier (président de l’Udogec).

Propos de François-Xavier Clément, directeur diocésain de la direction de l’enseignement catholique de la Loire

"En lien avec les nouvelles orientations diocésaines promulguées en septembre 2008, le thème de cette année est La croissance humaine et spirituelle de tous les enfants qui nous sont confiés, un axe que nous voulons ancrer dans la mission des chefs d’établissement.

Pour cette rentrée, avec 30 008 élèves, nous pouvons parler d’une stabilisation des effectifs, ce qui donne confiance dans ce qui se fait depuis quelques années sur le diocèse en terme de prospective et d’analyse de nos structures au vu de la chute démographique.

Nous avons 80 élèves de moins sur Saint-Étienne pour le premier degré, pertes tout à fait prévisibles au regard des pertes de postes et moins catastrophiques que l’on ne craignait. Celles en lycées professionnels sont dues aux fermetures des quatrièmes spécifiques et des réductions de troisièmes DP6 (module de découvertes professionnelles), réductions qui posent un problème car il y a une demande réelle pour des parcours adaptés aux élèves en difficulté, mais sous contrat avec l’Etat, nous n’avons pas les moyens de discuter de ces réductions.

Pour le collège, les baisses se répercutent essentiellement sur Saint-Étienne ; ailleurs, les collèges, globalement, tiennent plutôt bien leurs objectifs (plus 100).
Ces effectifs sont encourageants et vont pouvoir conforter nos projets".

Ses projets 2009-2010

- Le 50e anniversaire de la loi Debré [1] sera marqué par un colloque qui se déroulera le 16 décembre 2009 à Lyon en présence de personnalités qui aborderont les aspects politiques (Xavier Breton), religieux (Mgr Dominique Lebrun), historique, philosophique (Patrick Laudet abordera la notion de liberté).

- La fontaine aux talents permet de mettre en avant les réussites pédagogiques et éducatives des établissements privés de la Loire et d’encourager ce qui se fait. Cette troisième édition se déroulera le 7 avril 2010 à Saint-Galmier sur le thème : "Comment utiliser nos espaces de liberté pour innover", (espaces de liberté que donnent la loi Debré).

- L’enseignement catholique sera associé au Festival Terre Nouvelle qui aura lieu pour la Pentecôte sur le diocèse de Saint-Étienne.

- L’UDOGEC (Union Départementale des Organismes de Gestion de l’Enseignement Catholique) aura à cœur d’aider les établissements par des conseils grâce à l’arrivée d’un gestionnaire. Pour son président, Jean-Jacques Champier, "ce nouvel engagement entre dans une logique de mission de même que son travail auprès des organismes (communes, Conseil général, Conseil régional)".

Frédérique Défrade


[1] Loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privés

Débats à l’Assemblée nationale
Au début de la Ve République renaît la querelle scolaire. Le 23 décembre 1959, Michel Debré, Premier ministre depuis janvier, présente lui-même le projet de loi qui portera son nom. André Boulloche, en congé de parti socialiste vient de démissionner de son poste de ministre de l’éducation nationale. Michel Debré annonce que l’enseignement privé « qui a acquis ses lettres de noblesse républicaine » pourra conclure, entre autres hypothèses, avec l’État des contrats d’association. Les rémunérations des maîtres seront prises en charge par la puissance publique. En échange, les écoles sous contrat doivent respecter certaines règles : programmes et horaires nationaux, diplômes des enseignants. Le parti socialiste en appelle au caractère laïque de l’État français et rappelle que la logique du système proposé est l’intégration de l’enseignement privé dans l’enseignement public. La loi a été adoptée par 427 voix contre 71.




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Publié le : 11.09.2009 01:05 - Mis à jour le : 04.05.2010 19:08