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galet Éducation religieuse : les 10 questions que vous vous posez

Éducation Religieuse, les 10 questions que vous vous posez ? D’après un article paru dans LA VIE numéro spécial générations caté.

1/ Mon enfant n’est pas baptisée, peut-il participer à la catéchèse ?

Bien sûr. C’est une question de plus en plus fréquente. Il y a des diocèses où l’on compte 10 % des enfants non-baptisés qui participent à la catéchèse. Pour eux, tout est nouveau. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les propositions faites aux enfants évoluent. Si un enfant est curieux de Dieu, s’il se pose des questions, s’il veut connaître ce que vivent les chrétiens, il est tout à fait le bienvenu dans un groupe de catéchèse pourvu que ses parents soient d’accord. Même si ces derniers sont incroyants, ils peuvent trouver importants que leur enfant découvre la foi chrétienne et s’éveille à la vie spirituelle. Le caté est ouvert à tous les enfants qui souhaitent y participer.

2/ A quel âge peut-on faire sa première communion ?

Cela dépend des propositions faites par la paroisse. Mais il n’y a de toute façon par d’âge limite au-delà duquel il serait trop tard. On peut faire sa première communion à l’adolescence ou à l’âge adulte.

3/ Après la première communion, est-ce vraiment fini ?

Un sacrement n’est pas comparable à un diplôme qui sanctionne la fin d’une scolarité. Le sacrement de l’Eucharistie est une nourriture pour la route. Après la première communion, tout ne s’arrête pas, au contraire, tout commence. On n’a jamais fini de devenir chrétien. Être disciple du Christ, c’est l’affaire de toute une vie.

4/ Puis-je faire le catéchisme moi-même ?

C’est la vocation des parents chrétiens que de transmettre à leurs enfants ce qui les fait vivre comme croyants. Mais pour la catéchèse, il est important qu’un enfant puisse découvrir la communauté chrétienne et participer à un groupe plus large que le seul cercle familial. Quand il racontera à ses parents et à ses frères et sœurs ce qu’il vit dans ce groupe, ce qu’il découvre, les questions qu’il porte, toute la famille participera à son cheminement.

5/ Mon enfant s’ennuie au caté. Il veut arrêter.

Il faut d’abord prendre le temps de l’écouter pour comprendre ce qu’il n’aime pas ou ce qui lui manque. En parlant avec la responsable du caté sur la paroisse, il est aussi possible de voir ce qui peut être amélioré. Mais de toute manière, un enfant a besoin de sentir que ses parents s’intéressent à ce qu’il fait, sinon, il peut vite se démotiver.

6/ Mon enfant me demande pourquoi il est le seul de sa classe à y aller. Que lui répondre ?

Ses parents peuvent lui dire qu’ils ont envie de lui donner ce qu’ils pensent être le meilleur pour lui, mais que tous ne font pas ce choix-là ; que c’est un choix libre et qui rend heureux. Cela étant dit, les parents gagneront à manifester de la compréhension envers leur enfant en lui disant que ce n’est pas facile de se retrouver seul à croire au milieu d’autres enfants qui ne croient pas, mais que cela ne l’empêchera pas d’avoir des amis. Les adultes sont, eux aussi, confrontés à ce genre de situation.

7/ Mon fils veut aller au foot, cela tombe en même temps. Que faire ?

On a le droit de faire du sport. Il ne faudrait pas que le caté soit vécu comme une sorte de contrainte qui empêche de faire tout le reste. Le sport aussi est un moment important pour la croissance d’un enfant. Mais l’organisation du caté est aujourd’hui assez souple, pour tenir compte des personnes. Il est parfois proposé à différents moments de la semaine, pas forcément le mercredi, et à différentes heures de la journée. Peut être qu’au niveau de la paroisse, il y a moyen de trouver un groupe dont les horaires sont compatibles.

8/ Je n’ai jamais mis les pieds à l’église, je suis divorcé. Mon enfant sera-t-il accepté ?

Tous les enfants qui le désirent sont accueillis au caté, quel que soit le contexte familial. La qualité ou le mode de vie des parents ne sont pas des obstacles à l’inscription. Ce qui compte, c’est la motivation. Les parents doivent tout de même prendre conscience qu’en inscrivant leur enfant au caté, ils s’engagent eux-mêmes. Sont-ils prêts à faire du chemin avec lui, à l’accompagner dans son propre cheminement, prêts à entrer eux-mêmes dans un questionnement et à participer à telle ou telle célébration ?

9/ Mes petits-enfants ne reçoivent aucune éducation religieuse. Puis-je les éveiller tout de même à la foi ? Comment faire ?

Quand des grands-parents reçoivent leurs petits-enfants, s’ils sont croyants, ils ne vont pas le cacher ! Leur foi va forcément apparaître, dans leur manière de vivre, dans leurs paroles, dans leurs choix. Cette dimension de rencontre et de partage entre générations est très importante. C’est tout autre chose que de vouloir faire le caté à ses petits-enfants ou leur proposer des activités spécifiques d’éveil à la foi. Les premiers éducateurs, en effet, ce sont les parents. Ils peuvent confier aux grands-parents l’éducation religieuse de leurs enfants, mais il faut alors que cela soit entendu.

10/ Mon mari refuse que j’inscrive notre enfant, en disant qu’il choisira sa religion plus tard ?

On ne peut pas choisir quelque chose que l’on ne connaît pas. Croire est toujours un acte personnel, mais pour poser un tel acte, il faut avoir la possibilité de découvrir les éléments du choix. On ne choisit pas à partir de rien. Il ne faudrait pas penser que la catéchèse est un lieu d’embrigadement. C’est au contraire un espace d’ouverture, de recherche, de découverte du Christ et des Évangiles. C’est un lieu de rencontre et de questionnement autant que d’enseignement. Le fait de parler avec d’autres jeunes de son âge permettra à l’enfant de se poser des questions qui vont ensuite l’aider à tracer sa propre route.

Propos recueillis par Laurent Grzybowski auprès de Jean-Claude Reichert, prêtre.





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Publié le : 24.08.2009 10:14