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galet Des prêtres diocésains reviennent de Ars

La retraite annuelle des prêtres s’est déroulée du 2 au 6 janvier 2012 et était animée par Mgr Olivier de Béranger, évêque émérite de Saint-Denis. Une quarantaine de prêtres du diocèse est allée à Ars. Témoignages.

Réfléchir, méditer et échanger autour du thème de la mission

Père Gustave Mombo /©photo Défrade Comme pour les apôtres, ce temps est un moment fort d’abord pour soi ; car, il est un lieu de rencontre personnelle dans un cœur à cœur avec le Seigneur. Guidé par l’Esprit Saint, chacun est invité à faire la lumière sur sa vie intérieure, sur les joies, les merveilles et sans doute les soucis qui ont surgi au fil du temps, dans le quotidien de notre ministère et de notre vie…

Notre retraite de cette année nous a permis de réfléchir, de méditer et d’échanger autour du thème de la mission à partir du livre des Actes des Apôtres : « Notre mission, celle de l’Eglise dans le monde », en partant du sens et de l’accomplissement de la mission dans l’Eglise naissante. Le premier appel est sans doute de laisser notre mission s’inspirer toujours plus de l’action apostolique.

Après relecture, on découvre combien ce livre des Actes garde encore toute son actualité. Il est un trésor, un outil précieux pour nous acteurs et serviteurs de la mission au sein de notre Église locale. C’est la référence même de notre ministère, puisque celui-ci s’inspire de l’action apostolique quelle que soit la forme qu’elle puisse revêtir dans les contours de nos vies, aujourd’hui. Il est donc vrai que notre mission prend sa source dans l’action des premiers témoins, dont nous reconnaissons le zèle, l’assiduité et la persévérance.

Ensuite le ministère du prêtre n’est pas une action déconnectée. Elle est portée par tout un ensemble. On parle parfois du singulier et du collectif en même temps. C’est le sens de la communion fraternelle telle qu’elle a été vécue par le groupe des apôtres ( Ac 1, 12-14) ; ou dans la première communauté des frères (cfr ,Ac2,42). Notre mission aujourd’hui, ne saurait s’accomplir pleinement, si nous ne l’abordions comme Presbyterium. D’où la nécessité de mettre au cœur de notre action, l’unité voulue par le Christ pour son Église, autour de celui qu’Il a choisi et désigné pour veiller sur cette unité, l’évêque, successeur de Pierre. Comme disait Saint Ignace d’Antioche : « Avec l’évêque, les prêtres forment la couronne pour que l’espérance de la résurrection soit annoncée au monde ». L’unité du Presbyterium est quelque chose de fondamental. Devenons artisans de cette unité dans les différents ministère que l’Eglise nous confie. (...)

Père Gustave Monbo

Un jour à Ars en janvier….

Père Eric Molina /©photo Eglise de Saint-Etienne

« Si vous ne mettez pas d’abord l’intérieur, l’extérieur ne sert de rien »  : c’est spontanément cette parole qui résonne en moi à l’issue de cette retraite avec d’autres frères prêtres du diocèse, à Ars. C’est une parole du Bienheureux Antoine Chevrier relayée par Mgr Olivier de Berranger, prédicateur de cette retraite et prêtre du Prado.

L’intérieur ?... C’est l’intimité avec Jésus, le compagnonnage avec Celui qui nous précède dans toutes nos initiatives pastorales… des initiatives, des plans, des orientations tous nécessaires, incontournables et légitimes mais devant être précédés ou accompagnés du cœur à cœur, du silence fécond de la prière. Après un démarrage très vif, comme nouveau curé sur la paroisse Saint François-en-Forez, j’avais bien besoin de ce rappel pour me poser les bonnes questions et mieux enraciner mon action en Christ.

La prédication du Père Olivier, à partir des Actes des Apôtres, m’a donné de rendre grâces pour tous les témoins que le Seigneur a mis sur ma route depuis mon enfance, des témoins parfois oubliés… « Même nos rencontres fortuites entrent dans le dessein de Dieu quand on les relit » (P.Olivier), en évoquant Philippe et l’eunuque éthiopien.

Dans la méditation de l’appel de Mathias, j’ai repris conscience, également, de la nécessité de discerner la vocation profonde des personnes avant de les appeler à une mission d’Eglise. Là encore, l’urgence pourrait nous faire perdre de vue l’essentiel, le temps de la « gestation » nécessaire, dans un ministère de plein vent. J’ai aimé aussi bénéficier la présence de notre évêque, un parmi d’autres dans cette retraite, sa différence n’étant marquée que par la présidence liturgique. En ces temps de recherche, de questionnements, d’inquiétude peut-être, la gratuité d’une telle semaine n’en est que plus vitale…

J’ai goûté de manière un peu neuve à la douceur et à l’exigence du sacrement du pardon auprès d’un prêtre inconnu de moi, pris au hasard au sanctuaire d’Ars. Je conseille parfois à des personnes ce sacrement sans toujours percevoir la difficulté de la démarche, le courage que cela nécessite. J’en ai fait l’expérience pour moi-même à Ars !...

Enfin, j’ose évoquer la présence, pendant la retraite, de frères prêtres âgés, fatigués, malades, handicapés…Des frères aînés émouvants, touchants par leur volonté d’être toujours plus fidèle au Christ. Où en serais-je à cet âge-là si Dieu me prête vie ? Leur courage me donne de la force pour ma propre route. Merci à eux !

Père Éric Molina

Se recaler sur le son du bonheur

Père Robin /©photo Eglise de Saint-Etienne

« Se recaler sur le son du bonheur », c’est ce qu’une quarantaine de prêtres du Diocèse de Saint Etienne a vécu du 1er au 6 Janvier 2012. Non, ce n’était pas une session de musique, même si nous chantions régulièrement à la prière commune, même si nous avions des instruments. Une maison fort accueillante et dont la configuration est parfaitement adaptée et « accordée » à une retraite.

Mgr Olivier de Béranger, l’ancien évêque de notre évêque à Saint Denis, et qui, dans son ministère, a vécu 15 ans en Corée du Sud. Les offices, animés par nous-mêmes et parfois par la communauté des prêtres et des religieuses qui nous accueillaient. Enfin les Actes des Apôtres, médités pas à pas par notre prédicateur, simple profond et actuel en même temps.

Alors, pourquoi se recaler sur le « son du bonheur » ? Cette expression nous vient de Corée. Pour traduire : Évangile, les Coréens disent « son du bonheur ». Alors avec Paul, en butte aux contradictions de toutes sortes, à commencer par son propre caractère, nous avons été invités à ajuster notre sacerdoce, notre mission, au son de l’Évangile, comme un violoniste ou un flûtiste s’accordent à la note donnée par le diapason. Prêtres d’un même presbyterium, nous repartons après nous être recalés sur l’Évangile qui est « son du bonheur », pour jouer la partition que chaque jour l’Esprit Saint composera au cœur de notre mission.

Père. Bernard Robin pour la revue Eglise de Saint-Etienne n°531 de février 2012

Témoignages d"après la revue Eglise de Saint-Etienne n° 531 de février 2012





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Publié le : 08.03.2012 14:07 - Mis à jour le : 08.03.2012 14:21