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Que fête-t-on à l’Ascension ?

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galet Décès du père Régis Forest

L’abbé Régis Forest, prêtre, est décédé le 31 janvier 2014, à l’âge de 85 ans. Une prière ouverte à tous à eu lieu mardi 4 février à 16 h 30 à la résidence de la Sarazinière (rue Amilcar-Cipriani - Saint-Etienne). Ses funérailles se sont déroulées mercredi 5 février à 14 heures à l’église Notre-Dame de Pélussin.
A lire l’homélie de Mgr Dominique Lebrun

FOREST Régis est né le 22 juin 1928 à Pélussin. Il a été ordonné prêtre le 28 juin 1954 à la Cathédrale Saint Jean (incardination le 1 octobre 1976).
1954 : vicaire à la paroisse de Saint-Genest-Malifaux
Août 1956 : vicaire à la paroisse de Terrenoire
Septembre 1971 : chargé de la paroisse Saint-Jean-Bonnefonds
Juillet 1979 : curé d’Unieux
Juillet 1988 : La Talaudière, Sorbiers, Grand Quartier
1989- 1999 : L’Etrat
Juillet 1997 : en retraite, il apporte son concours à l’équipe des prêtres au service des paroisses de La Fouillouse, La Tour-en-Jarez et l’Etrat
1999 : il apporte son concours à l’équipe pastorale de la paroisse Sainte-Anne-de- Liseron.
2002 : il rejoint la Résidence "Les Pères". _2006 : Il rejoint la Résidence « La Sarrazinière » à Saint-Etienne sur la paroisse Saint Vincent de Paul.

Célébration des obsèques du Père Régis Forest

Eglise Notre-Dame à Pélussin (42) – le 5 février 2014
Paroisse Sainte-Marie entre Rhône et Pilat

Homélie,

« Je sais en qui j’ai mis ma foi » (2 Tm 1, 12), telle est la phrase de Saint PAUL qui ponctuait l’annonce du décès du Père RÉGIS FOREST. Elle m’a été donnée spontanément par le Père FRANÇOIS REYNARD. Ses parents recevaient souvent le Père RÉGIS FOREST le dimanche midi. « Je sais en qui j’ai mis ma foi » : Belle affirmation qui dit tout à la fois la décision, la confiance et la fidélité à cette décision.

Pour les lectures bibliques, il me semble que ceux qui l’ont connu plus que moi avaient l’embarras du choix. Ce n’est pas pour rien que, sur son cercueil, est disposée une bible.

Hier, au temps de prière à la Sarrazinière, vous avez entendu l’appel des premiers disciples. RÉGIS FOREST avait entendu l’appel de JÉSUS, et il voulait le décliner au quotidien.

Cet après-midi, nous entendons une magnifique profession de foi de Saint PAUL. Puis-je vous confier qu’elle me touche particulièrement puisque c’est la lecture de mon diaconat : « Ce trésor, nous le portons comme dans des vases d’argile » (2 Co 4, 7).

Le trésor n’a pas quitté RÉGIS FOREST. Un trésor qui fructifiait en gentillesse, en attention, en simplicité, en fidélité, dans sa famille comme dans les paroisses qu’il a servies. Le vase d’argile était évident. L’est-il moins pour d’autres ? Je n’en sais trop rien car une force apparente devient vite une faiblesse devant l’amour infini.

Quel est ce trésor ? Pour PAUL et pour les disciples de JÉSUS, c’est JÉSUS lui-même. JÉSUS qui est le fils de Dieu revêtu de notre chair mortelle. Comment pouvons-nous porter JÉSUS en nous ? Saint PAUL ajoute : « Toujours, nous portons dans notre corps la mort de JÉSUS, afin que la vie de JÉSUS soit manifestée dans notre corps » (2 Co 4, 10).

Il s’agit de reconnaître en JÉSUS le premier à être vraiment mort, pas seulement vaincu par la mort, mais vainqueur de la mort, en faisant de celle-ci une offrande d’amour. Par son baptême célébré ici à Pélussin, RÉGIS FOREST était associé à cette mort-là. Il était déjà ressuscité avec et par JÉSUS. Par l’eucharistie comme par sa vie, RÉGIS FOREST a continué à célébrer la mort et la résurrection de JÉSUS. Le Père GÉRARD RIFFARD pouvait justement dire hier après-midi qu’il l’associait à la concélébration même s’il devait rester dans sa chambre. En 1985, à mi-chemin de son chemin sacerdotal, il rédige son testament. Au milieu de sa vie de prêtre, à quelques mois près, il écrit déjà : « je désire des funérailles dans la simplicité … dans l’espérance de la résurrection et la joie de rejoindre ceux qui m’ont précédés vers le Père ».

C’est une expérience peu banale d’écrire son testament et d’y nommer l’espérance, la résurrection et la joie. En m’entendant, j’imagine que plusieurs parmi nous s’interrogent. Qu’ai-je écrit dans mon testament ? Que pourrais-je écrire ?

En parlant de sa famille, probablement ses neveux, il ajoute : « Qu’ils se souviennent de moi en restant fidèles à la foi en Dieu et à l’amour de Jésus Christ et de leur frères ». La foi, l’amour, Dieu, JÉSUS CHRIST, les frères. Quelques mots que nous ne pouvons mettre loin de notre cœur cet après-midi. Peut-être y ajoutons-nous quelques points d’interrogation ? C’est d’autant plus légitime si nous gardons en vérité l’ouverture que réclament les points d’interrogation. Et si c’était vrai ? Dieu, la foi en Dieu, l’amour de JÉSUS-CHRIST, et l’amour des frères ! Et si c’était la vérité de notre condition humaine ? Les disciples qui écoutent JÉSUS sur la montagne des béatitudes se sont probablement interrogés sur cette voie nouvelle du bonheur, sur Celui qui ose déclarer bienheureux les pauvres comme les doux, ceux qui pleurent comme ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux comme les cœurs purs, les artisans de paix comme les persécutés en son nom (cf. Mt 5, 1-12). Il leur traçait un chemin, un chemin parfois paradoxal, son chemin.

Cet après-midi, revisitons notre chemin. Est-il celui du vrai bonheur qui ne fait pas l’impasse sur la souffrance ou sur l’injustice ? Peut-être pouvons-nous murmurer à nouveau dans notre cœur le refrain du psaume, si juste à l’heure qu’il est pour le Père RÉGIS FOREST comme pour nous qui continuons la route : le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ? (Ps 26).

+ DOMINIQUE LEBRUN

Père Régis Forest





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Publié le : 12.02.2014 18:37 - Mis à jour le : 30.09.2014 17:22