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Que fête-t-on à l’Ascension ?

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galet Décès du père Jean Bérard et du père Jean Valadoux

Les funérailles du père Jean Bérard et du père Jean Valadoux ont été célébrées mercredi 21 novembre 2012 à la cathédrale Saint Charles.
Homélie de Mgr Dominique Lebrun.

Le père Jean Bérard prêtre du diocèse de Saint-Etienne, est décédé samedi 17 novembre 2012 à l’âge de 84 ans. Une veillée de prière a eu lieu à l’église Saint Pierre Saint Paul de la Rivière (Saint-Etienne) mardi 20 novembre 2012 à 19 h.

M. l’abbé Jean Valadoux prêtre du diocèse de Saint-Etienne, est décédé dimanche 18 novembre 2012 à l’âge de 84 ans. Une veillée de prière et un Adieu a eu lieu à l’église Notre-Dame à Lorette (42) le mardi 20 novembre 2012 à 18 h 30.

Homélie des funérailles des pères par
Jean BERARD et Jean VALADOUX
Jeudi 21 novembre 2012
Cathédrale Saint Charles

1 Co 15, 1-5.11 ;
Psaume 33 ;
Matthieu 5, 3-12

Monition d’ouverture Jean Bérard et Jean Valadoux sont venus au monde trois semaines l’un après l’autre en 1928. Ils ont été ordonnés prêtres à deux jours d’intervalle en 1953, ils se sont présentés devant leur Seigneur à moins de 24h d’écart.

Nous les accompagnons ensemble dans la même foi sur laquelle leur vie s’est construite. Permettez-moi de vous remercier, vous leur famille. Vous avez compris, comme l’un de vous me l’a dit, que par votre frère et beau-frère, votre oncle, votre famille est comme toute entière et à une place particulière dans la grande famille de l’Eglise, dans le diocèse de Saint-Etienne. Bien entendu, en respectant les chemins de foi ou de doute qui sont de chacun et chacune d’entre nous.

Cette église cathédrale est signe de communion. Soyons proches les uns des autres dans la peine qui nous saisit depuis dimanche, rapprochons-nous en écoutant évoquer la vie du Père Jean Bérard et du Père Jean Valadoux avant d’entendre la Parole de Dieu et de célébrer l’eucharistie pour eux et avec eux.

Homélie

« Qu’il s’agisse de moi, [Paul,] ou des autres, voilà notre message, et voilà notre foi » dit St Paul aux Corinthiens (1 Co 15, 11). Qu’il s’agisse de Jean Valadoux ou de Jean Bérard, voilà leur foi en Jésus mort et ressuscité ! Une même foi, avec des couleurs bien différentes. Une foi affectueuse pour l’un, une foi réfléchie pour l’autre, même si l’affection et la vie intérieure ne s’exclut pas.

En fait, une foi aux couleurs de leur vie. Jean Valadoux aimait dire : « cela a commencé sur les genoux de mon père et de ma mère » ; Jean Bérard rendit grâce pour ces 50 ans en affirmant : « mon acte de foi fut une réponse à l’acte de foi de Dieu. » Les uns et les autres, vous pourriez mieux que moi décrire la foi de nos deux Jean dans leur diversité. Il me suffit de constater que l’un a reçu 16 nominations et l’autre 6 pour penser à la recherche pastorale constante de Jean Bérard et à l’attachement du pasteur à ses brebis pour Jean Valadoux.

Ce qu’ils ont été, ils ne l’ont pas été pour eux-mêmes, ils l’ont été aussi et surtout pour vous et pour leur Seigneur. Dans leur ministère de prêtre, ils ont continué d’évoluer et leur personnalité s’est développée. Quelle épopée vécue par ces prêtres ordonnés dix ans avant le Concile et 15 ans avant 1968 ! Comment ne pas ajouter immédiatement, quelle fidélité, à travers les joies et les tristesses, les espoirs et les angoisses de notre temps !

Au terme de la vie si différente de ces deux prêtres, j’accueille avec vous les huit béatitudes. Ceux qui ont choisi cet Evangile ne prétendent évidemment pas que Jean Bérard et Jean Valadoux ont eu toutes les qualités. D’ailleurs s’agit-il de cela ? Que représentent-elles sinon la vocation unique au bonheur et la multitude des chemins qui y conduisent. Heureux résonnent comme une ouverture et un appel aux multiples facettes.

Jésus vit la foule. Les béatitudes jaillissent du cœur de Jésus dans son regard profond sur la multitude. Il y a des pauvres de cœur, des doux, des assoiffés de justice, des miséricordieux, des cœurs purs, des artisans de paix mais aussi ceux qui pleurent et ceux qui sont persécutés ou insultés à cause Lui. Cet après-midi, nous sommes de cette foule et Jésus nous voit. Pour accueillir son regard, il vous suffit de vous reconnaître habitant de l’une béatitude.

Jésus s’assit, et ses disciples s’approchèrent (Mt 5, 1). La rencontre de Jésus et des disciples est la passion de notre Eglise. Jean Bérard et Jean Valadoux ont souhaité et œuvré aux changements conciliaires passionnément. Mais la rencontre de foi entre Dieu et les hommes, par Jésus, demeurait leur joie intime et profonde ; leur souffrance aussi lorsqu’ils avaient l’impression de ne plus pouvoir la servir pendant les longues dernières années de leur vie, celles de la cécité progressive pour Jean Bérard, celles des allers-et-retour à l’hôpital pour Jean Valadoux.

Le Royaume des cieux est à eux ! Tel est l’horizon des béatitudes qui ponctue la première et la dernière, celle des pauvres de cœurs et celle des persécutés pour la justice. L’injustice de la mort nous atteint et notre cœur se découvre pauvre devant la mort d’un être cher. Alors la foi se fait espérance. Derrière les questions et recherches du Père Jean Bérard bien apparentes dans les quelques dialogues que nous avons eus, dépassant la curiosité d’un ancien vicaire général pour la vie du diocèse, Dieu lui faisait la grâce d’une foi vivante ; dans la dernière visite que j’ai rendu jeudi au Père Jean Valadoux, bien conscient qu’il allait mourir, il embrassa dans un signe de foi humble la croix du petit dizenier que j’avais fabriqué avec des enfants du catéchisme quelques jours plus tôt.

Jean et Jean, pour vous, les interrogations cessent, les signes s’effacent : le Royaume des cieux s’ouvrent ! Continuez de veiller, de prier, de nous ouvrir au grand horizon de la vie qui s’est manifesté en Jésus Ressuscité. Que l’Esprit Saint nous accompagne sur nos chemins de foi et d’espérance, dans l’amour du Père pour tous les hommes.

Père Jean Berard

Jean Bérard nous a quittés pour rejoindre Celui à qui il a confié toute sa vie.

Pour nous Paroissiens de St-Benoit, Jean a laissé son empreinte. Jean était un homme d’une gentillesse et d’une simplicité étonnantes, il était à l’écoute de tous. Il savait découvrir les dons et les qualités de chacun. Il prenait le temps pour accompagner chacun sur le chemin du Christ. Lors des célébrations dominicales, il nous faisait entrer dans le Temps de la Parole par ses petits chapeaux de lecture. Jean était aussi apprécié pour ses connaissances littéraires et Bibliques, il nous faisait part de ses certitudes et de ses découvertes. IL nous disait que vivre avec Dieu, c’était tous les jours et qu’il y avait toujours quelque chose à découvrir. Il avait de la compassion pour les plus démunis.

Il passait beaucoup de son temps au milieu de nous : Equipe Baptême, équipe funérailles, catéchèse, A.C.I. et bien d’autres. IL était d’une grande disponibilité. Jean, nous vous disons un grand merci pour tout ce travail accompli et ces moments partagés.
Annie Farlay

Père Jean Valadoux

Les anciens paroissiens du « Sacré-Coeur » (église de la Terrasse) se souviennent …
Né en 1928 à Saint-Chamond, Jean Valadoux est arrivé à la Terrasse en 1964 où il retrouvait un autre prêtre de la vallée du Gier, Barthélémy Chaumilliat. Notre curé était alors le Père Joseph Larue, fondateur de la paroisse, qui sera remplacé par le Père Antoine Combe de 1966 à 1968 . Puis Jo Fenon devient curé à son tour.
Jean Valadoux a été, entre autres, aumônier des jeunes filles de l’ACE qu’il orienta ensuite vers la JOCF. Elles sont maintenant proches de la retraite mais ne l’ont pas oublié. Il avait son franc-parler qui lui a valu quelques reproches de paroissiens, le Concile Vatican II n’étant pas accepté par tout le monde. Jean Valadoux a quitté la Terrasse en 1970 pour retrouver sa vallée du Gier. Il est mort dimanche 18 novembre 2012 à l’Hôpital Nord, pas loin de nous. Prions pour lui.
Georgette Luaire





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Publié le : 19.11.2012 09:17 - Mis à jour le : 09.02.2017 14:38