Accueil > Le diocèse > Carnet officiel : les prêtres et diacres qui ont rejoint le Père
Fête de l’éveil à la foi

Don en ligne

galet Décès du père Jacques Bourlier

Le samedi 7 juin 2014, à l’âge de 86 ans.

Mme Annie Chalançon, ses enfants et petits-enfants, Mlle José Bourlier,
M. et Mme Michel Bourlier, leurs enfants et petits-enfants,

Mgr Dominique Lebrun,
Les Prêtres du diocèse de Saint-Etienne,
Les fidèles des paroisses et mouvements qu’il a servis,

Vous font part de l’entrée dans la plénitude de Dieu de l’Abbé Jacques Bourlier, prêtre du diocèse de Saint-Etienne, le samedi 7 juin 2014, à l’âge de 86 ans.

La veillée de prière a eu lieu le jeudi 12 juin 2014 à 18 h 30 à l’église Saint Pierre Saint Paul de la Rivière (Saint-Etienne).

Ses funérailles ont eu lieu vendredi 13 juin 2014 à 14 heures à l’église Saint Pierre Saint Paul de la Rivière (Saint-Etienne).

Il avait fêté son jubilé (60 ans d’ordination) lors de la messe chrismale, le mardi 26 mars 2013 à la cathédrale Saint Charles.

Témoignages

Le Père Jacques Bourlier a été curé de Montaud pendant quinze ans, de 1981 à 1996 Jacques Bourlier était d’une amitié sincère. Ses proches collaborateurs appréciaient son humanité, sa proximité, sa disponibilité, son besoin de partager les soucis du quotidien. Il prenait à cœur les peines des uns et des autres, en particulier au moment des deuils. Il savait proposer aux personnes dans la peine des ouvertures d’espérance. Jacques Bourlier était sur tous les ponts. C’était un curé omniprésent, au physique imposant. Il était l’âme de la paroisse, toujours présent, sauf lors de ses petites échappées dans les grandes surfaces à la recherche de bonnes nourritures terrestres.

Au niveau de la pastorale, il a su appeler, mettre en route de nombreux laïcs dans la catéchèse, la préparation au baptême, à la communion, au mariage, l’ACE, les scouts…... Il a contribué au développement des équipes liturgiques. Il a su créer de très bons liens avec la communauté des Rédemptoristes. Cependant l’évolution vers les paroisses nouvelles et le développement du rôle des laïcs dans l’Eglise l’ont dépossédé de certaines tâches qui lui tenaient à cœur.

Les équipes d’ A.C.G.F. appréciaient qu’il participe aux rencontres, il savait écouter, et remettre l’échange sur les rails lorsque le groupe s’éloignait du sujet. Il était également très présent pour la vie matérielle de la paroisse. Il a contribué au grand chantier de la rénovation de l’église de Montaud et à l’amélioration de l’habitat des prêtres. Il en rêvait la nuit. Il avait le souci des bâtiments liés à la paroisse : l’école primaire de Montaud, le local des scouts, l’étoile de Montaud. Un jour le père Plotton l’aperçoit sur le toit de l’Etoile de Montaud et dit : « Jacques a une réunion au sommet ».

Par la richesse de sa foi, sa personnalité et son engagement permanent au service des paroissiens, Jacques Bourlier a beaucoup donné à notre communauté.
Des paroissiens de Notre Dame de la Joie, bulletin de la paroisse n°159 de juillet 2014

****

De l’humour, de l’amitié

L’œil qui frise et qui s’éclaire, voilà le souvenir que je garde du Père BOURLIER. De l’humour, de l’amour, c’était sa vie, son quotidien. Un vrai timide pétri de culture, poète certes, dans la lune comme le veut l’usage, oublieux des contingences, un artiste. Il avait la confiance des enfants, ça ne trompe pas, un esprit rond dans un corps rond. Il avait cru utile en son temps d’expliquer l’église de Montaud aux jeunes impétrants à la Communion. Leur sur- prise avait été telle qu’ils en firent moult commentaires.

Ceci montre toute l’ouverture d’esprit qu’avait cet homme. Enseigner le Christ et faire connaître l’iconographie architecturale Chrétienne sont deux caractéristiques remarquables. C’est avec lui que nous avions communié avec des petits morceaux de pain lors d’une Messe dans un endroit un peu perdu. J’ai l’intime conviction que tout ceux qui ont participé à cet office s’en souviennent et s’en souviendront toujours, parce que la forme et le fond de ce moment ont été magiques grâce à lui.

Voilà qui était le Père BOURLIER, des actions fortes et imprégnantes. Chacun d’entre nous pourrait dire ses souvenirs, la messe de minuit au palais des expositions, les messes à la chapelle Sainte Bernadette, les travaux à Montaud….

Une de mes conversations avec lui avait pour objet le profond respect que l’on devait avoir vis à vis des prêtres, eût égard à l’hypothèque de leur vie pour le plus grand profit de tous. Sa conclusion fut un haussement de sourcils et un grand sourire !

Et avec votre Esprit très cher Jacques.
Jean-François ROUX, bulletin de la paroisse Notre-Dame de la Joie n°159 de juillet 2014

Homélie

Célébration des obsèques du Père JACQUES BOURLIER
Eglise Saint Pierre – Saint Paul de La Rivière – vendredi 13 juin 2014

Le Père JACQUES BOURLIER a choisi les lectures de ses funérailles comme les chants. C’était en 2009. Peut-être y avait-il pensé avant. L’évangile raconte la tempête apaisée. Ne fixons pas trop notre attention sur la mer agitée mais plutôt sur les attitudes et le dialogue de JÉSUS avec les disciples.

JÉSUS est le premier à monter dans la barque. Les disciples suivent. C’est la condition du chrétien : il reconnaît que JÉSUS le précède, lui le Fils de Dieu qui a pris chair de la Vierge MARIE. Il est né, il a grandi, il a souffert, il est mort, et il est ressuscité, le premier et pour devenir le premier-né d’une multitude. Ne nous arrive-t-il pas de vivre en pensant que nous sommes les premiers ou, du moins, sans penser que JÉSUS nous précède.

JÉSUS dort. Aujourd’hui, nous dirions volontiers : Dieu est absent. Les disciples semblent avoir le bon réflexe en allant le réveiller, un réflexe de prière. Ne font-ils pas preuve de foi en ajoutant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus ». Or, JÉSUS les rabroue : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Mais il accède tout de même à leur demande en commandant au vent et à la mer, en les ramenant au calme.

Comme cela arrive en d’autres endroits de l’évangile, JÉSUS semble contraint de faire un miracle. Pour JÉSUS, ce n’est pas encore le moment. Il risque d’y avoir méprise. JÉSUS n’est pas un faiseur de miracles comme les gens vont le penser. Il est le Fils bien aimé du Père, venu dire tout la puissance de l’amour. Et cet amour s’exprime dans le don de sa vie.

Saint JEAN nous l’a dit : « Voici à quoi nous avons reconnu l’amour : lui, JÉSUS, a donné sa vie pour nous ». Cela donne une idée de la manière dont les disciples de JÉSUS sont invités à aimer le prochain. Il s’agit de tendresse, il s’agit d’amour et non pas simplement de compter les parts ou de distribuer les restes. Saint JEAN parle de s’attendrir, c’est-à-dire de changer notre cœur au point d’aimer en parole et en acte. Il s’agit aussi de reconnaître que l’amour de Dieu est plus grand que notre cœur, que notre cœur est faillible, que notre vérité est plus petite que la sienne.

Le prêtre invite à cette logique, celle du don de sa vie à la suite de JÉSUS. Si le prêtre compte seulement sur l’efficacité de ses actes, il peut à la fin de sa vie se demander à quoi il sert ; s’il aime au point de donner sa vie, la logique va jusqu’au bout. C’est la logique de l’amour qui est à l’origine de sa vocation, celle de la miséricorde qu’il célèbre sans cesse.

Solidaire de l’humanité parce qu’il est homme lui aussi, il reprend de l’intérieur ses cris et ses espérances comme le psalmiste : « Pitié, réponds moi, c’est ta face, Seigneur, que je cherche : ne me cache pas ta face ». Fort de la confiance du Seigneur qu’il expérimente pour lui-même et voit à l’œuvre dans ceux qui lui sont confiés, il peut aussi s’exclamer : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je craindre ? ».

JACQUES a été serviteur de ces mystères avec application et dévouement. Je l’ai constaté en arrivant alors qu’il avait la charge de la communauté des prêtres retirés sur la colline des Pères. Il en était soucieux. Les témoignages entendus hier et cet après-midi manifestent sa fidélité dans l’amitié dans l’exercice de son ministère. Cela était vrai dans l’animation du lycée Honoré d’Urfé ; cela était vrai quand il célébrait les sacrements de mariage ou de baptême où des liens se tissaient avec les personnes ; cela était vrai dans l’accompagnement des mouvements, le MCC ou le MCR ; cela était encore vrai récemment quand il portait la communion à ses frères prêtres, par exemple. JACQUES menait volontiers la barque. Avait-il conscience qu’elle naviguait souvent dans des eaux agités ? S’agissait-il de son caractère parfois tempétueux ou de sa santé soumis à épreuve ? En choisissant cet évangile pensait-il à la vie des communautés qu’il a servies, parfois agitées, ou bien à l’agitation du monde ?

Laissons à Dieu ce qui lui revient : « Notre cœur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre cœur ». Confions JACQUES et confions-nous à la tendresse et à la miséricorde de Dieu qui a envoyé son Fils nous introduire dans la terre des vivants. « O Seigneur, je viens vers toi ! » + DOMINIQUE LEBRUN





Version imprimable de cet article Version imprimable


Publié le : 17.06.2014 19:13 - Mis à jour le : 30.09.2014 17:20