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galet Décès du Père Pierre Neyron

Décès du Père Pierre Neyron jeudi 8 janvier 2015 à l’âge de 82 ans. Originaire de Roche La Molière, et incardiné dans le diocèse de Lyon, il était revenu vivre à Saint-Etienne, à la résidence Lamartine. Dans l’espérance de la résurrection, une veillée de prière a eu lieu à l’église de Montaud, le vendredi 9 janvier 2015 à 19 heures, et ses funérailles ont été célébrées à l’église de Montaud à Saint-Etienne (place Giraudet), le samedi 10 janvier 2014 à 10 heures.

Né le 21 novembre 1932 à Roche la Molière (Loire).
Ordonné le 29 juin 1957.
Professeur à Saint-Joseph de Roanne de 1961 à 1967.
Professeur à Saint-Paul de Roanne de 1968 à 1992.
En « congé sabbatique » depuis 1992, il rend quelques services aux paroisses Saint-Maurice et Notre-Dame Saint-Alban (Lyon 8e).
Incardiné dans le diocèse de Lyon, il était revenu vivre à Saint-Etienne, à la résidence Lamartine. Décédé le 8 janvier 2015.

Célébration des funérailles du Père PIERRE NEYRON (diocèse de Lyon)

Eglise St Jean-Baptiste de Montaud – samedi 10 janvier 2015

1 Jn 4, 7-12 ; Ps 26
Jn 11, 32-36.41-45

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Homélie

Frères et sœurs, nous vivons le départ du Père PIERRE NEYRON et nous entendons cet évangile dans le climat de Noël. La crèche est encore là. La photo de PIERRE a été placée près des mages, dont on dit qu’ils étaient aussi scientifiques. Le fils de Dieu s’est fait homme : L’enfant JESUS grandira comme chacun de nous a grandi. Il a eu des enseignants et des éducateurs, bien sûr pas à la manière moderne comme l’a été PIERRE NEYRON.

Mais c’est bien la même humanité. JESUS pleura. Comme vous pleurez. Et vous pleurez car vous aimiez, vous aimez votre oncle, sans pouvoir maintenant le lui exprimer par un sourire, une tendresse, une aide.

La mort résiste à notre humanité la plus profonde. Elle nous est commune mais elle ne nous est pas naturelle. Il y a une violence de la mort. JESUS est venu nous en délivrer : « LAZARE, viens dehors ; et le mort sortit ! »

Avec votre oncle tout particulièrement, vous avez fait l’expérience que la vie en nous, que les relations d’amour qui s’inscrivent dans notre vie ne peuvent pas se terminer là. La souffrance de la séparation est comme un indicateur que notre cœur est fait pour plus que notre corps ne semble l’indiquer.

En fait, c’est toute notre vie qui est plus grande que ce que nous en voyons. La vocation du prêtre indique cela. Il est signe que notre humanité a une autre source que celle visible. Elle se combine d’ailleurs très bien avec la vocation du musicien. La musique donne à la vie, aux mots, au silence, à nos rassemblements une autre dimension, du moins le laisse entrevoir. Vous faites bien de rendre grâce à Dieu pour le goût de la musique qu’il vous a communiqué. LAZARE est un ami de JESUS. Je ne connais pas ; probablement, nous ne connaissons pas d’ennemi à PIERRE. Sa gentillesse et sa disponibilité en faisaient vraiment quelqu’un d’aimable et de disponible à l’amour, à l’amour le plus grand : « Dieu personne ne l’a jamais vu, mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint sa perfection », dit Saint JEAN dans la lettre que nous avons entendue.

Croyons à cette présence de Dieu en nous : « Dieu demeure en nous » ! Cette présence nous a construits puisque nous avons vraiment grandi par l’amour reçu de nos parents, de nos frères et sœurs, de nos amis … Doucement, humblement, PIERRE NEYRON a pris la place de prêtre que ses supérieurs ont voulu lui donner dans l’enseignement. Il s’est vraiment fait éducateur. La présence de servants d’autel -inhabituelle à des funérailles- est le fruit de son attention d’éducateur, dans la foi, aux jeunes de la paroisse. En obéissant à la mission reçue, il s’inscrivait dans la reconnaissance que l’amour ne venait pas de lui mais de Dieu : « Mes bien-aimés, dit Saint JEAN, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. »

La résurrection promise à ceux qui aiment est, en fait, la vie à nouveau donnée à une humanité née dans le monde où le péché y a placé la mort. Si l’amour quotidien habite en nous, nous n’avons pas à craindre la mort ! Si notre vie est unie à JESUS qui est né, a vécu et est mort par amour, nous n’avons pas à craindre le jugement de Dieu.

Puissions-nous recevoir l’amour, comme JESUS le reçoit de son Père : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé ». Les portes de l’amour, comme les portes du ciel, ne se forcent pas ; elles s’ouvrent vers nous si nous voulons bien le laisser entrer. Dans un dernier grand acte de foi, PIERRE a reçu le sacrement des malades. Le Père YVES RAYMOND a raconté hier comment il lui a proposé. La proposition a fait son chemin intérieurement et, en le quittant, il a dit oui, c’est bien d’accord.

Que PIERRE, qui a été signe de l’amour de Dieu descendu parmi les hommes, soit aujourd’hui accueilli chez Lui, là où LAZARE, MARTHE et MARIE, comme les mages et les bergers, ont finalement trouvé leur demeure auprès de leur ami Jésus ressuscité.

+ DOMINIQUE LEBRUN





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Publié le : 08.01.2015 11:50 - Mis à jour le : 12.01.2015 10:49