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galet Christophe Donnet et Gaëtan Foresta admis parmi les candidats au diaconat

Gaëtan Foresta et Christophe Donnet ont été admis parmi les candidats au diaconat samedi 19 novembre 2011 à Pradines en présence des diacres du diocèse en récollection à l’abbaye durant le week-end.

Admission de Christophe Donnet et Gaëtan Foresta parmi les candidats au diaconat

Dans le cadre du weekend de récollection des diacres à l’abbaye de Pradines, au cours de la célébration des Vêpres, Christophe Donnet (de la paroisse Saint-Benoît) et Gaëtan Foresta (de la paroisse Sainte-Marie en Ondaine) ont été "admis" par l’évêque parmi les candidats au ministère de diacre.
Cette "admission" parmi les candidats se fait par un rite liturgique grâce auquel celui qui aspire au diaconat manifeste publiquement sa volonté de s’offrir à Dieu et à l’Eglise pour exercer ce ministère ; l’Eglise, de son côté, en recevant cette demande, le choisit et l’appelle pour qu’il se prépare à recevoir le sacrement de l’ordre. Les deux candidats étaient entourés de leur famille, de leur équipe d’accompagnement et de leurs formateurs.

Christophe DONNET

  • 46 ans, époux de Caroline, quatre enfants de 8 à 17 ans
  • Habite dans le quartier Fauriel - St Roch à St-Etienne (paroisse St Benoît)
  • Professeur des universités en chimie à l’Université Jean Monnet et directeur de l’Ecole Doctorale Sciences Ingénierie Santé
  • Accompagnateur de catéchumènes, il est responsable depuis plusieurs années de l’initiation chrétienne des adultes de sa paroisse dans laquelle il fait aussi partie de l’équipe des organistes. Son épouse et lui terminent une licence de théologie.

Gaëtan FORESTA

  • 49 ans, époux de Solange, deux enfants de 24 et 22 ans et une petite fille.
  • Habite Le Chambon Feugerolles (paroisse Ste Marie en Ondaine)
  • Conseiller funéraire aux Pompes Funèbres Générales de Saint-Etienne
  • Très proche des malades, il est hospitalier du diocèse de Saint-Etienne et auxiliaire d’aumônerie au centre hospitalier G. Claudinon. Avec son épouse il participe à l’animation liturgique de sa paroisse.

Christophe Donnet et Gaëtan Foresta ont été admis parmi les candidats au diaconat/©Reymondier

Homélie de Mgr Dominique Lebrun
Premières Vêpres de la solennité du Christ-Roi
Abbaye de Pradines (Loire) – samedi 19 novembre 2011.
Lecture : Ez 34, 11-12.15-17.

Homélie

Beau moment pour célébrer l’admission de deux hommes parmi les candidats au sacrement de l’ordre. Ce sont les premières vêpres de la grande fête du Christ-Roi qui ponctue notre année liturgique. Cette solennité pourrait aussi s’appeler la fête de l’espérance chrétienne, la fête qui nous rappelle la belle ambition de Dieu de rassembler dans son Royaume toute l’humanité dispersée.

Par le sacrement de l’ordre, le Roi se rend présent comme le serviteur et comme le pasteur. Comme vous le savez, le ministère de pasteur est celui de l’évêque et du prêtre. Celui du diacre rappelle qu’ils sont serviteurs. Sans une profonde communion, l’un et l’autre risquent de perdre la référence à Celui qui est les deux. Christophe et Gaëtan, c’est bien à l’unique sacrement de l’ordre que vous êtes admis aujourd’hui à vous préparer ; mes frères diacres, c’est bien dans l’unique sacrement de l’ordre que vous avez été ordonnés à devenir serviteur.

Dès lors comment entendre le prophète Ezekiel dans le beau passage de ce soir qui annonce la mission de Jésus ? Maintenant, j’irai moi-même à la recherche de mes brebis et je veillerai sur elles (Ez 34, 11). Evidemment, nous pourrions nous réjouir d’accueillir de nouveaux venus pour que s’accomplisse cette prophétie en pensant aux brebis blessés par la mort que Gaëtan rencontre quotidiennement ou aux brebis égarés par le culte de la raison que Christophe fréquente.

Il semble plus sage et plus vrai, en la solennité du Christ-Roi, de nous situer tous du côté des brebis. D’ailleurs vous avez noté que le Seigneur n’en oublie aucune : les égarés, les blessés, les faibles mais aussi les autres : Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître avec justice (cf. 34, 16) !

Oui, nous n’avons guère de chance d’accomplir notre ministère en vérité sans nous reconnaître dans ce peuple qui erre de tous côtés (34, 6). D’ailleurs, parfois, je me demande qui s’occupe des diacres et des prêtres ? Ne sont-ils pas un peu ou beaucoup errants ? … je vous ai laissé quelques secondes pour répondre en votre cœur, l’évêque bien sûr, mais aussi les frères prêtres, les frères diacres, les sœurs moniales, n’est-ce pas ? Et je pense également ou surtout aux épouses qui n’en sont pas moins sœurs dans le Christ et, enfin, à tous nos frères et sœurs, y compris les enfants.

Cela est vrai mais n’oubliez pas Celui qui vous dit ce soir : je veillerai moi-même sur toi. Laissez-vous aimer par Jésus lui-même dans une prière plus intime ; prenez le temps de la prière et du cœur à cœur avec le bon Berger. Pour cela, Je suis vraiment heureux de célébrer votre admission dans cette maison de prière.

Christophe et Gaëtan, après avoir procédé à votre admission, nous chanterons tous ensemble le Magnificat. Rendez grâce pour l’amour de Dieu qui s’étend d’âge en âge (Lc 1, 50), qui vous soigne, vous aime, vous ramène parfois, et qui veut vous unir plus intimement au chemin d’amour qui conduit à son Royaume : il élève les humbles (1, 52). En le chantant, unissons notre cœur à celui de Marie, l’humble servante (1, 48), la plus belle des brebis.

+ Dominique Lebrun
Evêque de SAINT-ETIENNE.


Récollection des diacres à l’abbaye bénédictine de Pradines

Au cours de ces deux jours les 19 et 20 novembre 2011, accompagnés par les offices de la communauté et soutenus par leur évêque, les diacres du diocèse et leurs épouses ont pris le temps de réfléchir, de prier et de méditer sur leur ministère, sa place particulière dans la diaconie de l’Eglise et l’exigence de fraternité qu’elle induit.

Cette fraternité entre diacres est d’abord d’ordre sacramentel. Elle est une exigence évangélique de soutien mutuel et d’échange entre pairs dans un esprit de charité, d’écoute et de service.

Ce temps de rencontre annuelle est une des occasions de se ressourcer et de resserrer les liens et le soutien mutuel dans la fraternité diaconale du diocèse autour de leur évêque.

"Comment les diacres pourraient-ils promouvoir la fraternité s’ils ne la vivent pas d’abord entre eux ? Ce doit être une préoccupation continue." souligne Jean-Louis Reymondier, responsable de la formation des diacres sur le diocèse.

Solange Foresta – Gaêtan Foreta – le Père Lebrun – Christophe Donnet – Caroline Donnet /©Reymondier

Homélie de Mgr Dominique Lebrun
Solennité du Christ, Roi de l’univers (A)
Abbaye de Pradines – dimanche 20 novembre 2011
Ez 34, 11-13.16-17 ; ps 22
1 Co 15, 20…28 ; Mt 25, 31-46

Homélie

Depuis le premier psaume, nous savons bien qu’il y a deux voies : le Seigneur connaît le chemin des justes mais le chemin des méchants se perd (Ps 1, 6). Même avant de connaître les psaumes, les diacres savaient cela : il y a un bon chemin et un autre mauvais.

Cet évangile, comme bien d’autres, présente un choix et le jugement qui s’en suit. Les voies semblent symétriques : ou bien Donner à manger à l’affamé, à boire à l’assoiffé, accueillir l’étranger, vêtir celui qui est nu, visiter le malade ou le prisonnier ou bien ne pas le faire (cf. Mt 25, 35-36.42.43).

La suite est aussi logique et binaire : venez les bénis de mon Père (25, 34) ; allez vous-en les maudits (25, 41). En fait, vous venez de l’entendre, la symétrie n’est qu’apparente. Jésus ne dit pas allez vous-en les maudits de mon Père comme il a dit venez les bénis de mon Père. Il dit allez vous-en les maudits. Pour St Jean Chrysostome, c’est le signe que le Père n’est pour rien dans la malédiction (cf. St Matthieu - Hom LXXIX).

De même, aux brebis, il dit : recevez en héritage le Royaume préparé pour vous (25, 34) ; aux chèvres ou aux boucs, il dit : Allez dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges (25, 41). A nouveau, le Père n’a pas voulu cela pour les hommes.

L’intérêt de cette page d’Evangile est dans la non-symétrie des situations. Même ceux qui bénéficient des actes de charité ne sont plus les mêmes dans la situation de non-charité : Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait, dit Jésus (25, 40) avant d’affirmer chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait (25, 45).

En somme la non-charité est si contre-nature qu’elle défigure les personnes qui ne peuvent plus être appelés mes frères. Là encore le Père n’est pas dans la voie mauvaise.

Le Roi, seul, ne change pas. Son pouvoir, son seul pouvoir est de dire la vérité. Il a renoncé à soumettre de force les hommes à sa loi d’amour. Mais il ne renonce pas à la vérité de sa volonté, celle de son Père, à la vérité de ses créatures, à la vérité de notre liberté. La royauté sociale du Christ passe par la vérité bien difficile à dire aujourd’hui.

Comme nous l’avons réfléchi et prié hier, la charité est intimement liée à la fraternité, une fraternité qui, cependant, s’évanouit si nous omettons de dire que nous ne sommes pas des enfants de père inconnu, si omettons de dire Notre Père et d’en vivre.

Notre mission d’annoncer l’Evangile passe par ce chemin de bonheur complet où le mal n’est pas le symétrique du bien car le mal est petit comme l’homme alors que le bien est grand comme Dieu.

Notre filiation divine nous entraîne dans le mouvement de miséricorde du Père. Dans la bouche de Jésus elle trouve ses applications dans les besoins simples et vitaux de l’homme : le manger, le boire, le vêtir, l’accueil, la santé et la liberté d’aller et venir. Dieu miséricordieux nous a fait un cœur miséricordieux. Nous ne pouvons craindre la nouvelle venue du Fils bien aimé qui a expérimenté tout cela de l’intérieur. Et pourtant ? Sommes-nous certains d’être sur cette voie de miséricorde ?

St Jean Chrysostome, en scrutant plus finement l’Ecriture, discerne le surcroît de miséricorde de Dieu à l’égard des bénis du Père : Il y a même des cas où Dieu ne considère pas si nous les avons retirés de leur misère. En effet un malade et un prisonnier ne désirent pas seulement être visités. L’un veut être guéri de son mal, et l’autre veut sortir de prison. Mais Dieu étant aussi doux et aussi bon qu’il l’est, se contente du peu que nous donnons quand nous ne pouvons davantage : les visiter. Il n’exige pas même tout ce que nous pourrions donner. Il laisse à notre liberté de faire plus si nous le voulons, afin d’avoir la gloire de passer volontairement au delà de ce que nous étions obligés de faire. (Jean Chrysostome, St Matthieu - H LXXIX).

La douceur et la bonté de Dieu nous confondent et, je le crois, nous confondront au jour du jugement : le bon Pasteur annoncé par Ezekiel est vraiment là. Choisissons-le, chacun et chacune selon notre vocation, mais tous pour notre roi !

+ Dominique Lebrun _ Evêque de Saint-Etienne





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Publié le : 08.12.2011 11:00 - Mis à jour le : 12.12.2011 16:23