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galet Chiara Badano (18 ans) béatifiée le le 25 septembre 2010 : une vie courte mais lumineuse

Chiara Luce Badano (1971-1990), béatifiée le 25 septembre à Rome lors d’une messe présidée par Mgr Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints.

Chiara Luce Badano - 19 ans (1971-1990) première membre du Mouvement des Focolari à être béatifiée le samedi 25 septembre 2010 à Rome

Dès 1980, Chiara Luce et sa famille ont été en contact avec le mouvement des Focolari, faisant le choix de vivre l’Évangile et s’engageant en paroisse. A 17 ans, l’adolescente débordante d’énergie est frappée par un cancer des os fulgurant qui lui fera gravir la via crucis, gardant néanmoins courage et attention à tous. "L’amour triomphe de tout" dira-t-elle.

A l’occasion de sa béatification, des jeunes du monde se réuniront à Rome où une soirée concert ponctuée de témoignages et de prière est également proposée. Un voyage depuis plusieurs grandes villes de France est organisé par les Focolari pour participer à cet important week-end.

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Chiara Luce : un chef d’œuvre lumineux

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Chiara Badano naît à Sassello (diocèse d’Acqui, province de Savone), le 29 octobre 1971, après 11 ans d’attente de ses parents. Elle vit une enfance et une adolescence sereines, dans une famille unie dont elle reçoit une solide éducation chrétienne.

Chiara est d’un caractère généreux, exubérant : dès l’âge de 4 ans elle choisit avec soin les jouets qu’elle veut offrir aux enfants démunis : « Je ne vais quand même pas donner des jouets cassés à des enfants qui n’en ont pas ! » Au cours préparatoire, elle est pleine d’attentions pour sa voisine de banc qui a perdu sa maman. Sa vie est constellée d’acte d’amours tout simples. Elle note un soir dans son journal : « Une de mes camarades a la scarlatine et tous ont peur d’aller la voir. D’accord avec mes parents, je vais aller lui porter les devoirs pour qu’elle ne se sente pas seule. Je crois qu’il est important de dépasser la crainte, pour aimer. »

A 9 ans, elle découvre le mouvement des Focolari et adhère à cent pour cent à l’idéal de l’unité. Elle est également active en paroisse et dans son diocèse. En 1981, elle participe avec ses parents à un festival mondial des familles à Rome organisé par les Focolari. C’est le début, pour tous les trois, d’une nouvelle vie. Dans son village, elle se lance avec enthousiasme pour aimer ses camarades de classe et tous ceux qu’elle côtoie, décidée à vivre à fond l’Évangile qui l’a fascinée.

De sa correspondance et des témoignages transparaît la joie et l’émerveillement devant la vie. Chiara est une fille comme les autres : joyeuse et vive, elle aime la musique, la natation et le tennis, les randonnées en montagne. Elle a beaucoup d’amis, et lorsqu’on lui demande si elle leur parle de Dieu, elle répond : « Je ne dois pas parler de Jésus, mais je dois donner Jésus par ma manière de me comporter. »

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Chiara Luce (photo ©chiaraluce.free.fr)

Elle a 17 ans lorsqu’une douleur aiguë à l’épaule, au cours d’une partie de tennis, alerte les médecins. Commencent alors les examens cliniques et très vite le diagnostic tombe : cancer des os. En février 89, Chiara subit sa première opération : les espoirs de guérison sont très faibles. Les amis des Focolari s’alternent à l’hôpital pour les soutenir, elle et sa famille. Les hospitalisations à Turin sont de plus en plus fréquentes, de même que les traitements que Chiara affronte avec beaucoup de courage. A chaque nouvelle « surprise » douloureuse, son offrande est décidée : « Pour toi Jésus, si tu le veux, je le veux moi aussi. »Son médecin, non croyant et critique envers l’Eglise, dira plus tard : « Depuis que j’ai connu Chiara, quelque chose a changé en moi. Ici, il y a une cohérence, ici tout me plaît du christianisme. »

Contrainte à l’immobilité, Chiara demeure néanmoins très active : elle suit par téléphone le groupe des Jeunes pour un Monde Uni qui est en train naître sur Savona, elle se rend présente lors des congrès et des différentes activités des Focolari. Elle invite beaucoup de ses amis et camarades de classe au Genfest 1990 (rendez-vous international des Jeunes pour un Monde Uni qui a eu lieu à Rome en mai 90), qu’elle a la joie de suivre grâce à une antenne parabolique montée sur le toit de sa maison. « C’est seulement la volonté de Dieu qui m’intéresse » dit-elle, « bien la faire, dans l’instant présent. » Et encore : « A présent, je n’ai plus rien, mais j’ai encore mon coeur et avec lui je peux aimer ». La certitude d’être « aimée immensément de Dieu » la soutient. Sa confiance est inébranlable. A sa maman, anxieuse à l’idée de comment elle pourra vivre sans elle, elle répond : « Fais confiance à Dieu et tout sera fait ! »

En juillet 1990, Chiara Luce écrit : « La médecine a déposé les armes. Avec l’arrêt des traitements, les douleurs dans le dos ont augmenté et je n’arrive presque plus à me tourner sur le côté. Je me sens si petite et le chemin à parcourir est si ardu… Mais c’est l’Epoux qui vient à ma rencontre ».

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Chiara Luce (photo ©chiaraluce.free.fr)

Avec l’aggravation de la maladie, il faudrait augmenter les doses de morphine, mais Chiara Luce refuse : « Cela m’enlève ma lucidité et la souffrance est la seule chose que je peux offrir à Jésus ». Il est clair désormais pour elle qu’elle pourra bientôt Le rencontrer et elle se prépare. Un matin, après une nuit difficile, elle répète spontanément à intervalles réguliers : « Viens Seigneur Jésus. » A 11 heures du matin, arrive un prêtre des Focolari. Chiara Luce est très heureuse car depuis son réveil, elle désirait ardemment recevoir Jésus Eucharistie. Il va être son viatique.

Chiara Luce rend son dernier soupir le 7 octobre 1990. Elle a pensé à tout : aux chants pour son enterrement, aux fleurs, à la coiffure, au vêtement qu’elle a voulu blanc, de mariée… Avec une recommandation : « Maman, pendant que tu me prépares, tu devras toujours répéter : A présent, Chiara Luce voit Jésus. » Et à son papa qui lui demandait si elle était toujours décidée à donner la cornée de ses yeux, elle avait répondu par l’affirmative avec un sourire lumineux. Puis un dernier salut à sa maman : « Ciao, sois heureuse car je le suis », un sourire à son père.

Des centaines de jeunes ont participé aux funérailles célébrées par l’évêque du diocèse. Un grand bouquet de fleurs et un télégramme arrivaient à ses parents, de la part de Chiara Lubich : « Remercions Dieu pour son chef d’oeuvre lumineux. »





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Publié le : 10.08.2010 09:24 - Mis à jour le : 12.10.2010 09:33