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galet Au sujet du rendu du procès en appel du père Gérard Riffard

Communiqué de Mgr Dominique Lebrun

Ce jour, la Cour d’appel de Lyon n’a pas condamné le Père GERARD RIFFARD. C’est un soulagement pour lui, pour l’association Anticyclone et pour ceux qui soutiennent leur action : mettre à l’abri des personnes en demande d’asile ou des personnes déboutées dans l’incapacité de revenir dans leur pays. C’est surtout un soulagement pour ces personnes en errance mises à l’abri à l’église Sainte Claire de Montreynaud.

Le Père GERARD RIFFARD a été relaxé par le Tribunal de police car, selon le juge, il y a un état de nécessité. La Cour d’appel se déclare maintenant incompétente et annule le jugement rendu en première instance. Visiblement, la question posée est, en droit, difficile.

La voie judiciaire n’est pas l’unique chemin pour résoudre un grave et difficile problème humain. Comment répondre aux légitimes questions posées par l’action du Père GERARD RIFFARD :
-  Si ce n’est pas l’association Anticyclone, qui va abriter et accompagner ces personnes qui n’ont pas péri en Méditerranée, et sont maintenant sur notre sol ?
-  Si les conditions de sécurité ne sont pas suffisantes, qui va aider l’association à les améliorer ?
-  Si l’Etat ou la ville de Saint-Etienne ne sont pas en mesure d’assumer, d’autres collectivités peuvent-elles s’associer ?

En tous les cas, pour les chrétiens, le prochain n’aura jamais de frontière. J’en appelle donc aux responsables de l’Etat, des collectivités territoriales, des associations et des communautés religieuses : cherchons ensemble, dans le dialogue et la sérénité, comment respecter le droit mais surtout la dignité de toute personne humaine.

Le 27 janvier 2015
+ DOMINIQUE LEBRUN

NDLR : "le dossier va repartir au parquet de Saint-Etienne, qui aura 2 options : soit arrêter les poursuites, soit re-citer le père Riffard mais devant le tribunal correctionnel, dans un délai de 3 ans à compter des faits."





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Publié le : 27.01.2015 17:21 - Mis à jour le : 29.01.2015 13:41