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Fête de l’éveil à la foi

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galet Actes des Apôtres : Contexte géographique, politique, culturel

QUELQUES REPÈRES

Le contexte géographique

Un nombre non négligeable de villes est cité dans les Actes. Vous pouvez les situer sur une carte, en fin de Bible (ou sur la carte en fin de livret). Certaines ont plus d’importance que d’autres quant à leur rôle : Jérusalem, Athènes, Rome. Qu’est-ce qui en fait l’importance ? A quel moment du récit en est-il fait mention ?

Jérusalem est le lieu des événements fondateurs de la foi chrétienne : mort et Résurrection du Christ, Ascension, Pentecôte. Elle est ainsi le point de départ de toute l’activité missionnaire (citée 39 fois en Ac). A noter que le nom de la ville est aussi utilisé en un sens purement géographique (25 fois en Ac).
- Exemple : Ac 1,4 à comparer avec Ac 1,8...

Athènes est encore considérée comme le haut lieu de la culture païenne, même à Rome (Ac 17,15.16 ; 18,1). Elle a donc une importance symbolique, bien qu’elle soit peu citée dans les Actes. Elle est le lieu de la philosophie, de l’art, de la rhétorique. Elle est le lieu de la confrontation de la foi chrétienne et de la culture profane.

Rome est la capitale d’un immense empire comprenant, entre autres, le Moyen Orient actuel, lequel englobe la Judée et l’Égypte. Par sa population, la Ville représente la diversité et la totalité des peuples connus, donc symboliquement l’universalité. Les mentions de Rome dans les Actes sont pratiquement regroupées à la fin du livre : Ac 18,2 ; 19,21 ; 23,11 ; 28,14.16.

D’autres villes sont importantes quant à leur population : Corinthe avec ses 600 000 habitants, Tarse, 300 000 habitants, Antioche de Syrie, 300 000 habitants (à ne pas confondre avec Antioche de Pisidie). Chiffres énormes pour l’époque !

Le contexte politique

Depuis l’effondrement de l’indépendance grecque, en particulier de la puissance d’Athènes, depuis la conquête par les légions romaines de tout le Moyen Orient (en particulier la Palestine), Rome règne en maîtresse sur tout le pourtour de la Méditerranée. Il y a un gouverneur* de Judée, dont le siège est à Césarée maritime ; il se rend à Jérusalem pour maintenir l’ordre à l’occasion des grandes fêtes religieuses (Lc 23,1).

En évoquant des personnages connus des historiens : Hérode (Ac 12,20), Gallion (Ac 18,12), Félix (Ac 23,24), Festus, Agrippa, Bérénice (Ac 25), le narrateur montre que son récit s’enracine dans la réalité de l’histoire « profane ».

Le contexte culturel

Le monde païen traverse une période de crise morale et de confusion des valeurs. Chacun se tourne vers ce qui lui semble apte à assurer son salut : philosophie (en particulier le stoïcisme* et l’épicurisme*), religions nouvelles (les religions à mystères*), divinités nouvelles. Ainsi on est accueillant à tout ce qui peut apparaître nouveau.

Lisez dans cette perspective l’épisode d’Athènes (Ac 17,16-34). A mettre en relation avec l’épisode de Lystres (Ac 14,8-20). Nous trouvons d’un côté une culture et une religion populaires et, de l’autre, une culture intellectuelle.

La langue commune à tout ce qui reste des conquêtes d’Alexandre est le grec « commun », la koinè. C’est dans cette langue que le Nouveau Testament nous est parvenu. Le monde juif est divisé en groupes politico-religieux : les pharisiens (au nombre desquels Paul se compte, Ac 23,6 ; 26,5), les Sadducéens (Ac 4,1 ; 5,17), les Zélotes (ils sont zélés pour Dieu, ils font du zèle pour Dieu. Peut-être sont-ils responsables de la mort d’Étienne, Ac 7,54-60), les Esséniens, les Baptistes, les Samaritains. Au moment de la guerre juive de 66-70 contre Rome, les Zélotes militaient pour la rébellion armée contre Rome.

Sadducéens et Pharisiens s’opposent sur le problème de la résurrection des morts (Ac 23,7-9), ce dont profite Paul.

Les hommes

Les Juifs

On peut les diviser en deux
- Les Juifs de la Judée tournés vers Jérusalem. Ils parlent l’araméen, mais comprennent le grec commun et un peu la langue de l’occupant, le latin.
- Les Juifs de la Diaspora* (Ac 2,5-11 ; les Hellénistes, Ac 6,1) tournés vers Alexandrie (la plus « grande ville » juive de cette époque) et vers Rome. Ils parlent essentiellement le grec commun. C’est pour eux que la Bible a été traduite en grec (la Septante). Par son nom grec (Stéphanos), on peut penser qu’Étienne appartient à ce groupe.

Les Romains

Ils sont presque toujours perçus comme des occupants (Ac 2,10 ; 10,1 ; 16,21.37.38). On évite donc d’avoir des relations avec eux. Un bon juif ne peut être « collaborateur ». Cependant une figure-clef est celle du centurion dans l’évangile de Luc et le livre des Actes : Lc 7,1-10 (guérison du serviteur qui manifeste la foi du centurion) ; Lc 23,47 (reconnaissance de Jésus comme Fils de Dieu) ; Ac 10,1 - 11,18 (la vision de Corneille). Le centurion n’est-il pas la figure - le symbole - de l’accueil par le monde païen de la Bonne Nouvelle ?

Les autres

Les Grecs à Lystres et à Athènes ; toutes les autres nations citées lors de la Pentecôte (Ac 2,5-11).





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Publié le : 20.02.2015 00:04 - Mis à jour le : 20.02.2015 00:10